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Mathieu Belay, Le lundi 04 avril 2016
Grand angle

On était à l'édition 2016 de DGTL (Amsterdam) : pourquoi on a adoré ce festival

À l’occasion de la quatrième édition de DGTL, nous avons fait le déplacement jusqu’à Amsterdam pour vivre le festival - le plus grand du genre dans la capitale néerlandaise – de l’intérieur. On a adoré l’expérience et on vous dit pourquoi.
  • Show de lumières impressionant sur la scène principale, DGTL © Yonder.fr
    Show de lumières impressionant sur la scène principale, DGTL © Yonder.fr
  • Bienvenue à DGTL © Yonder.fr
    Bienvenue à DGTL © Yonder.fr
  • Au fond du décor, une ancienne grue des chantiers navals transformée en hôtel © Yonder.fr
    Au fond du décor, une ancienne grue des chantiers navals transformée en hôtel © Yonder.fr
  • Des oeuvres d'art émaillent le décor © Yonder.fr
    Des oeuvres d'art émaillent le décor © Yonder.fr
  • Décor industriel à NDSM © Yonder.fr
    Décor industriel à NDSM © Yonder.fr
  • L'aire centrale de DGTL vue de haut © Yonder.fr
    L'aire centrale de DGTL vue de haut © Yonder.fr
  • Panneaux solaires sur la scène Audio © Yonder.fr
    Panneaux solaires sur la scène Audio © Yonder.fr
  • La DJ amstellodamoise Illesnoise sur la scène Audio © Yonder.fr
    La DJ amstellodamoise Illesnoise sur la scène Audio © Yonder.fr
  • Devant la scène dédiée au label Ellum© Yonder.fr
    Devant la scène dédiée au label Ellum© Yonder.fr
  • Maceo Plex devant son public © Yonder.fr
    Maceo Plex devant son public © Yonder.fr
  • Devant la même scène, le lendemain dédié au label Maeve © Yonder.fr
    Devant la même scène, le lendemain dédié au label Maeve © Yonder.fr
  • DGTL by night © Yonder.fr
    DGTL by night © Yonder.fr
  • La scène Audio pendant le DJ set de Noir © Yonder.fr
    La scène Audio pendant le DJ set de Noir © Yonder.fr
Avec près d’un festivalier sur trois venu de l’extérieur des Pays-Bas, DGTL brasse d'ailleurs une foule cosmopolite.

Après avoir listé deux années de suite DGTL parmi les meilleurs festivals de musiques électroniques au monde (en 2015 puis une seconde fois, en 2016) nous avons décidé cette année de grimper à bord du Thalys. Direction Amsterdam. Objectif :  vivre l'évènement en live.

C’est là, dans l’ex quartier industriel de NDSM que se déroule DGTL, un événement encore tout jeune – cette édition était la quatrième de l’histoire du festival – mais déjà auréolé de succès. Dans le cœur des Amstellodamois, pourtant fortement sollicités par de très nombreux évènements tout au long de l’année (Awakenings, Loveland, Amsterdam Dance Event…) mais aussi dans l’esprit des amateurs de musiques électroniques bien au-delà des frontières néerlandaises.

On a voulu comprendre ce qui avait rendu DGTL incontournable en aussi peu de temps. Notre démarche ? Décrypter ce qui fait le succès du festival. En résumé : les 10 raisons qui font que le public adore ce festival unique en son genre.

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  • DGTL est installé au coeur du décor industriel de NDSM à Amsterdam © Yonder.fr
  • Scène de vie typique pendant le festival © Yonder.fr
  • Burgers, pâtes, currys, hot-dogs... et beaucoup de plats végétariens dans le coin "food" du festival © Yonder.fr
  • Scène de vie typique pendant le festival © Yonder.fr
Partout, au contraire, des festivaliers souriants, ravis d’être là, au bonheur communicatif, prêts à faire la fête et toujours respectueux des autres.


Pour l’atmosphère so friendly du festival

Cela pourrait presque sonner comme une évidence et pourtant… Si DGTL se démarque de bien des évènements de même calibre, c’est en grande partie grâce à son public. « Des gens de bonne composition et joyeux ! » résume Carol, 23 ans, venue de Paris et ancienne résidente des Pays-Bas où elle a passé six mois et gardé de nombreux amis. Pour elle, l’ambiance bon enfant de DGTL, est clé dans le succès de l’événement.

Et on ne peut qu’être d’accord avec elle. Après plus de quinze heures passées sur place, à arpenter en tous sens les allées et scènes de DGTL, à interroger les festivaliers ou à simplement profiter des performances des artistes se produisant sur les six différentes scènes, pas une seule fois nous aurons été témoins du moindre signe de tension, d’une quelconque agressivité ou d’un début de bousculade. Partout, au contraire, des festivaliers souriants, ravis d’être là, au bonheur communicatif, prêts à faire la fête et toujours respectueux des autres.

Avec près d’un festivalier sur trois venu de l’extérieur des Pays-Bas, DGTL brasse d'ailleurs une foule cosmopolite. Au cours de nos pérégrinations, nous avons eu de multiples occasions d’échanger avec des jeunes et moins jeunes venus des quatre coins d’Europe. Des Français et des Belges, très nombreux, mais aussi des Italiens, des Suisses, des Allemands, des Britanniques, des Turcs, des Brésiliens, des Américains, des Mexicains ou encore des Japonais. Eh oui, la notoriété de DGTL dépasse largement les frontières du pays des tulipes !

  • Portraits de festivaliers © Yonder.fr
  • Portraits de festivaliers © Yonder.fr

 

Loin d’être anecdotique, l'organisation ultra solide permet de ne jamais s’énerver, ni de perdre des heures à attendre.


Parce que l’organisation du festival est béton

On connaissait déjà la réputation des Néerlandais en matière d’organisation d’évènements live. Et encore une fois, elle n’est pas usurpée. Tant du point de vue de la production pure et dure (soundsystems parfaitement réglés sur la grande majorité des scènes, lumières impressionnantes, en particulier sur la scène DGTL) que du point de vue logistique (vestiaires sous forme de casiers par milliers, accès aux toilettes, restauration sur place de très bonne qualité, système cashless avec RFID pour commander boissons et petits plats), tout est réglé comme du papier à musique.

Loin d’être anecdotique, cette organisation ultra solide permet de ne jamais s’énerver, ni de perdre des heures à attendre (pour entrer, au bar, aux toilettes, pour acheter les fameux tokens, pour manger un morceau...) comme c’est encore trop souvent ailleurs. 

Seuls regrets : l’accès au site se faisant – quasi-exclusivement – depuis la gare d’Amsterdam Centraal, le retour en ville après le festiva,l sur des ferrys ne pouvant embarquer plus de 300 passagers à la fois, est un peu laborieux. L’étanchéité des tentes abritant les scènes mériterait également d’être améliorée. Les orages du dimanche après-midi ont laissé quelques flaques géantes sur les différents dancefloors. Dommage.

  • Portraits de festivaliers © Yonder.fr
  • Portraits de festivaliers © Yonder.fr
  • Portraits de festivaliers © Yonder.fr
  • Portraits de festivaliers © Yonder.fr
À DGTL, on ne vient pas se montrer. On ne vient pas frimer. On ne vient pas « se payer une table ».


Pour les performances des DJs et artistes live

Une soirée d’ouverture, deux journées pleines et deux after parties, le programme de DGTL était dense, alignant les noms bien connus des amateurs de house, au sens large du terme, sur pas moins de six scènes.

Pour Paul, 21 ans venu de Nice avec ses potes étudiants en dentaire, pas de doutes, la meilleure prestation du week-end est celle délivrée par Maceo Plex, nouveau gourou d’une scène deep house toujours plus populaire. « Incroyable », « grandiose», « phénoménal », les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le set du patron d’Ellum, label qui disposait de sa propre scène le premier jour du festival.

Difficile de ne pas être d’accord avec eux tant le DJ américain a délivré une prestation de haut niveau, n’hésitant pas à mettre de côté ses classiques pour mieux réinventer ses performances derrière les platines. Malgré une dernière heure plus faible, manquant un brin d’énergie de cohérence, le futur résident du Pacha Ibiza – où il officiera tous les mardi de la saison dans le cadre de Mosaic – a donné le sourire à tous ceux qui étaient venus assister au finish de la scène Ellum en ce samedi soir.
 

À l’intérieur de la scène Audio, très appréciée de l’ensemble des festivaliers © Yonder.fr


 

Plus tôt dans la journée, le duo suisse Adriatique a fait le boulot sur la grande scène DGTL, malgré un set haché, laissant un dancefloor bouillant pour le toujours très efficace live de Recondite. Seth Throxler, lui aussi, n’a pas déçu. À défaut de réellement surprendre, il a su gardé intacte l’énergie de la scène DGTL avant de céder les platines à Hot Since 82.

Des autres prestations, on retiendra la performance intense et électrique des italiens de Tale Of Us, le set aux accents atmosphériques du génial Âme, le mix « monstrueux » de Michael Mayer sur l’intimiste scène Phono ou la prestation explosive de Nina Kraviz, décidément très en verve face à un public de plusieurs milliers de personnes.

Kevin, publicitaire de 27 ans lui aussi venu de Paris, nous confie que la première afterparty officielle de DGTL – en présence d’Agoria, Dominik Eulberg -  était l’un des meilleurs moments de son week-end sur place. De quoi nous faire regretter d’avoir repris le bateau pour Centraal après notre première journée passée sur place.

  • Portraits de festivaliers © Yonder.fr
  • Devant la scène Maeve le dimanche après-midi © Yonder.fr

 

Loin d’être un simple gimmick marketing, l’écologie est au cœur de la philosophie de DGTL.


Pour NDSM, le décor industriel cool du festival

Sans NDSM, pas de DGTL. C’est en substance ce qu’expliquent les fondateurs du festival. Ils associent la naissance de l’événement en 2012 à l’opportunité qu’ils ont eu d’investir cette ancienne zone industrielle du port d'Amsterdam transformée en friche artistique.

Pour Carol, NDSM est un « site industriel hyper sympa » comme pour Cyprien et ses potes venus en bande de Lyon, n'hésitant pas à évoquer un « cadre assez dingue ». Le décor de DGTL est sans aucun doute l’une des raisons qui les ont poussées à franchir le pas. Même son de cloche pour Jessica, 32 ans. Elle a laissé son mari à la maison dans les environs d’Amsterdam pour venir faire la fête dans ce décor hors du commun dont ses amis lui ont vanté les mérites.

Pas de doutes, le feeling industriel séduit une génération de teufeurs biberonnés à la culture rave et à la « berlinisation » du clubbing. Exit les espaces VIP, les bouteilles hors-de-prix, les accès privilégiés, les pass Platinum et autres artifices censés attirer un public enclin à faire chauffer la CB. À DGTL, on ne vient pas se montrer. On ne vient pas frimer. On ne vient pas « se payer une table ». On vient simplement écouter de la bonne musique en bonne compagnie.
 

Sur le ferry reliant NDSM à Amsterdam Centraal © Yonder.fr


 

Pour l’engagement de DGTL en matière de développement durable

« On va récupérer et filtrer l’urine des festivaliers pour la transformer en engrais que nous utiliserons dans notre potager ! » nous expliquait quekques jours avant l'ouverture de DGTL Kiki Calis, project manager au sein de l’équipe DGTL depuis les débuts en 2012, désormais en charge des sujets artistiques et de développement durable, l’un des piliers de la philosophie du festival.

Évidemment, pour le festivalier moyen, la débauche d’initiatives pour inscrire DGTL dans une logique de durabilité ne saute pas aux yeux. Ce n’est pas pour cela qu’ils ont choisi DGTL, évoquant plus naturellement « le line-up, le cadre industriel, la présence de leurs amis, la qualité de l’organisation, l’atmosphère conviviale » ou le fait que le festival se déroule à Amsterdam « une ville super sympa », un argument utilisé par tous ceux venus des quatre coins du monde. Mais quand on leur pose la question, tous les festivaliers interrogés sont unanimes pour saluer la démarche de DGTL en la matière. La présence de panneaux solaires pour alimenter en énergie l’une des scènes, la consigne des gobelets en plastique pour favoriser leur réutilisation (et effectivement, difficile de trouver un seul gobelet traînant par terre malgré la présence sur site de plus de 17,000 personnes sur site simultanément), l’utilisation de véhicules électriques ou le recyclage de déchets en plastique collectés en marge du festival, toutes ces résolutions sont vues d'un bon oeil.

Loin d’être un simple gimmick marketing, l’écologie est au cœur de la philosophie de DGTL. Le public est visiblement conquis à la cause, à défaut d’être complètement conscient de tous les efforts réalisés dans ce domaine.

  • Le recyclage du plastique, un enjeu primordial du programme DGTL REVOLUTIOn dédié au développement durable © Yonder.fr
  • Le développement durable, un thème omniprésent pendant le festival © Yonder.fr

 

DGTL est définitivement LE rendez-vous incontournable des amoureux des musiques électroniques en ce début de printemps.


Mais aussi :

  • Les traditionnels burgers et hot-dogs côtoient  une offre végétarienne pléthorique… et bonne ! C’est l’une des bonnes surprises de DGTL : on y mange bien (pour un festival de cette envergure), parole de gastronome !
  • Le son de bonne qualité qui a le mérite de n’être jamais trop fort ni agressif, même pour les premiers rangs.
  • Le staff et la sécurité, toujours sympathiques : jamais l’impression d’être traité comme du bétail comme cela peut être parfois le cas…
  • La dimension artistique du festival en filigrane : installations, performances live, design des scènes, décoration, implication d’artistes locaux…
  • Le métissage du public : un bon équilibre en termes de provenance, d’âge et d’attentes.
     

Que du bon donc ! Il y a bien quelques points un peu agaçants : la frustration de devoir s’arrêter de danser à 23h (mais l’afterparty officiel et les autres teufs organisées dans les grands clubs de la ville pallient à ce manque), la gestion un peu difficile des flux de festivaliers sur les ferrys (on s’impatiente de devoir attendre jusqu’à 45 minutes pour embarquer direction Centraal), le manque d’étanchéité de certaines scènes éphémères. Mais rien qui ne viennent ternir l’expérience globale.

Alors que la saison des festivals n'en est qu'à ses prémices, DGTL est définitivement LE rendez-vous incontournable des amoureux des musiques électroniques en ce début de printemps. Rendez-vous à Amsterdam en 2017 pour (re)vivre DGTL. Ou, plus proche et plus ensoleillé, l’édition estivale de DGTL à Barcelone à la mi-août. Moins ambitieuse mais toute aussi prometteuse.

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  • Pendant le set de Maceo Plex sur la scène Ellum © Yonder.fr
  • DGTL met également à l'honneur des DJs locaux comme ici Illesnoise © Yonder.fr