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David Ukaleq, Le vendredi 05 juin 2015
72 heures à...

96h dans les paysages volcaniques des Canaries, entre Lanzarote et Tenerife

Pour beaucoup les Canaries sont synonymes de tourisme de masse dans des resorts géants. Mais faut-il être snob et les bouder pour autant ? La réponse est clairement non. Nous vous proposons 96 heures de découverte dans les paysages volcaniques de Lanzarote et de Tenerife, à la beauté parfois irréelle.
  • Décor de science-fiction ? C’est la vue depuis le départ du téléphérique du Teide, à Ténérife.
    Décor de science-fiction ? C’est la vue depuis le départ du téléphérique du Teide, à Ténérife.
  • Le paysage volcanique de La Geria à Lanzarote, où les vignes poussent protégées par des murets.
    Le paysage volcanique de La Geria à Lanzarote, où les vignes poussent protégées par des murets.
  • Le parc de Timanfaya à Lanzarote dont le paysage a été façonné il y a seulement 300 ans !
    Le parc de Timanfaya à Lanzarote dont le paysage a été façonné il y a seulement 300 ans !
  • Un bus emmène les visiteurs sur la route du parc de Timanfaya. Vue depuis le restaurant El Diablo conçu par Cesar Manrique.
    Un bus emmène les visiteurs sur la route du parc de Timanfaya. Vue depuis le restaurant El Diablo conçu par Cesar Manrique.
  • La plaine de l’Ucanca dans la caldera de Las Cañadas, à Ténérife.
    La plaine de l’Ucanca dans la caldera de Las Cañadas, à Ténérife.
  • Le long de la route TF-21 dans le parc du Teide, en direction de Vilaflor, peu après la bifurcation avec la TF-38.
    Le long de la route TF-21 dans le parc du Teide, en direction de Vilaflor, peu après la bifurcation avec la TF-38.
De 1730 à 1736, une série d'éruptions a profondément changé le visage de l'île en faisant émerger plusieurs volcans.

Jour 1 - Arrivée à Lanzarote

Nous tablons sur un atterrissage en début d’après-midi à Lanzarote (Arrecife, ACE) et prenons possession de notre voiture de location à l’aéroport. Evitez les loueurs les moins chers avec leurs frais cachés qui pour 1 ou 2 jours de location s’avèreront aussi coûteux que les autres et avec une attente plus longue au comptoir ! Prenons tout de suite la direction de la pointe sud de l’île, dont la côte de Papagayo abrite plusieurs belles plages. 

Quitter la route principale LZ-2 avant Uga pour prendre sur la gauche la LZ-702 qui passe par Las Casitas et Femès. Vous passerez à Maciot, qui doit son nom à Maciot de Béthencourt, neveu de Jean de Béthencourt qui, venu du pays de Cau, conquit l’île en 1402. Il y subsiste des maisons datant de cette époque dont une guest house, la Casa Rural Los Ajaches, où la tradition veut que Maciot lui-même ait séjourné. 

Sur la gauche se situent les massifs du parc national de Los Ajaches. Pour rejoindre la côte il vous faudra, arrivés au dernier rond point qui se trouve au bout de la route 702, prendre la route de terre à gauche (en continuant tout droit on entre dans Playa Blanca qui concentre un grand nombre de resorts). Sur votre gauche vous apercevez le massif de Hacha Grande.

La dernière partie de la route de terre, qui permet d’accéder aux plages, se trouve à l’intérieur du parc et il faudra s’acquitter de 3 € par personne au péage pour continuer. Mais vous serez récompensés par de très belles plages, dont celle de Papagayo, qui forme un arc de cercle entouré par deux rochers, est la plus fameuse. Celle de Playa Mujeres, un peu plus au nord, est la plus longue (400m). 

Pour continuer notre visite de l’île, on reprendra la LZ-2 à Playa Blanca pour filer vers le Nord, direction les Salines de Janubio. Celles-ci ne se visitent pas mais offrent depuis la route (possibilité de se garer) une vue étonannte, avec leurs formes rectangulaires et subtiles nuances pastel. On tournera à gauche pour contourner les salines et rejoindre la route côtière (LZ-703).

Cette route pittoresque offre deux attractions supplémentaires : le site de Los Hervideros (déchaînements en espagnol), où les vagues viennent se casser le long des rochers de lave. Puis juste avant d’entrer dans le village de pêcheur d’El Golfo, la lagune verte du site El Charcho de los Clicos. Celle-ci, connectée à la mer via des fissures souterraines, doit sa couleur à la concentration élevée d’une espèce d’algues particulières. Le vert forme un contraste saisissant avec le gris du sable volcanique et l’ochre des rochers qui la surplombent. 
 

  • Le paysage volcanique de La Geria dans la lumière du soir.

 

A El Golfo se succèdent de nombreux restaurants de poisson. Probablement pas d’adresses véritablement gastronomiques mais du poisson de qualité. Essayez par exemple le bocinegro (pagre) qui passe pour un des meilleurs poissons locaux. Si vous êtes un amateur de couchers de soleil, l’orientation vers l’ouest en fait un endroit privilégié pour observer le disque solaire disparaître sous l’horizon. Attention cependant le rythme n’est pas très espagnol, vers 22h l’endroit est relativement désert et certains établissements ont déjà fermé leurs portes.

La Geria

Vous préfèrerez peut-être profiter de la lumière du soir dans les terres de l’intérieur de l’île, en allant manger des tapas dans l’une des bodegas de La Geria. Pour ça on rejoinda la LZ2 - toujours elle - via la LZ-104 qui passe dans un champ de lave. Un avant-goût des paysages du parc de Timanfaya qui se trouve sur la gauche. La lumière du soir serait en fait idéale pour le visiter mais les derniers tours ont lieu à 17h (18h pendant les mois d’été) et il faudra donc patienter jusqu’au lendemain.

Après avoir traversé Yaiza et Uga, on atteint le même rond point que celui où on avait pris la 702 mais cette fois on tournera à gauche (au nord) en direction de La Geria (LZ-30). Le paysage de la Geria est unique à Lanzarote et est le résultat de la persévérance des paysans face à une nature pourtant sans merci.

En effet de 1730 et 1736, une série d’éruptions a profondément changé le visage de l’île en faisant émerger plusieurs volcans et en recouvrant de lave plus du quart de sa surface. Des villages entiers, dont celui de Timanfaya qui a donné son nom au parc, furent ensevelis. Le sol noir de la Geria est aujourd’hui constellé de centaines de cavités semi-ciculaires creusés par les paysans pour y retrouver la terre cultivable. En outre des murets (zocos) protègent du vent les fragiles plants de vignes. 

On pourra s’arrêter par exemple à la bodega El Chupadero qui bénéficie d’une belle vue sur la campagne et qui offre de la musique live le soir. Citons aussi la bodega d’El Grifo, la plus ancienne de l’île. 

Où dormir à Lanzarote ? Les meilleurs hôtels, B&B et villas

Pour ce court séjour à Lanzarote, nous avons tendance à privilégier des adresses qui reflètent le caractère rural de cette île volcanique plutôt que les resorts de la côte. Vous pouvez retrouver notre sélection en suivant le lien 8 adresses de charme à Lanzarote. Vous pourrez également jeter un coup d’oeil sur la Casa Tomaren, la Casa El Morro ou encore la Casona de Yaiza.

Et pour ceux qui préfèreront malgré tout un hébergement luxueux dans un environnement hôtelier classique, citons le Melia Las Salinas, un grand resort qui comprend aussi 9 Garden Villas. Chaque villa a sa piscine privée de 20 m2, sa douche extérieure et son lit balinais, occupant une surface totale - intérieure et extérieure - de 500m² (environ 500€ la nuit). A noter aussi : les piscines du resort, designés par César Manrique. 

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  • La plage de Papagayo au sud de Lanzarote. Santi MB/flickr CC
  • Au restaurant Bogavante à El Golfo. Un endroit idéal pour observer le coucher du soleil... quand le ciel est clair !

 

En découvrant les Jameos del Fuego Rita Hayworth aurait déclaré qu’il s’agissait de la 8ème merveille du monde.

Jour 2 - Les montagnes de feu et les créations de César Manrique

Nous démarrons cette journée par la visite du parc de Timanfaya qui ouvre à 10h. Toute la zone des Montañas del Fuego a été créée par les éruptions du 18ème siècle déjà mentionnées et constitue ainsi un des paysages les plus jeunes du monde

La matinée est idéale car l’affluence y est encore limitée (alternativement on pourra faire ce programme à l’envers et venir à 17h pour le départ des derniers tours). La visite du parc est possible seulement via un tour en bus de 50 min. Cela est un peu frustrant car si on comprend la nécessité de préserver cet environnement fragile, on aurait bien aimé malgré tout pouvoir s’arrêter et admirer ce décor à couper le souffle sans rester constamment derrière la vitre d’un bus.

Heureusement on profite aussi d’une vue remarquable depuis le bâtiment, designé par César Manrique (voir plus bas), qui abrite le restaurant El Diablo et la boutique. Une des curiosités du lieu est le four naturel où l’on fait griller poulet et autres viandes avant de les servir au restaurant. Si vous y déjeunez, pas de repas gastronomique en vue mais des prix modérés et une vue panoramique inégalable depuis la salle circulaire.

A l’entrée du parc de Timanfaya on vous conseille d’acheter un billet valable pour 3 ou 4 centros turisticos car on compte poursuivre la journée en visitant les autres créations de César Manrique. Cet artiste natif de Lanzarote (1919-1992) a toute sa vie oeuvré pour la préservation de l’île, limitant l’expansion des hôtels et resorts à quelques zones de l’île, ainsi que la hauteur des bâtiments.

Proche du courant surréaliste, il revient à Lanzarote après un séjour aux Etats Unis (1964-1966) effectué à l’invitation de Nelson Rockefeller. A partir des années 1970 sa créativité s’exprime entre autres par une série d’étonnants projets architecturaux qui se fondent dans le paysage ou en intègrent des éléments naturels

Première étape : le Jardín de Cactus. Prendre la route LZ-2 en direction d’Areciffe puis la LZ1 pour aller vers le nord. Ce petit bijou est la dernière création de Manrique (1990), établie sur le site d’une carrière désaffectée. Par un escalier, on descend dans une grande cavité grise, qui peut évoquer un cratère mais qui nous fait aussi penser à une version géante des cavités où poussent les vignes de la Geria. Une fois à l’intérieur, on est plongé dans un univers étrange peuplé par plus de 7000 cactus. Plus de 1000 espèces différentes, dont on ne soupçonnait pas même l’existence, sont représentées !

 

Reprenons la LZ-1. Quelques kilomètres plus au nord, après Punta Mujeres, se trouvent les encore plus étonnants Jameos del Agua. Le site est conçu autour d’un tunnel volcanique dont les jameos désignent les ouvertures - résultant d’un effondrement partiel de la voûte - auquel ils fournissent un accès naturel. Manrique y a aménagé un bar-restaurant qui, outre la journée, est ouvert en soirée du jeudi au samedi, avec de la musique live.

Un petit lac sous-terrain abrite plusieurs espèces endémiques dont de surprenants crabes aveugles transparents, qui sont devenus le symbole du lieu. En remontant de l’autre côté du lac, on quitte l’ambiance un brin inquiétante de cet univers sous-terrain pour découvrir un superbe bassin blanc immaculé dont l’eau bleutée est nettement plus accueillante - du moins pour des humains ! En découvrant le lieu, Rita Hayworth, qui avait fait la connaissance de Manrique durant son séjour en Amérique, aurait déclaré qu’il s’agissait de la 8ème merveille du monde. 

Les Jameos des Algua n’occupent en fait qu’une petite portion de ce tunnel volcanique long de plusieurs kilomètres ! A seulement 1 km à l’ouest (sur la LZ-204) se trouve l’entrée de La Cueva de los Verdes, qui permet de visiter une section du tunnel comprenant plus d’un kilomètres de galeries superposées. Les parois de la grotte se parent de mutiples nuances de couleurs, lui donnant un aspect particulièrement spectaculaire.

Continuant sur la route, vous gagnerez la dernière étape de la journée, le Mirador del Río. Situé sur un promontoir rocheux (475m) qui domine l’archipel de Chinijo, le mirador a été aménagé par Manrique à l’intérieur même de la falaise. Un bar panoramique ainsi qu’une plateforme extérieure fournissent une vue magnifique sur l’île voisine de la Graciosa.

Si jamais vous arrivez après la fermeture du site ou qu’il vous reste du temps, vous pouvez contourner à pied l’accès au Mirador (vers l’est) pour vous diriger vers la grande antenne radio. De là vous aurez aussi un panorama éblouissant. Les restes d’installations militaires datent pour la plupart de la deuxième guerre mondiale mais certaines remontent à la guerre hispano-américaine de 1898.

Où dîner ?

Une des meilleures adresses de l’île est La Tegala du chef German Blanco. Citons aussi le restaurant panoramique Altamar de l’Arrecife Gran Hotel, seul immeuble haut de l’île. Ou, avec un budget inférieur et en restant à la campagne, barstro, situé dans le village de Nazaret.

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  • Le bassin bleu des Jameos del Agua, site aménagé par César Manrique autour d’un tunnel volcanique.
  • En bus dans le parc de Timanfaya.
  • Un des 7000 cactus du Jardín de Cactus de Cesar Manrique.
  • La brume enveloppe l’île de la Graciosa, séparée de Lanzarote par le bras de mer El Río.
Pas besoin d’être géologue pour être impressioné par les paysages dignes d’un film fantastique de la caldeira de de Las Cañadas.
Comprendre la géographie de Ténérife.

Jour 3 - vol pour Ténérife et découverte du parc du Teide

A moins d’être particulièrement matinal, on se contentera probablement d’un petit-déjeuner au soleil avant de prendre la route de l’aéroport et de s’envoler pour Ténérife - Binter Canarias a un vol vers 11h. Nous atterissons à Los Rodeos (Tenerife Nord, TFN) et prenons la direction du Parc du Teide via la route TF-24, la Carretera Dorsal

On ne tarde pas à se trouver dans la forêt et on a peine à imaginer que tous ces arbres laisseront bientôt place à des paysages presque entièrement minéraux. Mais l’altitude n’est encore que de 900m environ à La Esperanza tandis qu’elle atteint presque 2400m à la Caldera de Las Cañadas. 

A Las Raíces, juste après l’intersection (environ 5 km après La Esperanza) un bar/grill offre une possibilité de pause-déjeuner au milieu des arbres. Les distances à parcourir sont modestes mais on progresse à une allure évidemment modérée sur cette route sinueuse.

Et bien sûr on fera quelques arrêts pour admirer la vue depuis les différents miradors qui bordent la route. Les plus fameux sont ceux de Chipeque et Chimague, accessibles par une même voie et dont la disposition de part et d’autre de la crête permet de voir chacun des deux versants de Tenerife. Depuis celui de Chimague on aperçoit l’île voisine de Gran Canaria tandis que depuis celui de Chipeque on contemple la vallée de La Orotava.

En arrivant dans le parc du Teide, vous remarquerez plusieurs étranges bâtiments blancs sur une éminence. Ce sont ceux de l’observatoire astronomique du Teide qui abrite les téléscopes d’instituts astrophysiques de plusieurs pays. L’observatoire peut se visiter mais il faut réserver à l’avance (3 visites par semaines, à midi).

Quelques kilomètres plus loin, à El Portillo se trouve le centre de visiteurs (fermeture à 16h) et le point de départ de plusieurs randonnées. En fait l’étendue du parc naturel du Teide, inscrit au patrimoine de l’UNESCO, coincide essentiellement avec celle de la gigantesque caldeira de Las Cañadas. Une caldeira est une dépression circulaire qui a pour origine l’effondrement d’un édifice volcanique.

Celle de Las Cañadas (cañada signifie "col" en espagnol ou ici "chemin de transhumance" ) s’est formée il y a environ 160.000 ans. Encore aujourd’hui sa genèse fait l’objet de théories concurrentes : un effondrement vertical ou un glissement de terrain latéral massif, analogue à ceux qui auraient formé, plus tôt, les vallées voisines de La Orotava et de Güímar. Quoi qu’il en soit, pas besoin d’être géologue pour être impressioné par ces paysages dignes d’un film fantastique. Et qui servirent d’ailleurs de décor au film de 1966 One million Years B.C. qui révéla la sexy Raquel Welsh, ou plus récemment à Clash of the Titans (2010).

 

  • La vallée de l’Ucanca depuis les Roques de García.

 

Après El Portillo, arrêtez-vous aux Minas de San José, site d’une ancienne carrière de pierres ponce projetées par le volcan de Montaña Blanca. Cette étendue de graviers aux nuances jaune et vert pâle ne ressemble à rien d’autre et on s’émerveillera des plantes qui poussent ca et là, particulièrement quand elles fleurissent au printemps.

Il sera sans doute trop tard pour prendre le téléphérique qui monte au pic du Teide (dernière ascension à 16h), c’est pourquoi on vous propose de passer la nuit au Parador qui se trouve dans le parc et de faire l’ascension du Teide le lendemain matin. Cela permettra de profiter du parc dans la lumière du soir. Juste en face de l’hôtel se trouve les Roques de García, des formations rocheuses depuis lesquelles on a une vue à couper le souffle sur la plaine de l’Ucanca en contrebas. Un rocher constitue une plate-forme naturelle qui invite aux selfies.

Vous pourrez continuer sur la route TF-38 jusqu’à la frontière du parc ou un peu au-delà dans la Corona Forestal avant de faire demi-tour : les arbres réapparaissent à mesure qu’on redescend, jusqu’à former une forêt dont le vert se détache de manière spectaculaire de la couleur anthracite du sol. Le début de la route TF-21, qui descend vers Vilaflor, offre aussi des vues intéressantes. 

Si vous passez la nuit au Parador, préférez les chambres supérieures ou une Junior Suite, avec balcon et vue sur le Teide. Le vendredi soir, à 22h30 l’hôtel organise des séances d’observation astronomique. Il y a également une petite piscine intérieure (ouverte de 8h à 22h) et un sauna.

  • La vipérine de Ténérife (Echium wildpretii), une espèce endémique photographiée ici près d’El Portillo dans le parc du Teide.
  • La forêt qui borde la Carretera Dorsal. Un contraste saisissant avec les paysages du Teide.
  • Près des Minas de San José. Avez-vous remarqué l’inscription  "I♡BOO" dans le paysage?

 

Avec ses 3 718m le sommet du Teide est enneigé en hiver, tout en étant à la latitude du Sahara.

Jour 4 - Téléphérique pour le Teide et route de Masca

Ce matin, prenez le téléphérique qui vous emmènera à 3 550 mètres en 8 minutes (attention par vents forts il se peut qu'il soit fermé, renseignez-vous la veille). Avant même de monter, la vue depuis la station est déjà spectaculaire.

Pour aller jusqu'au sommet du Teide (3 718m), le plus haut d’Espagne, il faut continuer à pied depuis la station supérieure mais cela n'est possible qu’avec un permis réservé à l'avance. Il s’agit d'une mesure destinée à protéger l'environnement fragile du volcan. Sinon faites le chemin, plus facile et ouvert sans restriction, vers le Mirador de Fortaleza (ca. 25 min). 

pparu après la formation de la Caldeira, le volcan du Teide est aujourd'hui endormi. La dernière éruption majeure a eu lieu sur le volcan voisin de Pico Viejo en 1798. La température est évidemment inférieure à celle du bas et le Teide est couvert de neige en hiver. Celle-ci peut subsister par endroits jusqu’au printemps voire même une partie de l’été. Les plus courageux pourront décider de redescendre à pied mais sachez que cela prend environ 4h. Prévoyez dans ce cas chaussures et vêtements appropriés.

 

 

En fin de matinée ou début d'après-midi, quittons le parc pour gagner la pointe ouest de Tenerife, où se trouve le massif du Teno. Prendre la TF-38 jusqu'à Chio puis la TF-375 jusqu'à Santiago del Teide. La route TF-436 qui passe par le village de Masca et serpente dans le massif du Teno est particulièrement pittoresque.

Peu après Masca, la cafétéria du Mirador de la Cruz de Hilda est un endroit idéal pour faire une pause. Après le mirador de Baracán, situé sur la ligne de crête, la route redescend vers la vallée de El Palmar. Une fois parvenue dans la vallée elle est moins spectaculaire : s’il est tard et qu’on a choisi de passer la nuit près de Guía de Isora ou Costa Adeje (voir notre sélection d’hôtels) on pourra en profiter pour faire demi-tour.

Pour ceux qui souhaiteraient passer la dernière nuit dans cette région paisible de l’île il est aussi possible de faire étape au Vincci Collection de Buenavista del Norte. S’il est encore tôt, soit qu’on ait été très matinal, soit que le téléphérique ait été fermé, on peut poursuivre la route vers l’est jusqu’à Garachico avant de repartir vers le sud par la TF-82.

Jusqu’en 1706 Garachico (vue de haut sur cette image) fut un port important, qui exportait du vin de Malvoisie. Mais une éruption de la Montaña Negra, environ 8km au sud, devait détruire une grande partie de la ville. Parmi les bâtiments qui ont subsisté à l’éruption, le plus ancien est l’ancien couvent San Francisco (1524). Sur le front de mer, le Castillo San Miguel (1575), qui veillait sur le port et le protégeait des pirates, fut lui aussi épargné par les coulées de lave. Celles-ci anéantirent entièrement le port, mettant fin à la période de prospérité de la ville. Mais elles créèrent du même coup des piscines naturelles (photo), une attraction aujourd’hui très populaire. Une version naturelle de l’infinity pool, en somme. 

  • Le téléphérique du Teide.
  • Première lumière du jour à Masca. © blinking idiot

 

Le Ritz-Carlton Abama, en plus de sa citadelle mauresque, offre chambres et suites réparties dans des villas individuelles.

Où passer la nuit

A Buenavista del Norte, le Vincci Seleccion Buenavista Golf & Spa est un hôtel à taille humaine qui séduira ceux qui prèfèrent rester dans l’environnement rural de l’extrémité nord-ouest de Ténérife. Vue sur la mer et le golf et belle infinity pool. Le tout sans casser sa tire-lire, puisque les chambres sont à partir de 125€.

Près de Guía de Isora, au sud de Playa San Juan se trouve le Ritz Carlton Abama. Vaste resort disposant de son propre golf, il compte plusieurs restaurants dont deux étoilés au Michelin : Kabuki (1*), que nous avons testé, et M.B. (2*), restaurant du célèbre chef basque Martín Berasategui. L’hôtel est constitué d’un bâtiment principal, "citadelle" de style mauresque qui abrite plusieurs des restaurants, ainsi qu’une partie des chambres et suites ; mais aussi d’une série de villas réparties sur la pente qui descend vers la mer. Nous vous conseillons de louer une chambre - ou une suite - dans l’une des villas Tagor : cela permet de profiter des nombreuses possibilités offertes par le resort tout en bénéficiant d’un environnement plus intime. Chaque groupe de villas possède sa propre piscine réservée aux adultes et bordée d’agréables jardins. A partir de 150€/nuit (chambres citadelle) et 260€/nuit (chambres Villa Tagor).

Non loin de là, à côté d’Alcalá, le Red Level at Gran Melia Palacio de Isora, véritable resort dans le resort, offre lui aussi des chambres très luxueuses, dont certaines ont même une terrasse avec un jacuzzi. En outre le Red Level a sa propre piscine, en plus de celle, immense, du resort principal. Le clou : les Garden Villas (800€ la nuit) qui mettent 600 m² à disposition de leurs chanceux occupants, dont une piscine privée. A partir de 200€/nuit pour les chambres Red Level.

Si vous redescendez jusqu'à Costa Adeje, mentionnons deux autres possibilités. Les luxueuses Royal Garden Villas, elles aussi situées à côté d’un golf. Les 11 villas, entre 140 et 360 m², disposent toutes de leur propre piscine, en plus d’une piscine principale et d’un spa somptueux. A partir de 300€ la nuit. Et le Gran Hotel Bahia del Duque, de style colonial, qui a lui aussi une offre haut de gamme, et offre en outre des villas très exclusives. A noter : un très beau spa avec circuit thermal. A partir de 250€ pour une chambre. Villas à partir de 900€.

  • Vue du Ritz-Carlton Abama avec au premier plan la citadelle, puis les villas qui s’étendent jusqu’à la mer et, à l’arrière plan, l’île de la Gomera. © Ritz-Carlton Abama
  • La piscine du Red Level au Palacio de Isora. © Melia
  • La piscine de la ville Gran Duquesa des Royal Garden Villas. © Royal Garden Villas
  • Le solarium et le golf du Vincci Selection à Buenavista del Norte.  © Adolfo Gosálvez

 

Jour 5 - Se détendre dans son resort avant de prendre l’avion 

Dernier jour aux Canaries, en prévoyant un vol de retour dans l’après-midi. Après les journées précédentes bien remplies, on a bien mérié de profiter du resort dans la matinée.

Depuis les environs de Guía de Isora, comptez une demie-heure pour gagner l’aéroport Reina Sofia de Ténérife Sud (TFS) et 1h15 pour celui de Ténérife Nord (TFN). La plupart des vols pour Paris partent de ce dernier.

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Vols pour Lanzarote

Avec Vueling, depuis Paris Orly (ORY)

- vol direct le samedi (3h50)
- via Barcelone, en semaine (5h25)  

Avec Jetairfly, depuis Paris CDG, les lundi et samedi (4h)

Avec Ryanair, depuis Beauvais (BVA), les jeudi jusqu’à fin octobre 2015

Vols pour Tenerife

Avec Easyjet, depuis Paris CDG, les mardi samedi

Avec Iberia, depuis Paris Orly (ORY), les samedi

Avec Ryanair, depuis Beauvais (BVA), les mercredi et dimanche

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Liens utiles (Ténérife)