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10 questions à la fondatrice de Bim, l’appli qui vous fait découvrir les meilleures tables

Mathieu Belay, Le mercredi 07 février 2018
L'application Bim permet de réserver des tables réputées à Paris, Lyon et Bordeaux. © DR
L'application Bim permet de réserver des tables réputées à Paris, Lyon et Bordeaux. © DR
Nous avons rencontré Anne-Christelle Pérochon, la jeune fondatrice de Bim, l’appli qui veut vous faire découvrir – et réserver – les meilleurs restaurants à Paris, Lyon et Bordeaux. Elle nous en dit plus sur ses ambitions et ses préférences gastronomiques.

 

Omniprésent sur les réseaux sociaux à travers ses contenus pointus et divertissants sur la food culture, Bim est avant tout une application mobile de réservation de restaurants au succès insolent. Plus de cent mille utilisateurs l’ont déjà téléchargée pour planifier leurs dîners à Paris, Lyon ou Bordeaux alors que la start-up a récemment annoncé une seconde levée de fonds majeure (2,5M€) pour se développer à l’international. Jacques-Antoine Granjon, co-fondateur de Vente-privee.com, Frédéric Mazzella, co-fondateur de Blablacar, ou Pierre Kosciusko-Morizet, co-fondateur de Price Minister font partie des poids lourds du Web français à investir dans le projet avec un objectif, faire de Bim le partenaire incontournable des foodies des grandes villes d'Europe.

Lors de notre récent passage dans les bureaux de Bim dans le Sentier (Paris 2ème). Nous avons récemment rencontré Anne-Christelle Pérochon Une bonne occasion d’interroger la jeune cheffe d’entreprise sur sa vision et ses ambitions. Mais aussi d'en savoir plus sur ses bonnes adresses à Paris et ailleurs dans le monde ! 

 

Portrait Anne-Christelle Pérochon, fondatrice de Bim

 

 

YONDER : Bonjour Anne-Christelle. Quel a été le déclic pour te lancer dans cette aventure qu’est Bim ?

Anne-Christelle Pérochon : Ça se passe il y a un peu plus de trois ans. Je suis à Tokyo pour trois jours où j’ai réservé mon voyage à la dernière minute. J’ai hyper envie de faire de bonnes tables mais j’ai énormément de mal à trouver. Ceux que je trouve sont fully booked depuis des semaines, voire des mois. Je rentre en France très frustrée par cette expérience.

En faisant mes recherches sur le Web, je m’aperçois qu’en dehors de TripAdvisor ou OpenTable dans certains pays, il n’y a pas de solution qui combine la découverte et la réservation de bonnes tables. L’idée de Bim est née comme ça.

La notion de sélection et de découverte de bonnes tables est fondamentale pour Bim ?

Exactement, c’est l’une des grandes différenciations par rapport aux autres acteurs de la réservation en ligne en France.
L’autre dimension est technologique. On veut tirer profit au maximum de la technologie pour faciliter la vie des clients, comme celle des restaurateurs.

Comment cela se traduit-il concrètement ?

Nous voulons être le plus court chemin entre les convives et les tables. Les restaurateurs ont une interface qui leur permet, par exemple, d’éviter les annulations en sécurisant les réservations avec un numéro de carte bancaire ou de communiquer en direct les disponibilités quelques heures avant un service.
Pour les utilisateurs, les notifications à l’intérieur de l’appli sont le meilleur moyen d’être informé en priorité de tout ce qui se passe en direct.

Éviter aux restaurants d’avoir des tables vides est au cœur de la valeur ajoutée de Bim ?

En moyenne, le taux de « no show » dans le secteur de la restauration est de 20%. Avec Bim, on passe à seulement 1% ! Tout est automatisé pour le restaurateur. Une table vide retrouve très vite un client après qu’un push a été envoyé sur l’appli.

Les clients ont également la possibilité de régler leur addition grâce à l’application ?

Tout à fait, c’est le cas pour certains des restaurants qui travaillent avec nous. Cela leur permet également de sécuriser les réservations, exactement comme le font les compagnies aériennes ou hôtelières. Si on annule à la dernière minute, on paie des pénalités.

Pour le client, il s’agit d’un nouvel usage. Il faut faire de la pédagogie et sensibiliser le grand public aux enjeux des restaurateurs. Les foodies, qui sont sensibles au savoir-faire des restaurateurs, l’ont vite compris.

Quels sont les restaurants toujours pleins, à Paris notamment, qui proposent des tables à la dernière minute ?

On travaille aujourd’hui avec plus de 120 restaurants à Paris. Dersou, un restaurant où il est difficile d'obtenir une table, a été l’un de nos premiers clients. On a construit notre technologie en échangeant énormément avec eux. On peut également citer Le GalopinFrenchie, le Chateaubriand, le Dauphin, Au Passage ou parmi les étoilés Hélène Darroze et Guy Savoy.
On a également quelques restaurants, qui habituellement ne prennent pas de réservation, et gardent quelques tables pour les utilisateurs de Bim, comme Buvette (Paris 9ème). Ces réservations de dernière minute sur des tables très prisées représentent environ 15% de l'ensemble de nos réservations.

Pour revenir à la sélection des restaurants dans l’appli, comment se fait-elle ?

La sélection se fait en deux étapes. La première consiste à croiser les notations de plus de 50 sources, des guides gastronomiques reconnus aux médias référents comme le New York Times.
La seconde étape est un test du restaurant par notre équipe qui parcourt Paris et d’autres villes. On s’appuie également sur les recommandations des chefs et des critiques gastronomiques et journalistes avec lesquels on travaille.

Suite à la levée de fonds de l’automne dernier (2,5M€), la prochaine grande étape est donc le développement international de Bim ?

On a passé toute l’année dernière à peaufiner notre produit, à valider des hypothèses et à construire des fondations solides. On a investi beaucoup en recherche et développement. À partir de mars/avril, on attaquera un nouveau marché, une capitale gastronomique européenne.
Après avoir validé l’expansion dans une ville, on continuera à se développer dans d’autres marchés.
 

Bim - Food

 


Tu es une foodie avertie et connaisseuse. Quelles sont tes tables préférées à Paris ?

Table (Paris 12ème) du chef Bruno Verjus [récompensé pour la première fois d’une étoile Michelin dans l’édition 2018 du Guide, NDLR]. C’est la découverte qui m’a chamboulée gustativement en 2017.
J’adore aussi Au Passage (Paris 11ème), le Clown Bar (Paris 11ème), Dersou (Paris 12ème), L’Ami Jean (Paris 7ème) et Chez Georges (Paris 2ème), un vieux bistrot avec sa cuisine super tradi. Les ris de veau aux morilles sont à tomber par terre !

À Los Angeles, j’avais beaucoup aimé Hinoki & The Bird et Son of a Gun.

Et quels sont les restaurants de ta wishlist ?

Bouillon Pigalle (Paris 9ème) par curiosité. Ou L’Arpège d’Alain Passard, je n’y suis jamais allée et c’est une expérience qui a l’air incroyable. À l’étranger, j’adorerais aller au nouveau Noma à Copenhague ou goûter les sushis de Jiro à Tokyo.

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