Les hôteliers français ont toutes les raisons de regarder l’été 2026 avec satisfaction. Selon l’Insee, les hôtels ont enregistré 92,0 millions de nuitées entre mai et août, soit 1,7 % de plus qu’en 2025 et le meilleur niveau depuis 2019. La progression repose d’abord sur les résidents, la part des visiteurs internationaux recule légèrement.
La Manche et l’Atlantique nord en tête
Le littoral sort grand gagnant de la saison, avec une hausse de 4 %. Les plus fortes progressions se lisent au nord : +5,6 % sur la Manche Est et la mer du Nord, +5 % sur le Nord Atlantique et la Manche Ouest. Une tendance qui profite aux hôtels en bord de mer des côtes septentrionales, quand la Méditerranée progresse à peine (+0,3 %). La façade Sud Atlantique fléchit de 2,3 %, la Gironde ayant été touchée par les incendies de juillet.
Les métropoles pénalisées par la chaleur
Le contraste est net avec les grandes agglomération.Un repli que l’Insee relie aux épisodes caniculaires de l’été. Les séjours en ville, d’ordinaire prisés des visiteurs internationaux, ont donc moins séduit cette année. Les hôtels de montagne, eux, gagnent 1,3 % sur l’ensemble des hébergements. Les États-Unis restent la première clientèle étrangère, devant le Royaume-Uni. La dynamique vient surtout d’Europe du Nord avec l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. À l’inverse, l’Espagne et l'Italie reculent.
Cap sur la Toussaint
Pour l’arrière-saison, la feuille de route se dessine. Premier enjeu : retenir la clientèle française, qui pourrait prolonger la saison dans les hôtels de charme de l’Hexagone pendant les vacances de la Toussaint, du 17 octobre au 2 novembre. Deuxième levier, les clientèles allemande, belge et néerlandaise, les plus dynamiques de l’été, qu’il s’agit de convaincre de revenir le temps d’un week-end d’octobre. Reste enfin à préparer le rattrapage des hôtels urbains. Les chiffres de juillet et août demeurent provisoires et seront consolidés dans les prochaines publications de l’Insee.



