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Mathieu Belay, Le lundi 05 juin 2017
72 heures à...

72 heures à Beyrouth: les meilleures adresses de la capitale libanaise

Loin des clichés, nous vous proposons de découvrir Beyrouth à travers ses meilleures adresses. Hôtels de classe mondiale, gastronomie authentique, scène artistique bouillonnante, shopping exigeant sans oublier la célèbre "nightlife" beyrouthine, voici comment passer 72 heures de rêve dans la capitale libanaise..
  • La cathédrale Saint-Georges des Maronites (fin XIXème) est la cathédrale de l’archidiocèse maronite de la ville © YONDER.fr
    La cathédrale Saint-Georges des Maronites (fin XIXème) est la cathédrale de l’archidiocèse maronite de la ville © YONDER.fr
  • Dans les Souks de Beyrouth, le souk traditionnel revisité façon mall extérieur © YONDER.fr
    Dans les Souks de Beyrouth, le souk traditionnel revisité façon mall extérieur © YONDER.fr
  • Sur le rooftop du très luxueux hôtel Le Gray, en plein centre © YONDER.fr
    Sur le rooftop du très luxueux hôtel Le Gray, en plein centre © YONDER.fr
  • Street art dans les rues d'Achrafieh, en plein centre de Beyrouth © YONDER.fr
    Street art dans les rues d'Achrafieh, en plein centre de Beyrouth © YONDER.fr
  • Tawlet est l'adresse à retenir si vous ne devez en conserver qu'une à l'heure du déjeuner © Tawlet
    Tawlet est l'adresse à retenir si vous ne devez en conserver qu'une à l'heure du déjeuner © Tawlet
  • Vue sur les rochers de la
    Vue sur les rochers de la "Grotte aux Pigeons" depuis le Sporting Club Beach © YONDER.fr
  • À moins d'une heure de route de Beyrout, Byblos est la destination idéale pour une excursion au bord de la mer © YONDER.fr
    À moins d'une heure de route de Beyrout, Byblos est la destination idéale pour une excursion au bord de la mer © YONDER.fr
« Ce sont les meilleures glaces du Liban, et peut-être même du monde » s’enthousiasment Waël et Yara dans la queue.

Les articles sur Beyrouth – du moins ceux rédigés par des journalistes occidentaux – débutent souvent de la même manière. En soulignant les contrastes (les mosquées et les églises côte à côté, les voitures de luxe doublant les bus collectifs déglingués, les jeunes femmes, sacs Vuitton ou Chanel sous le bras, perchées sur douze centimètres de talons côtoyant leurs compatriotes voilées de la tête au pied) et la vitalité des Beyrouthins, supposée « croquer la vie à pleine dents, comme si chaque jour était le dernier » dans une ville encore marquée par les « stigmates de la guerre ». Il y a bien entendu du vrai mais dans tout cela mais, pour autant, résumer la capitale libanaise à cette somme de clichés nous semble très – trop - réducteur.

Pour vous convaincre de passer un long weekend à Beyrouth, nous avons regroupé ici ses meilleures adresses. Des lieux qui témoignent du dynamisme de la ville dans tous les domaines (art, gastronomie, shopping, divertissement…) et au fond d’une certaine normalité, malgré l’instabilité géopolitique de la région. Ceux qui recherchent en Beyrouth le frisson d’une destination « à risque » en seront pour leurs frais. Sûre, vivante, accueillante, ensoleillée, souvent animée ou parfois tranquille, Beyrouth est avant tout une métropole comme les autres. On espère que nos conseils et sélections d'adresses vous permettront d’y passer un excellent moment !
 

LE JEUDI : PREMIERS PAS DANS BEYROUTH

14h30 – Se poser à l’aéroport Rafic Hariri

Depuis Paris, optez pour le vol AF566, assuré en Boeing 777, équipé de la nouvelle cabine de la compagnie tricolore. Incontestablement, le moyen le plus rapide et le plus confortable pour rejoindre la capitale libanaise. À l’aéroport Rafic Hariri, une fois, les formalités de contrôle du passeport effectuées (pas besoin de visa pour les porteurs d’un passeport français), commandez directement depuis votre téléphone un Uber. Il vous en coûtera $10 à $15 USD pour rejoindre le centre là où de nombreux chauffeurs de taxis n’hésitent pas à demander $40 aux « touristes » pour la même course.

Le conseil en plus ? L’hôtel Le Gray propose des transferts tout conforts depuis l’aéroport Rafic Hariri à bord de ses luxueuses Audi A6.
 

15h – Faire son check-in au Gray ou à l’Albergo, les deux meilleurs hôtels de Beyrouth

Testés et approuvés par YONDER – Coups de cœur de la rédaction

Fidèles à notre réputation de dénicheur d’hôtels, nous vous suggérons deux adresses en plein cœur de la ville pour profiter au maximum de votre – premier – séjour à Beyrouth :

  1. Le Gray (Place des Martyrs, Beirut Central District) est depuis son inauguration en 2009 l’établissement de référence pour les amateurs de luxe contemporain et d’hôtels de luxe. Situation ultra centrale, chambres immenses, spa, service de classe mondiale, rooftop avec resto, bar, piscine, le tout servi par un décor ultra léché, on peut difficilement rêver plus bel endroit pour s’installer à Beyrouth.
  2. L’Hotel Albergo (137 Rue Abdel Wahab El Inglizi) : autre coup de cœur, l’Albergo est l’autre hôtel qui compte à Beyrouth. Niché dans les ruelles du quartier chic d’Achrafieh, l’Albergo est l’adresse idéale pour ceux qui aiment les hôtels de luxe intimistes et hors du temps. Les habitués de L’Hôtel (rue des Beaux Arts dans le 6ème arrondissement) adoreront ce boutique-hôtel au charme incomparable (seulement 33 suites, une grande terrasse sur le toit et un service aux petits soins).

  • L'entrée du charmant Hotel Albergo dans Achrafieh © Hotel Albergo
  • Vaste salon dans une Executive Suite du Gray, l'hôtel de luxe de référence de Beyrouth © YONDER.fr

 

En savoir plus sur Le Gray et l’Albergo, deux établissements testés, approuvés, recommandés par YONDER et faisant l’objet de reportages dédiés.
 

16h – Visiter le splendide Musée Sursock

Visité par YONDER – Coup de cœur de la rédaction

Dans un splendide hôtel particulier érigé au début du XXème siècle dans l’un des plus beaux quartiers résidentiels de Beyrouth, le Musée Sursock a rouvert ses portes en 2015, plus beau que jamais, après huit années de rénovation sous la houlette du duo d’architectes Jean-Michel Wilmotte et Jacques Abou Khaled. « Nous devons faire en sorte que l'approche à l'art contemporain soit légère. Les gens se rendent au musée pour apprendre mais aussi pour le plaisir, pas pour s'ennuyer », expliquait au moment de la réouverture Zeina Arida, la directrice du musée. Les collections permanentes permettent de s’immerger dans l’univers méconnu de l’art libanais tandis que de nombreuses expositions témoignent de l’Histoire de Beyrouth et du Liban à travers des thématiques multiples. Sans aucun doute, le musée le plus charmant de la ville.

  • Le Musée Sursock © YONDER.fr


Le conseil en plus ? Visitez le musée en journée et revenez en soirée admirer les superbes éclairages de sa façade.

Pratique : Musée Sursock (Rue de l'Archevêché grec orthodoxe, Achrafieh).
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu'à 21h.
Entrée libre, donations suggérées.
 

17h30 – Manger les meilleures glaces artisanales de Beyrouth chez Hanna Mitri

Testé et approuvé par YONDER – Coup de cœur de la rédaction

À peine dix minutes de marche séparent le Musée Sursock d’Hanna Mitri, glacier légendaire du quartier d’Achrafieh. « Ce sont les meilleures glaces du Liban, et peut-être même du monde » s’enthousiasment Waël et Yara dans la queue où s’entassent de nombreux Beyrouthins à toute heure de la journée. Le lieu est pourtant sauf glamour. Quelques mètres carrés dans un coin de rue, des vieilles photos accrochées au mur, une TV hors d’âge et deux portes, l’une par laquelle on entre, l’autre par laquelle on ressort, tenant fermement sa glace dans la main. Il faudra donc attendre de goûter pour se laisser envoûter. Lait, fraise, citron, eau de rose ou pistaches, les sorbets et glaces d’Hanna Mitri séduisent par leurs goûts francs et subtils, à mille lieux des tristes standards de l’industrie agroalimentaire.

  • Dégustation de glace chez Hanna Mitri, le glacier le plus célèbre de Beyrouth © YONDER.fr


Le conseil en plus ? Goûtez autant de parfums que vous le pouvez, ils sont tous délicieux !

Pratique : Hanna Mitri (Rue Mar Mitr, Achrafieh). Ouvert tous les jours de 9h à 18h.
 

21h – Se régaler de mezzes modernes dans une maison beyrouthine traditionnelle

Testé et approuvé par YONDER – Coup de cœur de la rédaction

Liza, le nom est connu des Parisiens qui aiment manger libanais. Installé rue de la Banque, à deux pas de la Bourse, le restaurant réinterprète avec modernité les plats et saveurs traditionnels du pays au Cèdre. À Beyrouth, le duo Liza et Ziad Asseily a fait le choix de s’installer dans une splendide maison traditionnelle du quartier d’Achrafieh, redécorée avec goût et audace par des artistes libanais (mention spéciale aux éclairages tamisés).
Dans l’assiette, on se régale du meilleur de la cuisine libanaise, simplement twistée d’un zest de modernité (plus légère, moins grasse) : fattouche (salade libanaise au pain grillé et au sumac) moutabbal (purée d’aubergine), hommos bi tahine (houmous avec sa crème de sésame), kebbe nayye (tartare d’agneau), kharouf by khams bharat  (agneau confit avec son riz aux cinq épices…), kafta et autres viandes grillées. Le spot idéal pour un dîner chic et convivial entre amis.

Pratique : Liza (Metropolitan Club, Rue Doumani, Trabaud, Achrafieh).
Ouvert tous les jours de 12h à 15h30 (brunch le dimanche) et de 20h à 23h30.
Comptez 78,000 LBP (environ 45€) par tête pour le menu « dégustation » Nazzel qui permet de goûter une grande partie de la carte sans avoir. À partager évidemment.

  • Le restaurant Liza Beirut © Liza
  • Le restaurant Liza Beirut © Liza

 

Tout ce que Beyrouth compte de gens dans le coup semble d’être donné rendez-vous au Sporting Club Beach.

 

23h30 – Boire un dernier verre au Pacifico, le bar incontournable de la rue Monot

Testé et approuvé par YONDER

Si la rue Monot n’est plus au faîte de sa gloire (la célèbre nightlife beyrouthine ayant largement migré depuis, vers les quartiers de Mar Mikhaël ou Badaro), le Pacifico, qui fut l’un des lieux pionniers de la transformation du quartier à la fin des années 1990, en reste une valeur sûre. Atmosphère latine enflammée et margaritas bien frappées sont au programme de ce bar prisé d’Achrafieh. Pour certains Beyrouthins, on y sert les « meilleurs cocktails de la ville ». La cerise sur le gâteau ? La très agréable terrasse-jardin, particulièrement appréciée les jours de chaleur.

Pratique : Pacifico (Rue Monot, Achrafieh). Ouvert tous les jours de 18h à 2h.

 

LE VENDREDI : ART, DÉTENTE ET NIGHTLIFE

11h – Partir à la découverte du Beyrouth arty

Sélectionné par YONDER

Dans une ville aussi dynamique que Beyrouth, comment imaginer que la scène artistique ne joue pas un rôle prépondérant dans le développement de la métropole et de son rayonnement international ? Fondations (Aïshti), musées (Sursock), galeries d’art contemporain (Opera Gallery, Ayyam Gallery, Galerie Tanit, Beirut Art Center) ou boutiques de créateurs ont depuis bien longtemps pris d’assaut le centre-ville tandis que la BEIRUT ART FAIR, fondée en 2010 par la française Laure d’Hauteville, s’est imposée comme l’un des rendez-vous majeurs du Moyen-Orient pour la zone ME.NA.SA (Moyen Orient, Afrique du Nord, Asie du Sud). Prochaine édition de cet évènement au succès insolent ? Du 21 au 24 septembre 2017. On notera que l’excellent hôtel Le Gray est partenaire de cette foire de référence dans la région.

  • À l’intérieur de la Fondation Aïshti, à une vingtaine de minutes du centre de Beyrouth © Julien Lanoo

 

En savoir plus ? Pour en savoir plus sur ces sujets, peu développés dans nos colonnes, nous ne pouvons que vous inviter à lire ces articles de nos confrères du Guardian (en anglais), du Figaro Madame, du Guardian ou de Plume Voyage :

12h30 – Acheter les plus beaux objets du Liban chez Orient 499, le « bazar » bobo-chic par excellence

Visité et approuvé par YONDER

Fondée par le duo Frank Luca et Aida Kawas, cette enseigne haut de gamme propose des meubles, objets de décoration, accessoires ou prêt-à-porter, mêlant influences traditionnelles et touches contemporaines, le tout imaginés et fabriqués au Liban ou dans les pays de la région. La bourgeoisie bohème de Beyrouth l'adore. Nous aussi. 

  • La boutique Orient 499 est un must pour les amateurs de shopping © YONDER.fr

 

Le conseil en plus ? Rien que pour le plaisir des yeux, n’hésitez pas à pousser la porte du magasin, même si vous n’avez pas prévu d’acheter.

Pratique : Orient 499 (499, Omar Daouk Street, Mina El Hosn). Ouvert du lundi au samedi de 10h30 à 19h.
 

13h30 – Déjeuner au Casablanca, face à la mer

Sélectionné par YONDER

Installé dans une ancienne maison blanche sur la célèbre Corniche, ce restaurant très apprécié de la bonne société beyrouthine est la propriété du fameux designer libanais Johnny Farah et de son épouse, Syn. Mobilier de créateurs, décoration haute en couleur, cuisine fusion d’inspiration libanaise et clientèle gentiment lookée, l’adresse plaît. Noha Baz, épicurienne et écrivaine gastronomique libanaise, confiait récemment au chroniqueur gastronomique François-Régis Gaudry, dans un article sur les bonnes adresses food de Beyrouth : « Le weekend, à l'heure du brunch, l'endroit est particulièrement animé. J'y viens rien que pour le wok de calamars grillés au sumac, le poulpe grillé aux câpres et aux oignons et les rouleaux de printemps. ».

  • Le restaurant Casablanca, sur la Corniche de Beyrouth © YONDER.fr


Pratique : Casablanca (Rue Dar el Mreisseh, Ain el Mreisseh Qaddoura, sur la Corniche, face à la mer). Comptez une cinquantaine d’euros par tête pour un déjeuner ou dîner complet.
 

15h30 – Lézarder au soleil au Sporting Club Beach

Testé et approuvé par YONDER

Le « Sporting » est une institution de Beyrouth. « Club privé et la plage des intellos et des artistes », le lieu a les faveurs de la journaliste franco-libanaise Léa Salamé qui note que « le propriétaire a eu l’intelligence de la laisser dans son jus. Ainsi, elle a gardé des balustrades rouillées et même quelques impacts de balles dans les murs… ». Et effectivement, le weekend, le lieu, peu glamour au premier coup d’œil avec ses grandes dalles de béton et son décor daté, ne désemplit pas. Tout ce que Beyrouth compte de gens dans le coup semble d’être donné rendez-vous ici, pour lézarder au bord de la piscine et face au bleu profond de la Méditerranée. The place to be pour une après-midi farniente sans quitter la ville.

Le conseil en plus ? Pensez à emporter avec vous votre propre serviette de plage (seul le transat est compris dans le prix d’entrée).

Pratique : Ouvert de 7h à minuit tous les jours. Entrée à 45,000 LBP (environ 25€) le weekend, un peu moins en semaine.

  • Fin d'après-midi ensoleillée sur le Sporting Beach Club © YONDER.fr
  • Fin d'après-midi ensoleillée sur le Sporting Beach Club © YONDER.fr

 

Les plus aventuriers pourront poursuivre la tournée des bars du côté de Badaro, un quartier tombé dans l’oubli jusqu’au milieu des années 2010.

 

19h – Goûter l’un des meilleurs shawarmas au monde à Hamra

Visité par YONDER

Alors que le soleil se couche sur Beyrouth, on profite de notre retour vers le centre pour faire une pause dans le à Hamra. Ce quartier très fréquenté était jadis surnommé les « les Champs Élysées de Beyrouth », pour son animation permanente, ses nombreux cafés, théâtres, librairies ou son ambiance cosmopolite. Avant le début de la guerre civile en 1975, Hamra, plébiscité par les touristes et les expats, était même l’épicentre de la vie nocturne beyrouthine. Aujourd’hui, si l’atmosphère oscille davantage entre le populaire et le mainstream (H&M, Adidas, Starbucks…) que du côté du cool et du branché, le quartier vaut toujours le coup d’œil.

On profitera de son passage sur place pour dîner sur le pouce, et selon vos envies, à :

  • Barbar (Testé et approuvé par YONDER): LE fast-food emblématique du quartier. Tentaculaire (il se déploie sur plusieurs adresses) Barbar peut se targuer d’être l’un des seuls restaurants de Beyrouth à ne jamais avoir fermé ses portes pendant toute la durée de la Guerre du Liban ! On y sert l’un des meilleurs shawarmas de la ville (goûté par nos soins), et même du monde à en croire CNN.
Le "fast food" Barbar dans le quartier d’Hamra, en 1998 © ALAMY

 

 

  • Mezyan : spécialités syriennes et ambiance survoltée en soirée. Hamra dans toute sa splendeur.
  • Aboulziz : succursale de l’un des meilleurs spots de falafels de toute la ville.

En savoir plus sur Barbar ? Lisez cet excellent papier du Washington Post pour tout savoir de cette adresse beyrouthine iconique.
 

21h – Faire la tournée des bars de Gemmayzié, Mar Mikhaël et Badaro

Testé et approuvé par YONDER

La nuit est tombée sur Beyrouth, le temps est venu de célébrer la vie aux côtés des Beyrouthins le temps d’un « barathon » exceptionnel parmi les nombreuses adresses de nuit qui font la réputation de la ville. Pour cela, rendez-vous est donné à Gemmayzié où l’on pourra débuter les hostilités à Centrale, un resto-bar tendance dont l’architecture est signée du célèbre Bernard Khoury. Il voit « un acte de résistance contre le processus de stérilisation alors en œuvre dans le centre-ville ».

Puis au fur et à mesure de la soirée, on pourra se déplacer vers l’est – sans rater Torino Express, un bar minuscule et véritable institution de Gemmayzié - en direction de Mar Mikhaël, aujourd’hui l’épicentre de la fameuse vie nocturne beyrouthine.
Terrasses bondées et musique assourdissante sont la signature des dizaines de bars jouxtant la rue d’Arménie, où se pressent les voitures au luxe clinquant de la jeunesse dorée locale. Parmi les adresses recommandées dans le quartier (notamment pour éviter l’overdose de bling-bling), on retiendra Internazionale (le plus hipster-friendly), The Bohemian, Central Station (26ème meilleur bar du monde selon les World’s 50 Best Bars), Target Shot (bande-son techno) ou encore Anise.

Le bar Central Station est le seul de cette région du monde à avoir été classé parmi les World’s 50 Best Bars © Central Station

 

Les plus aventuriers pourront poursuivre la tournée des bars du côté de Badaro, un quartier tombé dans l’oubli jusqu’au milieu des années 2010. Grâce à des loyers plus attractifs et des terrasses plus spacieuses (dans l’esprit des cafés parisiens), la zone séduit au-delà des fidèles du quartier, jusqu’à venir concurrencer l’offre nocturne de Mar Mikhaël.

Le conseil en plus ? Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera certainement plus dans quelques mois. La nuit beyrouthine change vite, très vite. Pour être sûr de trouver les meilleures adresses, recherchez les articles les plus récents et renseignez-vous auprès des locaux.
 

00h30 – Danser jusqu’au bout de la nuit dans les clubs les plus branchés du Moyen-Orient

Testé et approuvé par YONDER

Après avoir levé le coude en première partie de soirée, il est temps d’aller danser ! Bonne nouvelle, la scène clubbing locale est certainement l’une des plus pointues du Moyen-Orient avec de nombreux clubs de qualité et une programmation exigeante (les DJs internationaux s’y produisent fréquemment).

Parmi les adresses à retenir pour faire la teuf jusqu’au bout de la nuit :

  • Les soirées évènementielles du promoteur C U NXT SAT, habitués à booker les meilleurs DJs du monde. Lors de notre passage à Beyrouth, la team C U NXT SAT avait organisé une double fête d’anthologie : le DJ allemand Solomun dans une gare désaffectée de Mar Mikhaël d’un côté ; le Brésilien Gui Boratto au Grand Factory de l’autre. Deux sites, plus de quinze heures de son, des milliers de fêtards et une production de classe mondiale étaient au programme. Absolument dantesque.
Le DJ superstar d’Ibiza Solomun, lors d’une soirée outdoor organisée par le promoteur C U NXT SAT © DR

 

  • Decks On The Beach : cette soirée estivale organisée par le célèbre Sporting Club Beach (lire plus haut) est le rendez-vous incontournable des hipsters beyrouthins. Pour ceux qui souhaitent éviter les immenses carrés VIP et l’ambiance clinquante, c’est the place to be.
  • The Grand Factory : l’un des grands clubs de référence à Beyrouth. Programmation électro ou techno de qualité.
  • B018 : une institution de la nuit à Beyrouth, parfois comparée au Berghain berlinois en raison de son rayonnement et de son architecture si spéciale (un bunker transformé en boîte de nuit – avec toit coulissant s’il vous plaît - imaginé par l'architecte libanais Bernard Khoury, également à l'origine de Centrale).
  • The Gärten by Uberhaus : un vaste club à deux pas de Downtown et du front de mer. Programmation éclectique.
     

 

LE SAMEDI : MARCHÉ, SHOPPING ET ROOFTOPS

11h30 – Faire ses courses au Souk el Tayeb, marché bio et éthique

Testé et approuvé par YONDER

Kamal Mouzawak partage sa vie entre Beyrouth, Paris et le reste du monde où il participe à de très nombreuses conférences. Pourtant, quand il créé en 2004 à Beyrouth le Souk el Tayeb, un marché expérimental mettant à l’honneur le travail des petits producteurs venus de tout le Liban, la démarche est encoreconfidentielle. Treize ans plus tard, Kamal Mouzawak est devenu l’un des meilleurs ambassadeurs de la culture culinaire libanaise dans le monde, prônant la cuisine, au sens large du terme, comme outil d’émancipation sociale et de fraternité entre les Hommes.

Tous les samedis, dès 9h, on file donc au Souk el Tayeb (dans la zone des « Souks de Beyrouth) retrouver la centaine de petits producteurs (bios pour la plupart, parfois issus de zone de conflit) réunis par Kamal Mouzawak et ses équipes. Le rendez-vous favori des foodies beyrouthins.

Pratique : tous les samedi aux Souks de Beyrouth (Rue Trablos) de 9h à 14h.

  • Le Souk El Tayeb, le rendez-vous incontournables des "foodies" beyrouthins © YONDER.fr
  • Kamal Mouzawak est le fondateur du Souk El Tayeb et de Tawlet © DR

 

Parfois comparé au concept store parisien Colette, Ginette est à la fois café, restaurant, galerie d’art et boutique de luxe à la curation impeccable.

 

13h – Goûter la plus authentique des cuisines libanaises chez Tawlet

Testé et approuvé par YONDER – Coup de cœur de la rédaction

Si vous ne deviez retenir qu’une adresse pour déjeuner à Beyrouth, gardez en tête celle de Tawlet. Également sous la houlette du « food activist » Kamal Mouzawak, ce lieu alternatif de Mar Mikhaël propose de goûter chaque jour chaque jour une cuisine concoctée par une femme venu d’une région différente du pays. Pourquoi les femmes ? « Car ce sont elles qui font la véritable cuisine libanaise à la maison, qui font subsister les familles » nous précise le créateur du lieu, déjà l’origine du succès du Souk el Tayeb (lire au-dessus).
« La cuisine de Tawlet reflète la gastronomie du quotidien au Liban à l’inverse des mezzes, que le monde entier connaît et associe au Liban, mais qui sont servis uniquement lors de repas festifs, au déroulé extrêmement codifié. Un peu comme le repas gastronomique français ». Déco soigneusement étudiée et clientèle stylée complètent ce lieu hybride, ouvert uniquement à l’heure du déjeuner.

  • Tawlet © YONDER.fr
  • Tawlet © YONDER.fr

 

Pratique : Tawlet (12 Rue Naher, Armenia Street). Ouvert du lundi au samedi au déjeuner uniquement (de 13h à 16h). Formule buffet à prix unique (45,000 LBP par tête).
 

15h – Faire son shopping dans les boutiques branchées de Beyrouth

Testé et approuvé par YONDER

Si les « Souks de Beyrouth » et les rues adjacentes du très chic Downtown concentrent l’essentiel des boutiques des enseignes mondialisées, de H&M à Hermès, il faut s’éloigner très légèrement de l’hyper centre pour découvrir les adresses shopping les plus intéressantes de Beyrouth.

Pour notre part, on retiendra tout particulièrement :

  • Saïfi Village : à deux pas de la place des Martyrs, ce quartier piéton façon Triangle d’Or de poche rassemble une grande partie des boutiques de créateurs et concept stores de la capitale libanaise. À retenir tout particulièrement, les superbes espaces de Nada Debs (mobilier et design) et Johnny Farah (maroquinerie, souliers, accessoires, principalement en cuir), deux « stylistes » Libanais à la renommée mondiale.
  • Le showroom Nada Debs Space dans Saïfi Village © Nada Debs

 

  • Ginette (Gouraud, entre Gemmayzié et Mar Mikhaël) : un lieu hybride parfois comparé au concept store parisien Colette. À la fois café, restaurant, galerie d’art et boutique de luxe à la curation impeccable, Ginette est trendy par essence.
  • Le concept-store Ginette © YONDER.fr
  • Sarah’s Bag (100 Rue Du Liban, Achrafieh) : une marque internationale de sacs faits main par d’anciennes prostituées et des détenues, imaginée par Sarah Beydoun. Quand la mode rencontre l’univers du social et de la réinsertion.
  • Karen Chekerdjian Store (Rue Darwish Haddad) : dans le quartier du port, l’une des plus belles boutiques de mobilier et de design de Beyrouth. Un must.
  • Sara Melki (Alexander Fleming, Mar Mikhaël) : née en 1986, Sara Melki, formée par certaines des plus grandes créatrices parisiennes (Isabel Marant, Martine Sitbon), imagine depuis 2012 ses propres lignes de vêtement gypsy-chic. Influences ethniques et belles matières sont sa marque de fabrique.
     

18h30 – Admirer le coucher de soleil depuis les rooftops hyper branchés du centre

Testé et approuvé par YONDER

Impossible de finir le weekend sans se mêler à la faune ultra lookée des rooftops à la mode du centre. À côté de la Place des Martyrs, IRIS (Al Nahar Building, Downtown Beirut) et Le Gray attirent les fashionistas et socialites beyrouthins, tout comme le Capitole, l’un des toits-terrasses les plus en vue ces derniers mois. Les plus courageux pourront quant à eux traverser la ville pour rejoindre MYU on the Roof (Seaside Road, Karantina, Harley Davidson Building), rooftop réputé pour son ambiance festive, plus proche du club que du bar (d’ailleurs, MYU n’ouvre que les jeudi, vendredi et samedi soir). Allergiques à l’ambiance show off, s’abstenir !

  • Capitole Rooftop © Owner's Facebook Page
  • IRIS Rooftop © Owner's Facebook Page
  • MYU On The Roof © Owner's Facebook Page

 

Pour Kamal Mouzawak, fin connaisseur de la scène gastronomique locale, Boubouffe sert « les meilleurs shawarmas de Beyrouth ».

 

22h – Redescendre sur terre autour d’un bon shawarma chez Boubouffe

Testé et approuvé par YONDER

Pour Kamal Mouzawak, fin connaisseur de la scène gastronomique locale, cette « brasserie libanaise » d’Achrafieh sert « les meilleurs shawarmas de Beyrouth ». On ne pouvait rêver mieux pour finir la soirée en toute simplicité.

Pratique : Boubouffe (Charles Malek, Achrafieh). Ouvert tous les jours de 12h à 23h.

 

LE DIMANCHE : EN GOGUETTE À BYBLOS

11h30 – Partir en excursion à Byblos, le « Saint-Trop’ libanais »

Testé et approuvé par YONDER – Coup de cœur de la rédaction

Dernière journée à Beyrouth, on en profite pour partir en excursion du côté de Byblos à une petite heure de route du centre-ville. Ce petit port de pèche pittoresque, prisé des stars pendant les années 1960 (notamment grâce à Marlon Brando qui y avait ses habitudes) reste une destination privilégiée des Libanais et des Beyrouthins qui adorent y venir pour échapper à l’étouffante chaleur des mois d’été.

Pratique : comptez environ 25 à 30€ (aller simple) pour rejoindre Byblos depuis le centre de Beyrouth (taxi ou Uber). Évitez de faire le trajet aux heures de pointe, l’autoroute entre Beyrouth et Jbeil (la ville moderne où se situe Byblos) est souvent - très - encombrée.

  • Les cafés du Old Souk de Byblos sont prisés de la jeunesse libanaise et beyrouthine © YONDER.fr
  • Le Château de Byblos est un incontournable de la visite de la cité millénaire © YONDER.fr

 

 

13h – Déjeuner « Chez Pépé », l’institution du port

Testé et approuvé par YONDER

Une visite de Byblos ne saurait être complète sans un passage dans le restaurant fondé par Pépé Abed, jadis surnommé le « Hugh Hefner du Moyen-Orient » ! Décrit comme un aventurier, explorateur et entrepreneur, cette figure emblématique de l’âge d’or du Liban fut l’un des pionniers du développement du tourisme haut de gamme dans le pays. La légende veut que son ami Marlon Brando, qu’il connut à Acapulco au Mexique, lui ait soufflé d’ouvrir ce restaurant dans le port de Byblos, un soir de beuverie !

  • La terrasse du Pépé Fishing Club, très calme un jour de semaine, hors saison © YONDER.fr


Depuis 1926, son mythique Fishing Club, destination favorite de la jet-set planétaire dans les années 1960 et 1970, a accueilli toutes les stars de passage au Liban, de Brigitte Bardot à Anita Ekberg (Pépé Abed aimait les jolies femmes) en passant par de nombreux chefs d’États et autres sommités internationale.
Aujourd’hui, le lieu vit davantage de sa légende qu’autre chose, mais dans le fond, peu importe. Venir « Chez Pépé » est un pèlerinage en hommage à l’une des personnalités libanaises les plus flamboyantes. « Visiter le Liban sans connaître Pépé... c’est passer sa lune de miel avec un eunuque ! » écrivait ainsi un grand journaliste du pays au Cèdre à l’époque. C’est dire !

Pratique : Chez Pépé ou Pépé Fishing Club (Port de Byblos). Ouvert tous les jours de 10h à minuit. Comptez de 25 à 45€ à la carte.
 

14h30 – Explorer le passé millénaire de Byblos

Visité par YONDER - Coup de cœur de la rédaction

Comme le note l’UNESCO qui l’a listée à son Patrimoine Mondial, la ville côtière de Byblos, située sur une falaise de grès, est « continuellement habitée depuis l'époque néolithique » ce qui en fait l’une des plus anciennes cités au monde ! C'est également ici qu'a été faite la découverte de la plus ancienne inscription phénicienne gravée sur un sarcophage, et considérée comme l’origine de notre alphabet contemporain.
La visite du Château de Byblos, dit dit aussi château de Gibelet, bâti par les Croisés au XIIème siècle sur des fondations phéniciennes et romaines, sur fond de mer Méditerranée, permet une véritable immersion dans l’Histoire.

Vue du Château de Byblos © YONDER.fr

 

Pratique : Château de Byblos, ouvert tous les jours de 9h à 18h. Entrée : 8,000 LBP (un peu moins de 5€).
 

16h – Bronzer – et faire la fête - à Eddé Sands

Sélectionné par YONDER

Une journée de visite à Byblos ne saurait être complète sans un moment dédié au farniente à Eddé Sands, le plus célèbre des resorts balnéaires de la région. Si vous ne passez pas la nuit sur place, il est tout de même possible d’y passer la journée (moyennant 36,000 LBP le weekend pour un adulte) et ainsi profiter des équipements de ce complexe chic consacré au bien-être, lieu de villégiature favori des Beyrouthins en goguette.

Vaste complexe dédié au loisir à Eddé Sands, à quelques kilomètres au sud de Byblos © DR

 

Le conseil en plus ? Si vous souhaitez faire une après-midi plage sans vous rendre à Byblos, les plages privées Lazy B Beach (ambiance cool, à une demi-heure au sud de la ville) et Orchid Beach Lounge (plus chic, une bonne heure au nord de Beyrouth, après Byblos) ont également les faveurs des locaux.

Où dormir à Beyrouth ?

Retrouvez nos reportages exclusifs sur deux des plus hôtels de Beyrouth, très complémentaires l'un de l'autre :

  • Le Gray Beirut : grand luxe, design contemporain, vaste rooftop avec piscine, bar branché et situation imbattable sur la Place des Martyrs.
  • Hotel Albergo : intimisme et faste intemporel pour cette délicieuse adresse de charme, nichée dans les petites rues d'Achrafieh.