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Pierre Gunther, Le lundi 08 novembre 2021
En partenariat avec Atout France et Le Comité du Tourisme de la Guyane.
Sponsorisé

Pourquoi la Guyane est la destination la plus exotique de l’automne ?

Envie de tropique, de soleil et de végétation luxuriante ? Pourquoi ne pas partir… en France ! Direction la Guyane pour une escapade en pleine nature aux portes de l’Amazonie.
  • Les îles du Salut face à la ville de Kourou © Adobestock - Matyas Rehak
    Les îles du Salut face à la ville de Kourou © Adobestock - Matyas Rehak
  • La forêt amazonienne, paradis de la biodiversité et des randonnées © Jean-Emmanuel Hay CTGuyane
    La forêt amazonienne, paradis de la biodiversité et des randonnées © Jean-Emmanuel Hay CTGuyane
  • Traverser le marais de Kaw en pirogue au petit matin © Jean-Jacques Serol
    Traverser le marais de Kaw en pirogue au petit matin © Jean-Jacques Serol
  • Les zones humides de Guyane abritent une grande partie de ce département français du bout du monde © Adobestock
    Les zones humides de Guyane abritent une grande partie de ce département français du bout du monde © Adobestock
  • Les fleuves et rivières sont des routes qui traversent la forêt © Adobestock Fred Marie
    Les fleuves et rivières sont des routes qui traversent la forêt © Adobestock Fred Marie

Dans un contexte de voyage encore incertain, quoi de mieux que privilégier la France. Et si certains arguent d’un manque d’exotisme, c’est vite oublier l’outre-mer. Seule présence française en Amérique du Sud, la Guyane est une région tropicale inattendue et épargnée par le tourisme de masse, où les plages de la côte sont à quelques kilomètres de la dense Amazonie, pourtant facilement accessible grâce aux fleuves traversant la forêt.

Passer une nuit dans un carbet au milieu des arbres, observer la ponte des tortues luth, assister au lancement d’une fusée ou découvrir la culture businengué au bord du Maroni sont autant d’expériences riches qu’on ne peut vivre nulle part ailleurs. Embarquement immédiat pour la Guyane à travers 10 expériences uniques en leur genre. 

 

1. Explorer la forêt amazonienne en toute facilité 

Pas besoin d’être un sportif de haut niveau pour goûter à la nature luxuriante de l’Amazonie. Le manteau vert qui se déploie sur 8 millions d’hectares est facilement accessible en remontant les fleuves et rivières qui la traversent. Le Wapa Lodge depuis Cayenne (30 min de pirogue) ou le Camp Cariacou à 1 heure de pirogue de Kourou offrent aux familles une plongée dans la jungle que l’on n’oubliera pas de sitôt. La nuit dans un carbet, habitation traditionnelle en bois au milieu de la végétation luxuriante, les bruits d’animaux inconnus, explorer les criques alentours en kayak et jouer les explorateurs devient un jeu d’enfant. Et pour ceux qui auraient le mal de pirogue, certains camps comme l’Amazone Nature Lodge près de Cayenne, ou les Gîte Moutouchi et Carbet Toubo sont même accessibles par la route. 

  • Le Camp Cariacou, accessible depuis Kourou en seulement 1 heure de pirogue © Jorma Muller
    Le Camp Cariacou, accessible depuis Kourou en seulement 1 heure de pirogue © Jorma Muller

 

2. Rencontrer l’histoire aux Îles du Salut

Au large de Kourou, les Îles du Salut, trois petites îles volcaniques aux allures de carte postale, sont connues pour avoir abrité un ancien bagne qui accueillit notamment Alfred Dreyfus. De nos jours, on peut s’y rendre en catamaran pour un ou deux jours, en une heure de traversée, et sillonner les multiples sentiers qui parcourent les îles, se baigner dans les eaux transparentes de la « piscine des bagnards » ou tout simplement se détendre sur la plage ou à l’Auberge des Îles, seul restaurant et hôtel de l’archipel. Si l’île Saint-Joseph camoufle dans sa végétation dense les ruines du bagne actif entre 1852 et 1945, c’est sur l’île Royale qu’un petit musée très instructif raconte l’histoire de ce lieu à l’histoire mouvementée.

  • Entrée de l’Hôpital du bagne sur l’île royale © Sophie Dauwe
    Entrée de l’Hôpital du bagne sur l’île royale © Sophie Dauwe

 

PRATIQUE
Transfert en catamaran avec la 
HulotteTropic Alizés ou Promaritime Guyane.

La société guyanaise est un formidable patchwork, issue des migrations et des métissages au fil des siècles. Il en est de même de sa cuisine.

3. Goûter la gastronomie Hmong

Si la société guyanaise est un formidable patchwork, issue des migrations et des métissages au fil des siècles, il en est de même de sa cuisine, qui marie les ingrédients locaux aux traditions et épices venues d’ailleurs. Les Hmong, peuple ayant migré du Laos en 1975 après la Guerre du Vietnam, cultivent leurs traditions culinaires,notamment dans le village de Javouhey au nord de Saint-Laurent-du-Maroni où un marché à lieu chaque dimanche matin. Fruits exotiques, pamplemousses chadeks, jus de maracuja, gargotes qui servent des soupes laotiennes et autres mets traditionnels font partie de l’expérience, sans oublier les vieilles dames de la communauté qui vendent leurs créations colorées. À 1h15 de Cayenne, c’est le marché de Cacao qui entre en ébullition le dimanche, et encore plus lors du Nouvel an Hmong ou de la fête du ramboutan. Ne manquez pas le restaurant Belle Vue pour goûter aux spécialités laotiennes.

  • Marché Hmong © Wladimir Kinnoo
    Marché Hmong © Wladimir Kinnoo

 

4. Visiter le Centre Spatial Guyanais à Kourou

Rien de tel qu’une visite du Centre Spatial Guyanais pour faire briller les yeux des enfants et de leurs parents curieux de science. Le Centre compte le Musée de l’espace, et il est aussi possible de visiter les installations, de découvrir le pas de tir des lanceurs Ariane 5, Soyouz et Vega comme les centres de contrôle. Les visites, d’une durée de 3 heures, ont lieu alors même que les prochains satellites et les fusées sont en cours de montage. Environ une fois par mois, on peut observer un lancement depuis le point de vue de la montagne Carapa à Kourou, ou en obtenant une invitation à l’un des sites d’observation rapprochée, situés entre 7 et 20 km de la zone de lancement. D’une surface grande comme la Martinique, cette zone privée où la chasse est interdite est devenue un véritable refuge pour plus des 700 espèces animales et végétales de Guyane. Une richesse naturelle à découvrir une fois par mois en compagnie d’un guide de l'Office national des forêts.

  • Un lancement depuis la base de Kourou © Service optique CSG CTGuyane
    Un lancement depuis la base de Kourou © Service optique CSG CTGuyane
     

PRATIQUE
Site Web du 
Centre Spatial Guyanais et de la plateforme d’obtention des invitations.

5. Faire ses courses au marché de Cayenne 

Tous les mercredis, vendredis et samedis, le marché de Cayenne est une véritable vitrine de la culture guyanaise. Dans les halles construites par Gustave Eiffel en 1907 et tout autour, c’est une mosaïque colorée de fruits, légumes et plantes locales qui se déploie sur les étals. On remplit son cabas de produits frais et de souvenirs, rhums arrangés, épices, artisanat local, tout en se laissant tenter par les stands qui proposent des délices du monde entier. Spécialités créoles, françaises, chinoises ou laotiennes, soupes phở, nems fourrés à la crème de dachine, jus de fruit frais, poisson et poulet boucanés ou encore « roti », une spécialité indienne composée d'une grande galette de blé remplie de riz, légumes et poulet au curry sont les témoins de la diversité sociale et culturelle guyanaise qui se retrouve dans la marmite.

  • Le marché de cayenne et ses mille couleurs © Jean-Jacques Serol
    Le marché de cayenne et ses mille couleurs © Jean-Jacques Serol


Le conseil en plus ? Après le marché, on se dépense en grimpant au fort Cépérou pour une belle vue panoramique sur la ville et l’océan, et on reste à l’affut des bâtiments colorés de style créole comme l'Hôtel des Palmistes, une institution où venir prendre un verre en fin de matinée.

 

6. Se promener en vélo à Saint-Laurent-du-Maroni

Direction le nord-ouest de la Guyane et la ville de Saint-Laurent-du-Maroni, au milieu d’une végétation dense, séparée du Surinam par le fleuve Maroni. Fondée après l’ouverture du bagne, qui reçut près de 55,000 bagnards jusqu’en 1938, les habitants de Saint-Laurent étaient alors presque tous des fonctionnaires qui vivaient dans un quartier bourgeois surnommés « Le Petit Paris » par l’écrivain et journaliste Albert Londres. La colonisation a laissé des traces culturelles et architecturales, parmi lesquelles on se promène aujourd’hui à vélo ou lors d’une visite guidée thématique « Dans les pas d’Albert Londres » organisée par l’Office de Tourisme. Le Camp de la Transportation est toujours un lieu de mémoire, dont on visite aujourd’hui les baraquements, l’hôpital, la bibliothèque ou les cuisines. 

 
  • Architecture coloniale d’un ancien bâtiment administratif © Jan Vanhecke
    Architecture coloniale d’un bâtiment administratif © Jan Vanhecke

 

Si Saint-Laurent-du-Maroni est une destination singulière, à l’environnement naturel riche et à l’histoire profonde, c’est aussi une ville cosmopolite comme en témoigne le marché où se croisent Amérindiens, Businengués, Hmong, Chinois, Haïtiens, Surinamais, Brésiliens, Javanais et Métropolitains.

Le Maroni qui borde la ville nous emmène au nord vers Awala-Yalimapo, à l’embouchure du fleuve. Cette commune reculée possède de magnifiques plages sauvages, où viennent pondre la nuit des tortues luth et des tortues vertes. Vers le sud, le Maroni est la porte de l’Amazonie. Des excursions permettent de remonter le fleuve, de s’arrêter sur les îles, dans les villages et de franchir les sauts jusqu’à Maripasoula. 

  • Un village sur les berges du Maroni © Jean-Emmanuel Hay
    Un village sur les berges du Maroni © Jean-Emmanuel Hay

 

PRATIQUE
Plus d’infos sur la location de vélo à Saint-Laurent-du-Maroni et les excursions sur le Maroni avec Amazonie AccueilChuity LibaMaroni Tours ou Sabi Aliba.

Saül n’est accessible qu’après 45 min d’avion, l’idéal pour une immersion immédiate dans la forêt amazonienne.

7. S’immerger en pleine Amazonie à Saül 

Situé au centre de la Guyane, le village de Saül n’est accessible qu’après 45 min d’avion, l’idéal pour une immersion immédiate dans la forêt amazonienne. Il compte tout de même des carbets et des gîtes où passer la nuit, une plantation de cacao à visiter ainsi qu’une épicerie et deux restaurants pour se détendre au retour d’une randonnée. Alors préparez vos chaussures de marche, car le Parc amazonien de Guyane, le plus grand de France et même d’Europe, a créé une application mobile et le site web Rando Amazonie, où trouver le sentier adapté à sa condition physique, son type d’activité (à pied, en VTT ou en pirogue/kayak), la durée voulue et les points d’intérêt.

De la promenade « Gros Arbres » de 2 heures pendant laquelle observer des orchidées et parmi les plus beaux arbres de ce coin de forêt, à la grande boucle « Roche Bateau » de 13,6 km, 5 sentiers balisés pour un total de 45 km sont disponibles, ainsi que 3 sentiers non balisés à emprunter avec un guide. Le long des sentiers balisés, on retrouve des tables de pique-nique comme des lieux de baignade où les plus chanceux pourront apercevoir des loutres. Aucune excuse pour ne pas s’enfoncer sous la canopée.

  • Luxuriance de la forêt à Saül © Aurélien Brusini
    Luxuriance de la forêt à Saül © Aurélien Brusini

 

8. Découvrir le marais de Kaw en bateau

Situé à 1h15 de Cayenne en voiture, le marais de Kaw est une zone protégée uniquement accessible en bateau, en pirogue ou en carbet flottant. Accompagné d’un guide, le départ se fait du degrad de Kaw. On traverse cet immense marais de mangrove, irrigué par la rivière Kaw, en écartant les îlots de moucou-moucous et les tapis de jacinthe d’eau. En journée, c’est tout un petit monde à plumes multicolores et aux cris variés qui décolle à l’approche de l’embarcation, et avec un peu de chance, on peut même apercevoir des loutres en train de pêcher ! La nuit tombée, il est possible de dormir sur le marais. Une expérience hors du commun en pleine nature pour observer les caïmans de plusieurs espèces dont les yeux orange brillent dans l’obscurité. Avant de monter dans son hamac sur le pont du bateau, un dernier coup d’œil au ciel sera l’occasion d’admirer la voûte céleste vierge de toute pollution lumineuse et la Voie Lactée brillant de mille feux.

  • Le marais au petit matin © Claude Rives CTGuyane
    Le marais au petit matin © Claude Rives CTGuyane

 

PRATIQUE
Excursions en journée ou de nuit avec 
Le MorphoTig Dilo ou Jal Voyages.
Déjeuner possible au restaurant traditionnel Gingembre Nouveau à Kaw où goûter à l’atipa, le poisson pêché dans les marais. 

9. S'éveiller à la diversité culturelle des peuples guyanais

La Guyane est une mosaïque de cultures rassemblant des peuples amérindiens, bushinengés descendants d'esclaves africains, européens et asiatiques. 

Une visite au Musée Kalapa, le centre d’archéologie amérindienne de Kourou, permet de remonter aux origines de la présence amérindienne et d’observer des pétroglyphes datant de l’époque précolombienne. Plus près de nous et bien vivants, des festivals célèbrent la diversité culturelle de Guyane et valorisent les cultures autochtones, leurs langues et leurs traditions. À Cayenne, la Journée des peuples autochtones organisée chaque année entre la fin juillet le 9 août rassemble sur la place des Palmistes un village artisanal, des expositions, des tables rondes, des prestations artistiques et des ateliers. À Awala-Yalimapo, ce sont les Kali’na de Guyane et du Surinam qui se réunissent pour la Nuit du Sanpula, rythmée par des danses et des chants, dans le but de revitaliser la pratique du tambour traditionnel (sanpula).

  • Le Centre Kalawachi permet de s’initier à la vannerie, au ciel de case et à la gravure et de visiter les principales architectures amérindiennes © Didier Farnaud
    Le Centre Kalawachi permet de s’initier à la vannerie, au ciel de case et à la gravure et de visiter les principales architectures amérindiennes © Didier Farnaud

 

Une autre manière de découvrir les cultures de Guyane est de se rendre au Centre Kalawachi à Kourou. En plus d’être un hébergement où suspendre son hamac, il permet de s’initier à la vannerie, au ciel de case et à la gravure et de visiter les principales architectures amérindiennes de Guyane. Le Camp Saut Leodate est quant à lui animé par une association composée de Saramakas et organise des séjours pour découvrir la culture bushinengué.

Enfin, la remontée du Maroni, peuplé sur ses deux rives de peuples amérindiens et bushinengués Bonis et Djukas, est riche en découvertes. Sur la journée ou pour des excursions jusqu’à 10 jours, les pirogues font étape dans les villages d’Apatou, Providence, Grand Santi, Papaïchton jusqu'à Maripasoula à leur rencontre.

PRATIQUE
Les excursions sur le Maroni sont organisées notamment par 
Sabi Aliba et Chuity Liba.

 

10. Aller à la rencontre de la biodiversité de Guyane

Avec 40% de la biodiversité française, la Guyane se hisse haut la main en tête des destinations où observer une faune et une flore préservées. Entre forêts, marais et mangroves, les divers milieux sont propices à de multiples rencontres. Les plages de la Réserve naturelle nationale de l’Amana accueillent les tortues luth, une espèce en voie de disparition, du mois d’avril à juin pour la ponte, et le majestueux ibis rouge, que l’on retrouve aussi aux embouchures du fleuve Sinnamary ou de l’Oyapock. Ce sont 520 espèces d’oiseaux qui sont présentes en Guyane, dont une bonne partie dans le marais de Kaw.

La forêt amazonienne abrite quant à elle une flore incomparable, un seul hectare de forêt renferme souvent plus d’espèces d’arbres différents que n’en comporte toute la flore de l’Hexagone ! On y trouve de nombreuses espèces endémiques comme raddiella vanessiae, le plus petit bambou du monde découvert en 2007. Et l’inventaire ne cesse d’évoluer. Environ 100,000 espèces d’insectes sont connues en Guyane, mais les experts estiment leur nombre entre 400,000 et un million. 

Plus d'information sur la faune et la flore de Guyane et du Parc amazonien de Guyane.

  • Tortue Luth © Jean-Emmanuel Hay CTGuyane
  • Singe hurleur © Nicolas Cegalerba

 

 

 

Cet article sponsorisé a été réalisé par les équipes éditoriales de YONDER en partenariat avec Atout France et le Comité du Tourisme de la Guyane

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Partir en Guyane

Vol Paris CDG /Orly – Cayenne (9h) avec Air France à partir de 570 € A/R et depuis Paris Orly 4 avec Air Caraïbes.

Plus d'informations sur le site Guyane-Amazonie.

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