Vous êtes ici

Cédric Aubert, Le vendredi 15 août 2014
72 heures à...

72 heures à Rio de Janeiro : sport, food detox et randonnées urbaines

Alors que 2014 aura été marquée par le Mondial brésilien et la défaite aussi retentissante que traumatisante de la Seleção, nous vous emmenons à Rio, toujours aussi vivante et fascinante et capitale du légendaire lifestyle brésilien, entre sport intensif, food detox et randonnées urbaines.
  • Parapente sur la plage de Leblon. Vue depuis Pedra da Gavea | © Cédric Aubert
    Parapente sur la plage de Leblon. Vue depuis Pedra da Gavea | © Cédric Aubert
  • Escadaria Selarón. | © Cédric Aubert
    Escadaria Selarón. | © Cédric Aubert
  • Running sur la plage d’Ipanema | © Cédric Aubert
    Running sur la plage d’Ipanema | © Cédric Aubert
  • Partie de Fute Volley, Ipanema | © Cédric Aubert
    Partie de Fute Volley, Ipanema | © Cédric Aubert

Mens sana in copore sano. La marque Asics en a fait son slogan; Rio de Janeiro, la deuxième ville la plus peuplée du Brésil, sa philosophie de vie. Le culte du corps et de la beauté a bel et bien trouvé incarnation ici : des salles de sports et d’arts martiaux à tous les coins de rues, des coureurs le long des plages à toutes heures de la journée, des instituts de beauté ouverts de 7h à 23h, 7 jours sur 7 et une restauration détox, gluten free ou encore Slim Data intégrée aux habitudes alimentaires de chacun. Trois jours pour vous offrir un autre regard sur cette ville trop longtemps cannibalisée par le football et les favelas.

Jour 1 – Vendredi

8h – Sculpter son corps comme un local

Tout carioca qui se respecte commence ou termine sa journée par du sport. Footing, vélo, musculation, natation ou cours de Muay Thaï, tout est bon pour s’entretenir. Comptez deux bonnes heures quotidiennes pour être au niveau de ce qui se fait à Rio. Il y en a pour tous les budgets et tous les styles, le seul objectif étant de faire le maximum d’efforts et d’être accompagné d’un coach qui suit votre progression. Body Tech (R. Gomes Carneiro, 90 – Ipanema) s’est progressivement imposé comme le top en la matière : équipement moderne, personnel attentif et programme sur mesure, les résultats sont au rendez-vous. On ne rigole pas avec l’exercice à Rio !

10h30 – S’exhiber sur les plages de sable fin

Toute cette dépense calorique n’a d’intérêt que si vous pouvez en faire profiter les autres. Direction maintenant la plage pour dorer son corps. La plus célèbre Copacabana, la plus hype Ipanema, la moins touristique Leblon, elles valent toutes le détour. Ce qu’elles ont en commun : on s’y montre. Les hommes arborent des shortys moulants et huilent leurs corps tatoués de monoï ; les femmes, de 7 à 77 ans, se pavanent dans le fameux bikini brésilien. Mais attention, au Brésil, si on découvre le fessier, on cache la poitrine, le topless est formellement interdit.

Sur la plage, on s’allonge sur son paréo, les serviettes de plage comme on les connaît en Europe n'existent pas au Brésil, et on suit avec attention les matchs de beach volley ou de futevôlei tout en sirotant une coco gelado à la paille ou une caïpirinha confectionnée devant vous. Les plus vaillants s’essaieront au surf ou au paddle dans un océan parfois déchainé mais à l’eau étonnamment chaude.

Les hommes arborent des shortys moulants et huilent leurs corpss tatoués de monoï ; les femmes, de 7 à 77 ans, se pavanent dans le fameux bikini brésilien.

14h – Déjeuner healthy

Prendre soin de sa plastique, ça passe aussi et surtout par une alimentation saine et contrôlée. A Rio, et au Brésil en général, on mange peu - voire pas du tout - de pain ni de fromage, on privilégie les plats sans gluten, on consomme de la viande dégraissée et on mise sur des fruits et des légumes à tous les repas. Les restaurants suivent la tendance. Pour un déjeuner typique, direction Felice Caffé (R. Gomes Carneiro, 30 – Ipanema) où l’on déguste des plats gourmands dont l’apport calorique a été spécialement étudié pour ne pas anéantir les effets bénéfiques du fitness. Salade sucrée-salée au fromage blanc 0%, blanc de poulet et quinoa à la menthe, jus de carotte et gingembre, infusion minceur… 
Une carte saine qui donne envie.

16h – S’adonner à la passion du shopping

Rio est le paradis des aficionados du shopping. Avec plus de 40 malls, le choix est vaste. De nombreuses marques nord américaines et européennes mais surtout des exclusivités nationales que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Prenez votre temps et allez flâner du côté de la rua Visconde de Pirajà dans le quartier d’Ipanema. Vous serez séduits par la marque brésilienne Farm, les bijoux ethniques de Luiza Dias et les tenues de sport tendance de Track & Field.

Pour vous fondre totalement dans la masse, pensez, entre deux boutiques, à vous arrêter dans l’un des nombreux bars à sucos (jus de fruits frais), optez pour un suco verde ou un açaï, les cariocas ne carburent qu’à cela ! Pour ceux qui voudraient du concentré, rendez vous à Barra Shopping (Avenida das Américas, 4666 - Barra da Tijuca), le plus grand mall d’Amérique du Sud avec ses 120 000 m2 et ses 600 boutiques !

21h – Se repaître de sushis

Comme tous les amateurs d’healthy food, les Brésiliens sont de grands amateurs de sushis. Tester un des nombreux restaurants japonais est donc une nécessité à Rio. L’un des meilleurs d’entre eux est Sushi Leblon (Rua Dias Ferreira, 256 – Leblon), la réservation y est d’ailleurs indispensable tous les soirs de la semaine. Les chefs cuisinent tout devant les convives, le poisson frais du matin fond littéralement en bouche, le cadre cosy invite à la détente. En apéritif, nous vous conseillons le caïpisaké aux litchis, la rencontre improbable et très réussie du saké japonais et de la caïpi locale. Pour ce qui est de la carte, une seule recommandation : goûter un maximum de sushis !

Arrivé au sommet, la vue est saisissante : le temps s’arrête, on domine la « cité merveilleuse ».

Jour 2 – Samedi

7h – Faire l’ascension de la Pedra de Gavea

841 mètres d'altitude, vue imprenable à 360° sur Rio. Un autre aspect attractif de la ville, sa proximité avec la nature. Une nouvelle matinée sportive vous attend : fort dénivelé et passages d’escalade pour une randonnée de 4h en moyenne. Vos efforts seront récompensés, car parvenu au sommet, la vue est saisissante : le temps s’arrête, on domine la « cité merveilleuse ».

16h30 – Découvrir, pour de vrai, une Merveille du Monde

Nouvelles émotions en perspective, cet après-midi on part découvrir une des sept Nouvelles Merveilles du Monde : la fameuse statue du Christ Rédempteur, haute de 38 mètres, qui culmine à 700 mètres d’altitude au sommet du Corcovado. Stop touristique obligatoire, le très emblématique Cristo Redentor ne vous décevra pas. Sa stature imposante a toutes les chances de vous laisser scotché; et si vous êtes assez patients, attendez le coucher du soleil pour voir son ombre magistrale s’étendre sur les favelas situées en contrebas.

20h – Dîner sur la plage

Rien de tel qu’un restaurant devenu une véritable institution à Rio pour clore cette journée de visite. Porcão (R. Barão da Torre, 218 – Ipanema), la référence en matière de viande, ravira les carnivores. Le concept est simple : un buffet de salades et d’accompagnements chauds et froids, et un ballet de serveurs qui vous servent des viandes et des poissons à la broche dans l’assiette. On n’attache pas d’importance au décor dans ce lieu mythique, la seule chose qui compte est ce que vous consommez. Un conseil si vous souhaitez goûter à tout : ne vous ruez pas sur le buffet gargantuesque, attendez les viandes et mangez lentement pour éviter un désagréable retour de bâton !

A Santa Teresa, pas de constructions surdimensionnées ; seulement de vieilles bâtisses préservées, des escaliers cachés et une atmosphère arty assumée.

Jour 3 – Dimanche

11h – Bruncher au marché

Au programme de cette matinée, découverte de l’artisanat brésilien aux multiples facettes. Des tapis et jetés de lit faits main, des bijoux confectionnés à partir de pierres d’Amazonie, des cuirs, des sculptures… On déambule à travers les stands qui ne se ressemblent pas, dévoilant la richesse infinie du pays. Cette balade est aussi prétexte à la discussion et à l’échange avec les locaux.

On termine le tour par un arrêt à Salvador de Bahia. Trois femmes aux habits traditionnels proposent une cuisine brésilienne aux influences africaines marquées. On se laisse tenter par un acarajé, beignet à base de purée de haricots, un vatapá, savoureuse purée de mie de pain épicée aux crevettes et au lait de coco. Les desserts ne sont pas en reste et la noix de coco est toujours à l’honneur. Crêpes de tapioca au dulce de leche et coco râpée, cocada, flan brésilien au manioc. Un voyage gustatif d’exception grâce à une street food parmi les plus anciennes et les plus authentiques.

13h – Arpenter le quartier de Santa Teresa

Un autre fabuleux point de vue sur tout Rio. Ce quartier perché en haut de la colline du même nom a su conserver son âme coloniale et son charme nonchalant. Pas de constructions surdimensionnées ici, seulement de vieilles bâtisses préservées, des escaliers cachés et une atmosphère arty assumée. La réputation des restaurants et bars de Santa Teresa n’est plus à faire, une jeunesse cool s’y retrouve pour écouter de la musique live et découvrir les dernières œuvres des artistes de rues.

Les plus courageux flâneront à pieds, les autres pourront prendre place à bord du tramway qui fait le tour du quartier et qui ressemble à s’y tromper à celui de San Francisco. Pendant la balade, ne manquez surtout pas le fameux Escadaria Selarón, un escalier de 215 marches entièrement fait de céramique, qui relie Santa Teresa et Lapa, construit par un chilien amoureux du Brésil de 1990 à 2013. 
Une merveille de couleurs où se côtoient des faïences venues du monde entier. 

Y aller

- Air France est la seule compagnie à relier sans escale Paris à Rio de Janeiro à raison de 2 vols quotidiens (un seul le mercredi) en Boeing 777 (11h de vol) et Airbus A340 (11h40 de vol). A partir de 910 € AR hors promos.

- British Airways et Iberia proposent des prix plus compétitifs en passant par Londres ou Madrid. A partir de 650 € et une quinzaine d'heures de trajet.