Pascale Missoud, Le jeudi 17 septembre 2026Que faire à Varsovie en 3 jours ? Guide des bonnes adresses
Dévastée pendant la Seconde Guerre mondiale, reconstruite avec une étonnante détermination, Varsovie cultive aujourd'hui une énergie débordante. Entre mémoire et modernité, la capitale polonaise multiplie les lieux culturels comme les tables inspirées, les gratte-ciels insolents comme les complexes détonnants. Parmi les symboles de cette métamorphose, Praga, l'ancien quartier ouvrier, s'impose comme l'épicentre de son renouveau. Notre carnet d'adresses des bonnes adresses de Varsovie en 3 jours, le temps d’un week-end en Europe.
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Varsovie © Victor Malyushev
Jour 1 - Découvrir Praga, le Varsovie qui bouge
16h - Où dormir à Varsovie ? Check-in au Moxy Praga
Et si vous commenciez votre week-end à Varsovie à Praga ? Ce quartier en pleine mutation se trouve de l’autre côté de la Vistule, à 30 minutes de l’aéroport. Et c’est dans ce vaste complexe de briques rouges de la fin du XIXe siècle, ancienne distillerie de vodka Koneser, que s’est infiltré l’hôtel Moxy. A l’image des autres adresses de la marque du groupe Marriot Bonvoy, la décoration de cet hôtel lifestyle 3 étoiles est décomplexée. Le vaste hall ouvre sur un espace très convivial : canapés et fauteuils aux coussins bigarrés, néons aux murs, babyfoot, deux énormes ours en peluche et jusqu’à une marelle dessinée sur le sol en béton.
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Le hall de l’hôtel © Moxy Warsaw Praga
En journée, l'hôtel devient espace de coworking avant de s’animer en soirée. Pour un peu, on manquerait le comptoir du check-in - gardé par un loup en résine rouge - car il fait aussi office de bar. Un cocktail de bienvenue - mocktail ou cocktail ? - et on file s’installer dans l’une des 141 chambres : une tablette pour travailler avec un téléphone à touches tout droit sorti des seventies, un pouf rebondi et un fauteuil, une télévision grand format et une salle de douche au carrelage métro. Très fonctionnelle, elle ne fait pas l’impasse sur le confort : la literie est excellente. Pour plus d'espace, pourquoi ne pas choisir une Maxi Cosy Sleeper ? Avec ses 31 m2 et un espace séparé avec canapé, elle se fait presque suite.
Moxy Warsaw Praga
141 chambres, prix à partir de 68 euros
Centrum Praskie Koneser, Ząbkowska 29, Praga
18 h - Prendre le pouls de Praga
Trop tôt pour aller dîner mais parfait pour flairer l’atmosphère du quartier qui gravite autour de Ząbkowska, l’artère principale du quartier qui déroule cafés, beer garden, restos dont la simplicité n’a d’égal que l’accueil, décontracté et souriant derrière des façades souvent décaties : on sent, d’emblée la gentrification en marche, les tentatives créatives, l’ambiance gentiment bobo. On en profite pour jeter un œil à travers les grilles fatiguées de ce qui fut le marché le plus vivant de Praga : le Bazar Rózyckiego, véritable institution à ciel ouvert - il est plus que centenaire - devenu repère pour les gangs du quartier au début du XXe siècle, on y trouve encore légumes et volailles, vêtements et livres et même des robes de mariées. On y sent toujours ce parfum d’antan, voué, pourtant, à disparaître.
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Bazar en plein air © waxelly
Bazar Różyckiego
Targowa, 54
20h - Soupe et DJ set
Pas besoin d’aller loin pour le dîner. Le complexe qui héberge le Moxy distille bars, restaurants et bien sûr le musée de la vodka. Ne cherchez pas ici de plats typiques, le lieu, dynamisé le week-end avec ses DJ sets, verse plutôt dans la street food. On peut néanmoins savourer une soupe, servie de façon traditionnelle dans un pain au levain évidé croustillant garnie de saucisses, lard, pommes de terre et œuf. Parfumé et roboratif !
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Le bar © Setki Powodów
Setki Powodow
Centrum Praskie Koneser,
Place Konesera 1, Praga
Site officiel de l'établissement
Jour 2 - Que faire à Varsovie ? De Praga à la vieille ville
8h30 - Petit-déjeuner au Moxy Warsaw Praga
Juste à côté de la réception, l'espace petit-déjeuner se veut convivial avec ses grandes tables. Mais on peut aussi le savourer dans son coin, assis sur de confortables fauteuils autour d’une table basse. Le buffet, généreux, offre une belle variété de pains, de viennoiseries locales et de céréales. Sucré et salé, il y en a pour tous les goûts, jusqu’aux harengs fumés.
9h30 - Visiter le Musée de Praga
Une pimpante façade abricot abrite ce musée à l’atmosphère un peu surannée mais qui permet de comprendre plus d’un siècle d’histoire du quartier, très ancienne et dont le développement s’est accéléré au début du XXe siècle avec l’ouverture de la liaison ferroviaire Vienne-Saint Petersbourg : de nombreuses usines s’installent alors ici, les ouvriers suivent, faisant de ce côté de la Vistule un site populaire et très vivant jusqu’à la chute du communisme. Autour d’une maquette de Praga, la salle du rez-de-chaussée en retrace l’histoire à travers un très important fonds documentaire (dessins, textes et photos par dizaines). Le 1er étage évoque la vie quotidienne et les traditions, abandonnant au sous-sol les expos d’artistes locaux.
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Exposition permanente © Muzeum Warszawskiej Pragi
Muzeum of Warsaw Praga
Rue Targowa 50/52, Praga
Site officiel de l'établissement
11h - Découvrir Saska Kępa, le Varsovie moderniste
A 20 minutes en tram ou bus, on va flâner dans les ruelles ombragées de Saska Kępa. Havre résidentiel de l'intelligentsia polonaise dans les années 1930, cet arrondissement cossu, refuge d’écrivains ou d’architectes compte encore de très belles villas, aux lignes épurées, aux grandes baies vitrées, et parfois dotées de toits-terrasses. Oui, l’influence de Le Corbusier est bien passée par là. Le cœur du quartier bat sur la rue Francuska. Au numéro 2, se dresse l’emblématique villa Łepkowski, chef-d'œuvre fonctionnaliste de 1933 signé Lucjan Korngold, l'architecte juif qui, fuyant le nazisme poursuivit son œuvre à São Paulo. Aujourd'hui classée, sa silhouette cubique qu’enrobe un escalier en colimaçon abrite le restaurant italien Nicoletta.
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Villa Łepkowski de Saska kępa © rmichalak
Un peu plus loin du 9 au 13 rue Katowicka, celle conçue par Bohdan Lachert, l'un des piliers de l'avant-garde polonaise pour sa propre famille ; construite en béton cellulaire sur pilotis, éclairées de fenêtre en bandeaux elle applique parfaitement les principes de Le Corbusier. Autre superbe exemple de maison cubique minimaliste entourée de verdure (qui montre comment les architectes intégraient la nature au bâti), voici la villa Zalewski 14 rue Wandy. Entre quelques petits immeubles sans intérêt, criblés des cicatrices de balles de la Seconde Guerre mondiale, on repère bien d’autres villas, véritable manifestes du modernisme d’avant-guerre.
12h30 - Déjeuner sur les rives de la Vistule
La balade s'achève là où la nature reprend ses droits : sur la plage éponyme, au nord du pont Łazienkowski. La Vistule s’offre en majesté dans cette zone Natura 2000. Quand le fleuve baisse, dévoilant des îlots de sable, il offre une bulle de fraîcheur des plus agréables. L’été, on s’y retrouve pour s’installer sur des transats, savourer une bière fraîche les pieds dans l'eau : les plages sont les seuls endroits où l’on est autorisé à boire de l’alcool en public. Et on aura pris soin d’acheter un sandwich chez Vincent Patisserie : les pains artisanaux de cette boulangerie sont à tomber !
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Sandwichs © Vincent Boulangerie Patisserie
Vincent Boulangerie Patisserie
Rue Francuska 27 A, Praga
Site officiel de l'établissement
14h - Visiter la vieille ville de Varsovie
Toujours en tram ou en bus, on quitte Praga, en passant par l’imposant stade national, construit pour l’Euro 2012 afin de rejoindre la vieille ville (Stare Miasto). Face à vous, la silhouette massive et colorée du palais royal. Rasé par les nazis en 1944, reconstruit brique à brique entre 1971 et 1984, il déploie appartements somptueux, salle du trône et le fantôme de la Constitution de 1791, la première d'Europe.
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Rynek, place du marché de la vieille ville © Varsovie
On slalome dans un lacis de ruelles pavées, entre les nombreux touristes, cap sur le Rynek, le marché central, cœur battant de la ville dès le Moyen Âge : des façades baroques et Renaissance, jaunes, bleues, brunes, là encore ressuscitées après-guerre, dont les vues sont un peu trop occultées par l’armada de parasols des terrasses de restaurants. On s’arrête devant la Sirène (Syrenka) qui veille, l'épée levée, éternel symbole de protection de la cité. On pousse un peu plus loin, vers le nord. Tout de brique rouge là encore et coiffée de tuiles se dresse la Barbacane, un bastion en demi-cercle, érigé en 1540 rare témoin des anciennes fortifs de Varsovie
16h - Muranów et le musée POLIN
A 20 minutes à pied, Muranów, l’ancien ghetto juif. Saviez-vous que Varsovie (Varshe en yiddish) fut la deuxième plus grande ville juive au monde après New York ? Alors on ne fait pas l’impasse sur POLIN (en hébreu, repose-toi ici). Un bâtiment résolument moderne - créé par l’architecte Finlandais Rainer Mahlamäki et le studio polonais Kuryłowicz & Associates - intimidant par son immense hall d’entrée aux murs ondulés, simulant la traversée de la mer Rouge par le peuple juif. Il déroule 1000 ans d’histoire des Juifs polonais, au gré de huit galeries interactives avec, en point d’orgue la reconstitution du toit de la synagogue de Gwoździec.
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Façade du musée © Polin Museum
Musée Polin
Rue Anielewicza, 4 Varsovie
18h - Où dormir à Varsovie ? Le Nobu Hotel Warsaw
A deux pas des halles de Hala Koszyki, dans une rue calme mais à 10 minutes à pied du Palais des Sciences et de la Culture ce membre des Small Luxury Hotels of the World du célèbre chef cuisinier Nobu Matsuhisa réunit deux univers bien distincts. D'un côté, l'ancien hôtel Rialto, bâtiment Art déco des années 1920 ; de l'autre, une extension contemporaine imaginée par le cabinet polonais Medusa Group, toute de verre, de béton et de lumière. L’ensemble vu du ciel ressemble à une part de gâteau ! Le dilemme commence au moment de choisir sa chambre.
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Façade © Nobu Hotel Warsaw
On avoue un coup de cœur pour la suite Art déco, avec ses parquets marquetés, ses luminaires en laiton, ses miroirs et son mobilier restauré qui évoquent le Varsovie des Années folles et que viennent effleurer de subtiles touches japonaises. Les adeptes de lignes épurées préféreront l'aile contemporaine : béton brut, chêne blond, immenses baies vitrées, portes en bois à claire-voie dissimulant des salles de bains minimalistes. Mais attention, il faut se dépêcher : 2027 signe la rénovation totale de l’aile Art déco pour s’aligner avec celle plus moderne.
Nobu Hotel Warsaw
115 clés,prix à partir de 156 euros
Wilcza 73 Varsovie
20h - Dîner au restaurant Nobu Warsaw
Après une journée bien remplie, aucune envie de ressortir. Et puis, comment snober le restaurant de Nobu. A condition d’avoir réservé ! Le lieu est autant prisé des étrangers que d’une population locale jeune et aisée. Ouvrant ses hautes baies vitrées sur la rue, le design est harmonieux, en témoigne le bois clair, les banquettes confortables Quelques privilégiés s’installent au comptoir pour dîner en observant les cuisiniers. Aux fourneaux le chef Joshua Treacy propose donc les créations de la star à la carte comme en menu gastronomique avec des plats signatures comme ce fabuleux cabillaud noir au miso. Une présentation minimaliste autant que précise, des saveurs subtiles qui explosent en bouche même si l’on regrette, sur certaines assiettes, le goût trop prononcé du soja. En revanche, on salue l’exceptionnelle fraîcheur des poissons d’une délicatesse incroyable. Il faut dire que, depuis le début de sa carrière, Nobu est resté fidèle à la provenance des produits : Alaska ou Japon uniquement.
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Le chef Joshua Treacy © Nobu Hotel Warsaw
Jour 3 - Musées, bonnes adresses et vue panoramique sur Varsovie
8h30 - Petit-déjeuner nippon
Au Nobu Hotel Warsaw, le buffet du petit-déjeuner joue les grands écarts pour satisfaire les appétits locaux comme internationaux. On commande surtout le shiro tamago, une omelette ici pepsée par de l’épinard, de la feta et du miso dont la texture légèrement aérienne étonne et séduit.
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Tamago mœlleux, petit-déjeuner nippon ©
11h - Visiter le musée du néon de Varsovie
Insolite autant que passionnant, ce musée, longtemps installé à Praga, a pris ses quartiers au 4e étage du plus célèbre gratte-ciel de la capitale : le très stalinien Palais de la Culture et de la Science. Si Varsovie a reçu sa première enseigne lumineuse en 1926, tout commence vraiment en 1956 où, pour tenter d’effacer la grisaille d’une Varsovie en ruines, le régime communiste lance la « néonisation » de la ville. Un outil de propagande qui, rapidement, devient un véritable laboratoire créatif pour les maîtres de l’École de l'affiche polonaise comme Jan Mucharski ou Tadeusz Rogowski. Promis à la casse après la chute du bloc de l'Est, ces lettrages géants, fluos, au graphisme parfois poétique sont sauvés par Ilona Karwińska, une photographe polono-britannique, et son partenaire David Hill, graphiste.
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© Neon Muzeum
On plonge ici dans l'ambiance nocturne des années 1970 à travers des dizaines de pièces restaurées, comme le célèbre coq rouge ou la sirène Syrenka. On admire également des enseignes lumineuses provenant d'autres pays de l'Est. Un labyrinthe lumineux, d’où jaillissent un cinéma ou un grand magasin à jamais disparu. A savoir : à condition d’avoir réservé et d’arriver très en avance - la file d’attente s’étire très longuement, même avec des billets pré-payés, on grimpe au 30e étage pour admirer la ville à 360 degrés.
Musée du néon
Plac Defilad 1, 00-901 Varsovie
12h30 - Découvrir le Musée d’art moderne de Varsovie
Il aura fallu vingt ans de déboires administratifs et de luttes politiques pour que ce musée voie le jour. Imaginé par l’architecte américain Thomas Phifer, ce temple de 20 000 m2 en béton blanc brut frappe par son austérité géométrique. Comme une lumineuse réponse au Palais de la Culture, auquel il fait face. Comme pour mieux épater lorsqu’on y entre : un escalier central monumental à double volée distribue les étages baignés par une verrière zénithale. Des lignes graphiques, une atmosphère épurée, virginale. Et cette vue, par la gigantesque baie vitrée sur le Palais de la Culture qu’on semble toucher du doigt.
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Musée d’art moderne © MSN Warszawa
Le musée abrite une collection riche de près de 4000 œuvres (peintures, sculptures, performances), dont plus de la moitié produites par des femmes. Un véritable manifeste politique et social - l'inclusivité est le mot d'ordre - qui fait cohabiter des œuvres d'artistes majeurs des XXe et XXIe siècles avec des créations plus marginales ou des œuvres anonymes issues de mouvements de protestations publics. S’il n’y a que des expositions temporaires, les œuvres, qui voyagent beaucoup hors les murs, changent régulièrement de place pour offrir un nouveau regard aux visiteurs.
Musée d'art moderne
Marszałkowska, 103 Varsovie
13h30 - Où déjeuner à Varsovie ? Bursztynova, le temple du fromage
A 10 minutes à pied du musée, ce restaurant est spécialisé dans les fromages polonais, notamment le Bursztyn, le Rubin et le Szafir. Une histoire qui remonte à 1909 pour des meules qui mûrissent de 3 mois à 3 ans et un processus d’affinage unique (un bain dans une saumure spéciale qui donne une saveur particulière). On le déguste en planche, en plat, comme dans ce magret de canard de Barbarie au Rubin et même en dessert avec cet étonnant cheesecake au Szafir et chocolat blanc, coulis de fraise et de rhubarbe. Séduits ? On peut même piocher dans le frigo pour acheter un fromage sous vide à glisser dans sa valise.
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© BursztyNova
Bursztynova
Królewska, 16
Site officiel de l'établissement
14h30 - Un incontournable de Varsovie : le Musée national
Certes, ses façades modernistes lui confèrent un air austère. Mais le Musée national, l'un des plus anciens musées d'art du pays fondé en 1862, héberge une incroyable collection d’œuvres d’art classiques du pays : plus de 800 000, polonaises et étrangères, de l'Antiquité à nos jours, des estampes aux photos, des sculptures aux tableaux. Parmi elles, une œuvre majeure, signée Jan Matejko, La Bataille de Grunwald, impressionnante tant par sa taille que par le foisonnement de détails. Six galeries permanentes, de la galerie d’Art ancien à celle du design polonais en passant par la surprenante galerie Faras avec ses peintures nubiennes médiévales de la vallée du Nil. On peut facilement y passer la journée.
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Façade du Musée national © MNW
Musée national de Varsovie
Aleje Jerozolimskie, Varsovie
18h - Voir Varsovie d’en haut depuis la Varso Tower
Juste en face de la gare centrale se dresse la Varso Tower, qui culmine à 310 mètres, flèche comprise. Le gratte-ciel a été conçu par le cabinet Foster + Partners. Pas question de rendez-vous dans une des grandes entreprises qu’elle héberge ou de lèche-vitrine dans l’artère commerciale. On tourne un peu avant de trouver le comptoir, guidé par la file d’attente. Avant de s’élever, l'expérience Highline Warsaw s'ouvre sur un parcours historique révélant les figures et les bâtiments qui ont façonné Varsovie. Puis on embarque à bord de l’ascenseur panoramique. Premier vertige, 34 secondes suffisent pour atteindre le 53e étage. À 230 m au-dessus du sol, la plateforme d'observation extérieure offre un panorama à couper le souffle à 360° sur la ville, incluant l’inévitable Palais des Sciences. On redescend ensuite à pied ou par l’ascenseur au 49e étage. C’est ici que niche le High Garden Rooftop Lounge, un jardin suspendu où l’on prend le temps de savourer un cocktail, là encore en profitant d’une terrasse au coucher du soleil alors que Varsovie s'illumine à vos pieds. L’accueil est adorable. À certaines dates, Highline Warsaw organise également des séances de yoga matinales dans les hauteurs, suivies d’un petit déjeuner et rituel de beauté. Comptez 47 euros par participant.
Highline Warsaw
Chmielna, 69, Varsovie
21h - Où dîner polonais à Varsovie ? Soul Kitchen
Une poignée de tables sur le trottoir et ces quelques marches qui s’enfoncent sous terre. Des boiseries, un éclairage tamisé, un accueil avenant et un service prévenant. Pas guindée pour deux sous, cette adresse est appréciée pour fêter un anniversaire en famille, demander sa belle en mariage. La cuisine, résolument polonaise, revisite les classiques du pays, du chłodnik, soupe froide à la betterave, au hareng fumé de Bornholm, en passant par le canard découpé devant vous. Les produits sont soigneusement sourcés et de saison. Les assiettes sont aussi graphiques que généreuses, mais gardez tout de même une petite place pour le dessert. Et pour finir, la maison offre volontiers un petit digestif.
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Restaurant en sous-sol © Soul Kitchen
Soul Kitchen
Nowogrodzka, 18A, Varsovie
Site officiel de l'établissement
Jour 4 - Shopping et dernières bonnes adresses à Varsovie
9h30 - Prendre un petit déjeuner à la Fabryka Norblina
A moins de 15 minutes en bus de l’hôtel Nobu, dans le quartier bruissant de Wola, voici un autre lieu qui témoigne du renouveau de Varsovie. L'histoire de l'usine Norblin débute à la fin du XVIIIe siècle avec un jardin à l’anglaise, avant de devenir au XIXe un fleuron de la métallurgie grâce aux familles Norblin et Werner. Classée monument historique, cette pépite de friche industrielle de dix bâtiments s’est transformée en un complexe hybride de 65 000 m² mêlant briques anciennes et architecture moderne. Pour démarrer la journée, direction le BioBazar, premier marché de produits certifiés bios du pays.
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Façade du BioBazar © Fabryka Norblina
C'est l'endroit parfait pour s'attabler dès le matin, savourer un café et se régaler d’une pâtisserie artisanale. On en profite pour découvrir l’histoire du lieu grâce aux plaques et bornes explicatives qui jalonnent le site, admirer la cinquantaine de machines d’époque, (dont un immense laminoir à son emplacement d’origine). Et peut-être trouver un restaurant pour ce midi : entre l’immense foodcourt intérieur et les terrasses aux accents italiens ou mexicains, le choix est conséquent. Et pourquoi ne pas rapporter une bouteille de vodka à la cerise, une institution polonaise. Celles de la marque Wiśniewski, artisanales et aromatiques, constituent un excellent cadeau.
Fabryka Norblina
Żelazna 51/53, Varsovie
11h - Rapporter de la céramique de Bolesławiec
L’histoire de la poterie de Bolesławiec remonte au XIVe siècle, dans cette ville de Basse-Silésie alors riche en gisements d'argile blanche de superbe qualité. Elle est même devenue une des marques les plus renommées en Europe au XVIIIe siècle, lorsque Johann Gottlieb Joppeg créé la plus grande poterie au monde. On trouve plusieurs magasins officiels de la marque dans la capitale, dont celui-ci près de la gare. Ailleurs, ce sont certainement des reproductions. Pour ne pas vous tromper, vérifiez le tampon du fabricant au dos de la pièce, imprimé en creux ou en relief dans l’argile avant cuisson. Points bleus, coquelicot, motif floral : elles sont reconnaissables entre toutes.
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Poteries aux motifs floraux © Bolesławiec
12h30 - Déjeuner dans un bar à lait : Prasowy
Voici un des bars à lait les plus authentiques de la capitale. Premier du genre, Mleczarnia Nadświdrzańska a ouvert ses portes en 1896 à l’initiative d’un producteur de lait : pas de viande alors, mais des produits laitiers sous toutes leurs formes. Et surtout des prix défiant toute concurrence, une aubaine, notamment sous l’ère soviétique qui fit fermer les restaurants traditionnels jugés capitalistes. Nationalisés, à leur tour fermés, ils ressuscitent dans les années 1960, façon cantine à prix bas. On en dénombra jusqu’à 40 000 dans le pays ! S’ils sont toujours authentiques en province, les grandes villes ont souvent remis le concept à la mode.
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Terrasse Mleczny Prasowy © barprasowy.pl
Les assiettes, très simples, sont copieuses, et la décoration s’inspire des sixties. Pas de serveur ici : on s’empare du menu, souvent avec photos et traduit en anglais, on passe commande à la caisse et on règle avant de récupérer son plateau au comptoir en énonçant le numéro attribué. De même, on rapporte le tout à la fin du repas. Pas d’alcool mais du kéfir et du kompot, une boisson populaire, chaude ou froide, fabriquée à base de baies. Une expérience qui, à défaut d’être gastronomique, demeure totalement authentique. Ce bar à lait, ouvert en 1954 dans le quartier de la presse, a été sauvé de la fermeture in extremis. Vaguement modernisé, on y mange très copieusement pour moins de 10 €. Parfait pour une dernière expérience 100% polonaise.
Prasowy
Marszalkowska 10/16





