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Mathieu Belay, Le mardi 15 septembre 2015
72 heures à...

72 heures à Istanbul, entre bonnes adresses et expériences incontournables

Istanbul, mégapole de plus de 15 millions d’habitants effraie autant qu’elle fascine. Pour ne pas s’y perdre et vivre pleinement l’expérience stambouliote, Yonder a sélectionné le meilleur de la ville, entre adresses branchées et visites authentiques.
  • Palais de Topkapi   © Yonder /DB
    Palais de Topkapi © Yonder /DB
  • Vue sur la corne d’or depuis la mosquée de Süleymanyie dont on aperçoit les toits au premier plan. © Yonder /DB
    Vue sur la corne d’or depuis la mosquée de Süleymanyie dont on aperçoit les toits au premier plan. © Yonder /DB
  • Mosquée de Süleymaniye. © Yonder /DB
    Mosquée de Süleymaniye. © Yonder /DB
  • Un Konak dans les environs de Zeyrek, Fatih. © Yonder /DB
    Un Konak dans les environs de Zeyrek, Fatih. © Yonder /DB
  • Pêcheur à Üsküdar sur la rive asiatique. © Yonder /DB
    Pêcheur à Üsküdar sur la rive asiatique. © Yonder /DB
  • En ferry sur le Bosphore, ici près de la gare d’Haydarpaşa sur la rive asiatique. © Yonder /DB
    En ferry sur le Bosphore, ici près de la gare d’Haydarpaşa sur la rive asiatique. © Yonder /DB
La visite du Palais de Topkapı nous projette immédiatement dans un Orient mythique, presque fantasmé.

Avant d’être Istanbul, la plus grande ville de Turquie s’est appelée Byzance ou encore Constantinople. La simple évocation de ces noms, chargés d’Histoire et d’histoires, ayant précédé Istanbul, intimide, fascine, invite à la découverte.

Et force est de constater, que la mégapole de 15 millions d’habitants est plus que jamais une ville vibrante, dynamique, en perpétuelle réinvention. Au-delà de son impressionnant patrimoine, classé par l’UNESCO il y a exactement trente ans, ou de sa situation géographique unique au monde (la ville, coupée en deux par le Bosphore est techniquement sur deux continents,) Istanbul surprend par sa vitalité et sa diversité.

Il ne se passe pas un moins sans qu’ouvrent de nouveaux hôtels branchés, des restaurants à la mode ou des bars rooftops, perchés sur les toits de la ville. A l’opposé de cette Turquie occidentalisée, parfois à outrance, cohabite une frange de la population fortement ancrée dans l’Islam et les traditions. Les contrastes, omniprésents dans cette « ville-monde » entre Orient et Occident, ne font que renforcer la fascination que l’on éprouve instinctivement.

Que faire à Istanbul ? 10 expériences à ne manquer sous aucun prétexte

1. Se prendre pour un sultan au Palais de Topkapı

De tous les sites hautement touristiques de Sultanahmet, le quartier historique d’Istanbul, le Palais de Topkapı est, avec celle de Sainte-Sophie, le lieu qui offre l’expérience la plus marquante.

Topkapı Sarayı, dont le nom signifie littéralement le « palais de la porte des canons » fut pendant près de quatre siècles (de 1459 à 1863) la résidence principale du sultan ottoman, dominant la Corne d'Or, le Bosphore et la mer de Marmara. Harem, sérail, moucharabiehs, la visite du Palais nous projette immédiatement dans un Orient mythique, presque fantasmé.

Pour profiter au maximum de la magie de ce palais au charme incomparable, on choisira de venir en toute fin de journée, quitte à se faire rappeler à l’ordre par les gardes lorsque Topkapı s’apprête à fermer ses portes. C’est en effet à ce moment que la foule de touristes se fait moins dense, la lumière plus douce, la chaleur moins écrasante. Vient alors le moment de se prendre soi-même pour un sultan…          

2. Explorer les quartiers hauts en couleur de Zeyrek et Fener

En remontant la Corne d’Or et en laissant derrière soi Sultanahmet et ses flots de touristes, on atteint rapidement deux des quartiers les plus charmants et les plus pittoresques de tout Istabul, Zeyrek et Fener.

A Zeyrek, quartier inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985, on découvre au détour des ruelles des maisons parmi les plus anciennes de la ville et notamment des konak remontant à l’Empire ottoman. Si nombre de ces maisons de bois sont dans un état de ruine avancé, quand elles n’ont pas tout simplement brûlé, on assiste depuis quelques années à une vague de rénovation de certaines de ces demeures traditionnelles.

Un peu plus haut (en direction du sud-ouest) on atteint la place de l’ancien marché des femmes (Kadinlar Pazari) qui doit son nom à la tradition qui voulait que tous les vendredis, des femmes viennent y vendre leurs productions. Aujourd’hui, de très nombreux commerces de bouche y sont installés, rendant la place toujours aussi vivante. Un peu plus loin, ce sont des terrasses, fréquentées par la population traditionnaliste de Fatih qui remplacent les étals et l’on arrive au fameux aqueduc de Valens,  impressionnant ouvrage romain du 4ème siècle au pied duquel on boit thé ou turkish coffee.

Après avoir traversé le centre du quartier de Fatih justement, on redescendra vers Fener (aussi orthographié Phanar), quartier pittoresque par excellence avec ses demeures historiques en bois, ses innombrables églises orthodoxes et synagogues, son linge qui sèche aux fenêtres, ses enfants qui jouent dans les rues et ses pêcheurs.

Pour certains, l’arrivée récente de nombreux cafés et shops « boboïsants » dans le quartier pourrait remettre en cause l’authenticité de Fener. Mais rassurez-vous, les touristes n’y sont pas encore légions. Et soyons franc, on a aussi apprécié de boire un cappuccino dans le tout nouveau café Maide (Yıldırım Cad. 26).

  • Porte dorée dans le Palais de Topkapı © Yonder.fr
  • Coucher de soleil à Topkapı © Yonder.fr
  • Plafond peint, toujours dans le Palais de Topkapı © Yonder.fr
  • Vue sur le Bosphore depuis l'ancien palais des Sultans © Yonder.fr
Si l’on admire le Bosphore depuis ses rives, impossible de quitter Istanbul sans avoir navigué sur ces eaux légendaires.

3. Faire les marchés… et arpenter les malls

Si tous les visiteurs passent par le célébrissime Grand Bazar, peu d’entre eux s’aventurent dans les nombreux autres marchés qui font pourtant la réputation de la ville. Cela est bien dommage car ce sont bien dans ces marchés que l’on pourra vivre une expérience immersive, loin des touristes et des boutiques de souvenirs de mauvais goût.

Parmi les meilleurs marchés de la ville, celui de Fatih, immense et très prisé des habitants du quartier : on y trouve absolument tout chaque mercredi. Au marché de Beşiktaş, ce sont les primeurs et les vêtements qui sont à l’honneur tandis qu’à Inebolu, dans le quartier très populaire de Kasimpaşa, les produits d’Anatolie se sont fait une réputation solide parmi les foodies et chefs locaux, nombreux à venir s’y approvisionner. De l’autre côté du Bosphore, le marché de Kadıköy est considéré comme la référence du côté asiatique de la ville.

Pendant moderne et consumériste des marchés orientaux d’antan, les malls sont très prisés des Stambouliotes des classes les plus aisées qui les privilégient pour leurs sessions shopping. Aux confins de la ville, Istinye Park est l’un des plus impressionnants de ces centres commerciaux haut de gammes, tout comme peuvent l’être le très récent et très chic Zorlu Center (où a élu résidence le nouvel hôtel de luxe Raffles), le mall du magnat de l’immobilier américain Donald Trump, Trump Towers Mall le « vétéran » Kanyon (à peine dix ans d’existence) dans le quartier d’affaires de Levent ou enfin Akmerkez, à deux pas des villages huppés de Bebek et Arnavutköy .

4. Naviguer sur le Bosphore, encore et encore !

Détroit mythique reliant la Mer Noire à la Mer de Marmara (et donc à la Méditerranée), le Bosphore coupe non seulement Istanbul en deux mais constitue en lui-même une attraction majeure de la ville. Les Sultans ont élu résidence sur sa rive au XIXème siècle (au Palais de Dolmabahçe) et les Stambouliotes s’y pressent toujours, dès que les premiers rayons de soleil apparaissent, pour dîner al fresco, boire un verre, se détendre ou faire la fête.

Si l’on admire du Bosphore depuis ses rives, impossible de quitter Istanbul sans avoir navigué sur ces eaux légendaires. Aux croisières « à touristes », on préfèrera les navires empruntés par les locaux comme moyen de transport, que cela soit pour passer d’une rive à l’autre (d’Eminönü à Kadiköy ou Usküdar par exemple) ou pour remonter le détroit en direction des villages d’Arnavutköy, Bebek ou Istinye. On en profitera alors pour admirer les nombreux palais (dont certains transformés en hôtels de luxe) et autres yali, demeures en bois construites par les dignitaires de l’époque.

Et comme à Topkapı, la lumière rasante du coucher de soleil est sans aucun doute le meilleur moment de la journée pour bénéficier de vues sublimes sur la ville.

5. Bruncher à Bebek

Sur les rives du Bosphore, à une dizaine de kilomètres du centre de la ville, le village de Bebek, dont le nom signifie tout simplement « bébé » en turc, s’est imposé comme l’un des quartiers les plus prisés des classes aisées stambouliotes qui apprécient ses faux airs de cité balnéaire et sa vraie ambiance bobo chic.

Le brunch dominical est un moment privilégié pour humer l’atmosphère tendance des lieux, à mille lieux des usines à touristes de Sultanahmet. Destination (quasi) obligatoire : Mangerie, cantine aussi discrète (elle est cachée au troisième étage d’un immeuble qui ne paye pas de mine) que, adoubée par François Simon en personne.

Et c’est évidemment en bateau (navette ou bateau-taxi selon vos moyens) que l’on embarquera pour gagner Bebek avec style depuis le centre d’Istanbul.

  • Pêcheurs sur la Corne d'Or à Fener © Yonder.fr
  • Scène de rue dans le quartier traditionnaliste de Fatih © Yonder.fr
  • Dans le quartier de Zeyrek © Yonder.fr

 

La mosquée Süleymaniye impressionne autant par ses proportions hors-normes que par l’harmonie de son architecture.

6. Visiter la mosquée de Soliman le Magnifique

On oublie la Mosquée Bleue, qui ressemble plus à un hall de gare qu’à un lieu de culte, et on file le long de la Corne d’Or à la Mosquée Süleymaniye (Süleymaniye Camii), considérée comme la plus belle des mosquées impériales d’Istanbul. Edifiée pour Soliman le Magnifique, le quatrième sultan ottoman d'Istanbul et le dixième de la dynastie ottomane, Süleymaniye impressionne autant par ses proportions hors-normes que par l’harmonie de son architecture.

Les touristes y étant (relativement) peu nombreux, l’ambiance y est plus authentique, pour notre plus grand plaisir. Sans oublier que Süleymaniye, c’est aussi un vaste complexe, véritable ville dans la ville, comprenant de beaux jardins, des mausolées, un hammam traditionnel, un hôpital, des magasins et d’agréables cafés.

Le plus : redescendre vers la Corne d’Or direction Nord-Ouest (suivre les flèches indiquant Cafe Halic) pour découvrir quelques ruelles pittoresques, entre demeures de bois antiques et basses-cours urbaines !

7. Faire la fête, sur les nombreux rooftops de la ville… ou au bord du Bosphore

Si l’islam traditionnaliste semble gagner du terrain en Turquie sous l’impulsion du tout-puissant Recep Tayyip Erdoğan, Istanbul n’en reste pas moins l’une des métropoles les plus festives de cette région du monde.

Pour faire la fête à Istanbul, deux destinations principales :

  • Pendant l’été, Ortaköy concentre nombre de clubs et bars prisés par les Stambouliotes voulant profiter des bords du Bosphore comme Reina, Anjélique ou Sortie.
  • Toute l’année, on pourra grimper sur les toits de Beyoğlu ou Karaköy où sont centralisés nombre des rooftops les plus cools de la ville. Citons, entre autres, le 360, le Mama Shelter, Zelda Zonk, Nuteras ou l’intimiste Sky Terrace de l’hôtel 10 Karakoÿ.

8. Déambuler dans le quartier bohème de Cihangir

Accroché sur une colline en contrebas d’Istiklal et à deux pas du quartier de Pera, Cihangir est devenu l’un des quartiers les plus bobos de la mégalopole.

Repaire d’artistes, intellectuels, écrivains (Orhan Pamuk y a ses bureaux) et autres créateurs, Cihangir offre le visage d’un Istanbul bien ancré dans le XXIème siècle sans pour autant verser dans le consumérisme à tout crin de Nişantaşı ou des malls luxueux qui poussent comme des champignons dans l’agglomération.

Cafés branchés (comme l’excellent White Mill), restaurants à la mode, shops indépendants mais aussi immeubles historiques, cadre pittoresque, calme relatif (le trafic y est restreint) et vues sur le Bosphore font de Cihangir l’un des quartiers d’Istanbul les plus plaisants pour se promener.

On ne ratera pas, avant ou après Cihangir, de passer par la verdoyante rue Çukurcuma où sont installés de nombreux antiquaires et brocanteurs. C’est également au coin de cette rue que se trouve le Musée de l’Innocence, inspiré du roman éponyme d’Orhan Pamuk.

  • Dans la Mosquée Süleymaniye © Yonder.fr
  • Jardin idyllique autour de la mosquée Süleymaniye © Yonder.fr

 

Produites sur des métiers traditionnels à raison de 12 centimètres par jour, ces étoffent précieuses coûtent la bagatelle de 4000 lires le mètre linéaire

9. Ramener des souvenirs chics et authentiques chez Armaggan

A deux pas du Grand Bazar et de la mosquée de Nurusomanyie, dans la rue du même nom, se trouve le flagship store de cette luxueuse marque turque. Il est tentant de la comparer à Hermès mais les prix sont beaucoup plus accessibles. Car si certaines pièces de prestige, comme les Tombak, peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros, un beau porte-cartes ne vous en coûtera qu’une vingtaine et les serviettes en coton démarrent à ... 5€ !

Armaggan, qui veut dire cadeau en turc, n'est pas seulement l’endroit idéal pour ramener des souvenirs de haute qualité : c’est aussi, d’une certaine manière un cadeau de son propriétaire, un brillant scientifique qui a fait fortune dans les semi-conducteurs aux Etats-Unis, à la Turquie. La maison se donne pour but de pérenniser le meilleur de l’artisanat turc, et même de faire renaître des techniques traditionnelles oubliées.

Ainsi on trouve des textiles teints de manière naturelle, selon des méthodes reconstituées par un laboratoire universitaire, ou de très précieuses étoffes aux fils d’or, comme celles qui ornaient les palais des Sultans. Produites sur des métiers traditionnels à raison de 12 centimètres par jour, elles coûtent la bagatelle de 4000 lires le mètre linéaire (un adorable étui à lunettes ne coûte toutefois  «qu’» une centaine d’euros) !

Mais Armaggan c’est aussi une galerie d’art contemporain turc et une ligne de produits gourmet, Nar, et son restaurant Nar Lokanta. On a adoré les loukoums à la rose, certainement parmi les meilleurs d’Istanbul, ou encore les huiles d’olive parfumées, comme celle à la bergamote.

  • L’étage des textiles dans le magasin Armaggan. © Yonder
  • Dans les ateliers d’Armaggan : des métiers à tisser à l’ancienne qui servent à produire de précieuses étoffes. © Armaggan

 

10. Profiter de la fabuleuse terrasse du Four Seasons Bosphorus

Rares sont les villes où un seul hôtel parvient aussi bien à capturer l’essence même de la destination. Le Four Seasons Bosphorus, seconde adresse stambouliote de Four Seasons, fait partie de cette race d’hôtels absolument incontournables tant ils incarnent le meilleur de la ville.

Si les voyageurs les plus aisés le préfèrent à n’importe quel autre hôtel et si les locaux viennent y célébrer des évènements heureux (à commencer par des mariages somptueux comme les Turcs en raffolent), ce n’est pas un hasard.

Avec sa terrasse en marbre, courant sur près de 200 mètres le long de l’eau, absolument incomparable, le Four Seasons Bosphorus offre un cadre idyllique pour profiter du Bosphore. A défaut d’y séjourner, on viendra, selon son humeur, y déjeuner, y boire un verre (Yali) ou y dîner (Aqua).

  • Banc face au Bosphore, sur la superbe terrasse du Four Seasons Istanbul at Bosphorus © Yonder.fr
  • Bateau accostant au Four Seasons Bosphorus © Yonder.fr
  • Le long du Bosphore, au Four Seasons Bosphorus © Yonder.fr
  • Vue sur le Bosphore, au Four Seasons Bosphorus © Yonder.fr
Mikla, perché au 18ème étage de l’hôtel Marmara Pera et l’une des seules tables en ville à proposer un véritable menu dégustation autour de la « nouvelle cuisine anatolienne ».

Où dormir ?

Si Istanbul a la particularité d’avoir relativement peu d’hôtels indépendants de très bon niveau, la ville concentre dans le même la présence de la quasi-totalité des groupes qui font l’hôtellerie d’aujourd’hui. Ainsi, c’est à Istanbul qu’a ouvert le premier Mama Shelter étranger. C’est également à Istanbul que Soho House a installé sa deuxième « maison » non anglo-saxonne, après Berlin. C’est encore ici que Marriott a lancé The Edition, sa joint-venture avec le légendaire hôtelier Ian Schrager.

Au-delà de ces trois adresses, chacune évidemment recommandée et recommandable, Istanbul compte de nombreuses adresses où il fait bon séjourner :

  • l’incontournable Four Seasons Bosphorus sur les rives du Bosphore bien entendu et son cousin historique, le Four Seasons Istanbul at Sultanahmet, à deux pas de Sainte-Sopie
  • les excellents boutique hotels Witt Suites et TomTom Suites, à proximité du quartier bobo de Cihangir
  • l’élégant et branché 10 Karaköy (groupe Morgans Hotel comme le Delano à Miami ou le Mondrian à Los Angeles), dans le quartier de Karakoÿ comme son nom l’indique
  • les luxueux St. Regis et Park Hyatt dans le quartier chic et mode de Nişantaşı
  • le Ritz-Carlton et le Grand Hyatt, à proximité de Taksim, pour des hôtels de luxe full service et plus orientés business
  • le Shangri-La, le Swissôtel et le W, dans le quartier de Beşiktaş
  • le très luxueux (et bling-bling) Raffles dominant le mall Zorlu Center, si vous êtes à Istanbul pour affaires
  • les hôtels de la chaîne locale The House (à Ortaköy, Nişantaşı, Karaköy et Galatasaray) raviront quant à eux les amateurs de design contemporain

Si évidemment le style, le quartier et le budget conditionnent le choix d’un hôtel, la saison est également à prendre en compte. Les adresses offrant une expérience resort like comme le Four Seasons Bosphorus, le Grand Hyatt ou le Swissôtel sont à privilégier pendant la période estivale.

Enfin, de notre point de vue, séjourner à Sultanahmet ne présente que peu d’intérêt. La zone est non seulement quasi-exclusivement réservée aux touristes, mais également un peu trop enclavée pour rejoindre rapidement les autres quartiers de la ville.

Pour encore plus d’informations, n’hésitez pas à consulter la liste des meilleurs hôtels de la ville dans notre City Guide Istanbul.
 

Où manger ?

Istanbul ne fait pas partie des villes passées au crible par le Michelin. Probablement car il n’existe pas (encore ?) à proprement parler de réelle scène gastronomique emmenée par des chefs emblématiques (mis à part quelques chefs étrangers « sponsorisant » des restaurants d’hôtels, à l’instar de Wolfgang Puck avec son Spago au St. Regis ou Sergi Arola au Raffles).

Il existe pourtant de nombreux restaurants qui valent le détour et permettent de passer d’agréables moments épicuriens, notamment grâce à leurs cadres hors du commun.

- A commencer par Mikla, perché au 18ème étage de l’hôtel Marmara Pera et l’une des seules tables en ville à proposer un véritable menu dégustation autour de la « nouvelle cuisine anatolienne ». Toujours dans le quartier de Pera, la branche stambouliote de Cecconi’s à la très fashionable Soho House déroule une cuisine italienne impeccable et accessible dans au cœur d’un décor idyllique (la terrasse prend place dans la cour intérieure d’un palais du XIXème siècle).

- Un peu plus bas, à deux pas de Cihangir, Nicole est également un restaurant rooftop réputé tant pour son cadre que pour sa cuisine.

- Pour un dîner mémorable au bord du Bosphore, on prendra la direction d’Aqua (au Four Seasons Bosphorus), d’Eftalya (dans le village d’Arnavutköy) ou d’Uskumru, littéralement installé sous le Pont du Bosphore (accès en bateau depuis la rive occidentale).

- Le 360 Suada Club, cousin estival du rooftop 360, permet quant à lui de dîner sur l’une des rares îles du Bosphore avec la jeunesse dorée stambouliote.

- A Sultanahmet, Seyhmuz Kebap permet de se régaler de kebabs, aussi authentiques qu’excellents alors que dans la zone du Grand Bazar, Nar Lokantasi, avec sa cuisine turque de belle facture et le cadre cossu du magasin Armaggan est l’adresse à ne pas rater.

- A peine plus loin, sous le pont de Galata, Akın Balık, aux allures de guinguette, est le spot idéal pour déguster des poissons grillés et trinquer avec les locaux, un verre de raki à la main.

- Toujours côté occidental, mais plus loin le long du Bosphore, deux adresses coup de cœur. Mangerie, cantine chic et discrète à Bebek s’avère idéale pour des petits déjeuners et brunchs en bonne compagnie. Encore plus loin, après le Pont Fatih Sultan Mehmet, le restaurant Müzedechanga du musée éponyme est l’une des adresses les plus enthousiasmantes de tout Istanbul, tant pour son cadre (jardin, vues sur le Bosphore, mobilier design) que pour sa cuisine inventive.

De l’autre côté du Bosphore, on retrouve également quelques bon spots pour déjeuner. A Çiya Sofrasy, l’authentique cuisine turque est à l’honneur tandis que Mabeyin célèbre la viande dans l’enceinte d’une maison traditionnelle (belle terrasse ombragée aux beaux jours).

- Enfin, on ne peut pas ne pas évoquer Nevizade Sokak, l’une des rues les plus animées de Beyoğlu où sont alignée les meyhane, tavernes typiquement turques où les repas sont généreusement arrosés de raki !

  • Turkish coffee servi au très luxueux Raffles Istanbul © Yonder.fr
  • Le bar rooftop du St. Regis Istanbul, l'un des nouveaux hot-spots de Nisantasi © Yonder.fr
  • Pâtisserie chocolat-café, à la célèbre Pâtisserie de Pera (Pera Palace) © Yonder.fr
  • De nombreuses adresses tendances s'installent dans le quartier populaire de Fener © Yonder.fr

Où prendre un café ?

Dans un pays où la tradition du café est séculaire, et dans une ville qui compte plus de 15 millions d’habitants, lister tous les meilleurs spots pour déguster un turkish coffee tient de la gageure !

De manière aussi subjective qu’absolument non-exhaustive, voici quelques lieux qui valent qu’on s’y arrête, le temps d’une pause au cœur de l’après-midi :

  • A A’YA, le rooftop lounge du Four Seasons Istanbul (celui de Sultanahmet). Sainte-Sophie semble si proche qu’on puisse la toucher du doigt.
  • Au bord du Bosphore : des stands d’Eminönü aux cafés populaires des rives d’Üsküdar (côté asiatique) en passant par Ortaköy, d’Arnavutköy ou Bebek, sans oublier la fameuse terrasse du Four Seasons Bosphorus, les spots agréables ne manquent pas pour se poser au bord de l’eau.
  • A Fener : quartier authentique et populaire par excellence, Fener voit arriver depuis moins de deux ans quelques coffee shops indépendants et alternatifs où les produits bios et recettes sans gluten sont la norme.
  • A Pera : à la Pâtisserie de Pera, salon de thé façon bonbonnière au sein du légendaire Pera Palace ou la terrasse de l’historique Grand Hôtel de Londres.
  • A Cihangir, le quartier bobo-cool plébiscité par les classes créatives. Les micro coffee shops y pullulent tous comme les cafés plus traditionnels. White Mill, avec son décor design et son grand jardin, fait partie de nos adresses préferées.
  • Sur les hauteurs d’Eyüp, au Café Pierre Loti. L’auteur français, ancien officier de marine, amoureux inconditionnel d’Istanbul, y avait ses habitudes.
  • Ou encore aux nombreux The House Café. A Istiklal, Nişantaşı, Ortaköy, Tünel, et même dans les malls Kanyon et Istinye Park, ces cafés design et contemporains sont très populaire parmi la jeunesse stambouliote occidentalisée.

Encore plus d’adresses de cafés à Istanbul ? Rendez-vous sur la section « Cafés » de notre City Guide.

  • La pâtisserie Pera dans le mythique Pera Palace. © Yonder
  • Café sur les rives d’Usküdar. A l’arrière plan la tour de Léandre. © Yonder

 

Où boire un verre ?

Pour boire un verre, les bords du Bosphore, le rooftops et autres terrasses avec vue ont la cote auprès des touristes mais pas seulement, les Stambouliotes sont également très friands de ces lieux extérieurs, dès que la météo permet de trinquer dehors.

Au bord du Bosphore, on peut pousser jusquà Bebek, et chez Lucca plus particulièrement, spot prisé des socialites stambouliotes. Plus près du « centre », Ortaköy est the place to be pour sortir le soir dès le printemps. Reina, le superclub outdoor, Anjélique, Sortie ou Blackk font partie des lieux en vogue aussi bien pour boire un verre que pour faire la fête jusque tard dans la nuit.

Dans Beyoğlu ou Karaköy, les possibilités sont nombreuses. Les rooftops à la mode (Mama Shelter, 360, Zelda Zonk, 10 Karaköy) pullulent et côtoient les clubs de jazz les plus réputés de Turquie (Nardis Jazz Club, Nublu).

Les quartiers huppés de Beşiktaş et Nişantaşı comptent aussi leur lot d’adresses branchées comme le resto-bar avec vues Vogue ou les bars du W Istanbul et tout nouveau St.Regis Istanbul.

Toutes les meilleures adresses pour sortir boire un verre sont à retrouver dans la rubrique Night de notre City Guide Istanbul.

Où faire la fête ?

Les Stambouliotes savent faire la fête et ça tombe très bien, car on aime faire la fête quand on voyage ! Avec Tel Aviv et Beyrouth, Istanbul est de loin la ville la plus festive de cette région du monde. Esprit hédoniste, clubs, scène underground, DJs internationaux, tout est réuni pour faire la fête.

Si l’été, nombre de clubs « en ville » ferment leurs portes, c’est que les Stambouliotes préfèrent profiter des beaux jours… à l’extérieur. A Ortaköy ou sur l’île de Galatasaray, les spots au bord du Bosphore (Reina, Anjélique, Sortie, Suada Club…) sont alors les rois de la nuit, rassemblant jusqu’à plusieurs milliers de fêtards. Mais attention, la programmation, très mainstream, ne ravira pas ceux venus découvrir la scène électro underground locale.

Pour cela, il faudra attendre le début de l’automne et prendre la direction de Beyoğlu, le quartier qui concentre la quasi-totalité des clubs les plus intéressants. Citons, entre autres, Indigo, Wake Up Call, Machine, The Hall.

Pendant l’été, Suma Beach (sur les bords de la Mer Noire, à une petite heure de route du centre d’Istanbul) accueille les plus gros évènements house et techno de la saison. Solomun ou Richie Hawtin ont notamment fait partie des DJs stars de l’été 2015, jouant sur la plage devant des milliers de clubbeurs jusqu’au petit matin.

Toutes les adresses

Retrouvez toutes les meilleures adresses de la ville (hôtels, restaurants, cafés, shopping, nightlife...) dans notre City Guide Istanbul. Plus d'une centaine d'adresses pour être certain de ne rien louper.

LIVRES

 

Istanbul, City of a hundred names

Photos par Alex Webb
Préface d’Orhan Pamuk

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Istanbul

Photos par Ara Güler, texte d’Orhan Pamuk
Editions du Pacifique

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Voyage Pittoresque de Constantinople

Gravures d’A.-I. Melling
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Couleurs de la Corne d’Or

Frédéric Hitzel
ACR Editions