Emmanuelle DreyfusEmmanuelle Dreyfus, Le dimanche 28 novembre 1926
72 heures à...

Que faire à Nancy, nos bonnes adresses pour un week-end sur les traces de l’Art Nouveau

À l’automne 2026, Nancy célèbre l’Art nouveau et l’une de ses grandes figures, Émile Gallé. L’occasion rêvée de programmer un week-end dans la capitale lorraine pour découvrir les joyaux de l’École de Nancy, du musée des Beaux-Arts à la Villa Majorelle, et faire le plein de bonnes adresses.
  • Sur les traces de l'Art nouveau à Nancy © Khaled Frikha
    Sur les traces de l'Art nouveau à Nancy © Khaled Frikha
  • La Villa Majorelle icône de l'Art nouveau à Nancy © Vincent Damarin
    La Villa Majorelle icône de l'Art nouveau à Nancy © Vincent Damarin
L’automne sonne comme le moment rêvé pour découvrir Nancy, capitale française de l’Art nouveau

Capitale française de l'Art nouveau, Nancy, qui n’en est pourtant pas le berceau (c'est Bruxelles), doit tout à une poignée d'industriels, de verriers et d'ébénistes rassemblés autour d'Émile Gallé pour faire entrer l'art dans les objets du quotidien. Leur travail se voit encore dans les verrières des banques, les marquises des brasseries ou même les façades végétales des villas. Direction la Lorraine pour un week-end proche de Paris (1h30 en TGV), dans une ville qui se parcourt de bout en bout à pied : la gare est seulement à dix minutes de la place Stanislas, classée au patrimoine mondial de l'Unesco avec les places de la Carrière et d’Alliance, et les transports y sont gratuits tous les week-ends. Musées d’exception, hôtels de charme et tables savoureuses, la cité des ducs de Lorraine ne manque pas d'atouts. Et l’automne sonne comme le moment rêvé pour découvrir Nancy, capitale française de l’Art nouveau.

  • La place Stanislas © Khaled Frikha
    La place Stanislas © Khaled Frikha


Que voir à Nancy ? Les 6 lieux incontournables de l'Art nouveau

 

1. Émile Gallé à Nancy : l’exposition événement au musée des Beaux-Arts

Chef de file de l'École de Nancy, Émile Gallé (1846-1904) fait partie de ces artistes dont on identifie l'œuvre au premier coup d'œil sans toujours savoir ce qu'il y a derrière. Pour mieux connaître le célèbre maître verrier et industriel, le musée des Beaux-Arts lui consacre une exposition reconnue d'intérêt national par le ministère de la Culture et soutenue par le musée d'Orsay. Plus d'une centaine d'œuvres y sont réunies, dont des pièces inédites venues de collections privées ou récemment acquises, et l'accrochage s'intéresse autant à sa façon de travailler qu'aux œuvres achevées.

Le parcours s'organise autour de trois traits de caractère, le bizarre, le minutieux et l'audacieux. Céramiste, ébéniste, verrier, mais aussi botaniste de formation, écrivain engagé et patron d'une manufacture, il n'a jamais cherché à imiter la nature mais à lui redonner vie dans la matière. Sa devise, gravée sur le portail de ses ateliers, « Ma racine est au fond des bois », tenait lieu de programme de travail, et les pièces retenues, produites entre 1880 et 1904, documentent son obsession déclarée « traduire la vie et l'âme latentes sous l'enveloppe ». Il formulait ce rapport au vivant en 1900, dans une ville que la sidérurgie transformait à toute vitesse, et le propos n'a rien perdu de son actualité.

Pour prolonger l'exposition, le jardin éphémère installé sur la place Stanislas est lui aussi consacré au fondateur de l’Ecole de Nancy (du 3 octobre au 1er novembre). Les jardiniers de la Ville ont imaginé une scénographie qui évoque la porte de ses ateliers, avec des créations en verre glissées dans les massifs et un escalier monté autour de la statue de Stanislas, d'où l'on domine l'ensemble. L'accès est libre jour et nuit, les compositions restent éclairées après la tombée du jour. 

Musée des Beaux-Arts
Du 21 octobre au 27 février 2027
3 place Stanislas, 54000 Nancy

 

2. Musée de l'École de Nancy : entrer dans l'univers de l'Art nouveau

Installé dans l’ancienne maison du mécène Eugène Corbin, ce musée reconstitue un intérieur. On pénètre dans la salle à manger commandée en 1903 à Eugène Vallin par Madame Charles Masson, belle-sœur d’Eugène Corbin. Offerte à la Ville de Nancy en 1938 et installée ici depuis 1961, elle semble avoir été laissée intacte entre deux repas, comme si les convives allaient reprendre place autour de la table. Gallé est évidemment de la partie, avec une exceptionnelle collection de verreries, mais aussi le mobilier et les ferronneries de Louis Majorelle, les vitraux de Jacques Gruber, les verreries Daum et les peintures de Victor Prouvé. 

  • Musée de l’Ecole de Nancy, salle à manger Vallin © Khaled Frikha
    Musée de l’Ecole de Nancy, salle à manger Vallin © Khaled Frikha


Le jardin, inscrit à l'Inventaire supplémentaire régional des Monuments historiques, prolonge la visite. Des cartels botaniques y font le lien entre la plante vivante et la traduction stylisée à l'intérieur du musée. On s'y attarde devant un pavillon-aquarium orné de vitraux de Gruber, un monument funéraire ou encore la porte en chêne des anciens établissements Gallé.

Musée de l'École de Nancy
36-38 rue du Sergent Blandan, 54000 Nancy


3. La Villa Majorelle : visiter l’icône de l’Art nouveau à Nancy

Vers 1901-1902, Louis Majorelle fait construire sa maison par le jeune architecte parisien Henri Sauvage, avec Lucien Weissenburger. La Villa JIKA, ainsi nommée d'après les initiales de son épouse Jeanne Kretz, reste la plus célèbre maison Art nouveau de Nancy, pensée comme une maison à vivre autant que comme une vitrine commerciale. C'est une véritable œuvre collective, où se croisent les ferronneries et le mobilier des ateliers Majorelle, les vitraux de Jacques Gruber, les céramiques d'Alexandre Bigot et les peintures décoratives de Francis Jourdain. Expérimentale et parfois imparfaite, elle n'en est que plus attachante.

  • Villa Majorelle Nancy © Khaled Frikha
    Villa Majorelle Nancy © Khaled Frikha


Labellisée Maisons des Illustres, elle se visite sur réservation, ce qui garantit le calme. Jusqu’au 3 janvier 2027, elle accueille l'exposition « Là où les arbres prennent forme », fruit de la résidence de l'architecte d'intérieur et designer Hugo Drubay. Inspiré par la maison elle-même, il y présente un ensemble de pièces nourries de l'œuvre de Louis Majorelle et de l'esprit de l'École de Nancy, avec la conviction que l'art, l'artisanat et la poésie peuvent transformer le quotidien.

  • La Villa Majorelle © DR
    La Villa Majorelle © DR

 

Villa Majorelle
1, rue Louis Majorelle, 54000 Nancy
 

4. Un parcours Art nouveau à pied gratuit dans la ville

Nul besoin de guide pour cette balade. La ville a incrusté dans ses trottoirs des clous dorés dont le symbole est une feuille de ginkgo biloba, arbre cher à Emile Gallé. Le parcours fait 5,5 km (compter trois heures) et les contenus se téléchargent gratuitement. Le tronçon le plus spectaculaire relie la place Stanislas à la gare, là où la bourgeoisie d'affaires nancéienne fit de l'Art nouveau un langage commercial assumé. On pousse la porte du Crédit Lyonnais (7-9 rue Saint-Georges) pour lever les yeux sur une verrière de 250 m² signée Jacques Gruber, chef-d'œuvre du peintre-verrier.

  • Rue Félix Faure © Khaled Frikha
    Rue Félix Faure © Khaled Frikha


L'ancienne banque Renauld a conservé une partie de son décor intérieur, où ferronneries et mobilier Majorelle répondent aux vitraux de Gruber, l'ensemble décoré suivant le motif de la monnaie-du-pape. La Chambre de commerce et d'industrie abrite quant à elle une spectaculaire marquise en ferronnerie Majorelle et cinq vitraux de Gruber consacrés aux richesses de l'économie lorraine, que l'on découvre depuis l'intérieur aux heures d'ouverture. Plus au sud, le parc de Saurupt raconte un rêve urbain avorté. Jules Villard y imagine en 1901 une cité-jardin dont six maisons seulement furent bâties, et il en subsiste cinq. On y lit à ciel ouvert la bascule entre Art nouveau et Art déco.
 

5. Daum à Nancy : l’Art nouveau à rapporter chez soi 

Impossible de parler d'Art nouveau à Nancy sans évoquer Daum, et tant qu'à repartir avec un souvenir, autant qu'il soit signé. Installé sur l'ancien site industriel, le magasin d'usine de la maison écoule ses pièces de second choix, celles dont le défaut échappe à peu près à tout le monde, avec des remises d'environ 50 %. S'y ajoutent des premiers choix dont la production s'est arrêtée, donc introuvables ailleurs. La boutique déstocke aussi la porcelaine de Limoges Haviland et le cristal Royale de Champagne. Et pour les vrais chasseurs, des ventes directes d'usine sont organisées deux fois par an, en mai et en décembre.

Pavillon du Cristal
17 rue des Cristalleries, 54000 Nancy
Ouv. du lundi au samedi, 9h30-12h30 et 14h-18h

 

6. Nancy Thermal, un bain dans la Belle Époque

En 1909, l'architecte nancéien Louis Lanternier découvre une source thermale lors d'un forage à 800 mètres de profondeur, près de l'actuel parc Sainte-Marie, et présente sa trouvaille à l'Exposition internationale de l'Est de la France, grande vitrine de l'École de Nancy. Un premier établissement est partiellement inauguré en 1913, mais la Première Guerre mondiale interrompt le projet. Il aura fallu attendre le printemps 2023, et un chantier relancé par la Métropole en 2019, pour que le projet aboutisse.

Nancy Thermal se présente aujourd'hui comme le seul ensemble thermal doté d'un spa implanté au cœur d'une grande ville française. Il se trouve dans un quartier Art nouveau, quasiment face au musée de l'École de Nancy, et s’inscrit dans une histoire du thermalisme commencée ici à la Belle Époque. Le site se déploie en trois univers complémentaires, tous alimentés en eau minérale naturelle thermale. L'espace aqualudique et sportif compte plus de 2 100 m² de bassins intérieurs et extérieurs, dont deux de 50 mètres, des jeux d'eau et des espaces fitness.

Le spa thermal et l'espace Wellness ajoutent des bassins équipés de jets hydromassants, de cols de cygne et de lits à bulles, une grotte musicale, une tisanerie, un solarium, des saunas, un hammam et des jacuzzis dont un en extérieur avec cascade, autour d'une piscine ronde qui tient lieu d'emblème. Un institut de soins et un espace santé dédié aux cures en rhumatologie complètent l'ensemble. L'eau, naturellement chaude et fortement minéralisée, n'est utilisée que pour ses usages thérapeutiques et de bien-être. Pour un week-end, visez les mini-cures, qui condensent en quelques jours soins thermaux, accès au spa et programme ciblé bien-être ou santé, sans engagement long. 

Nancy Thermal
Avenue Hippolyte Maringer, 54000 Nancy
 


Où dormir à Nancy ? Les hôtels de charme recommandés par Yonder 

 

1. Hôtel Littéraire Stendhal | Une nuit dans l'univers de l'écrivain

Adossé au flanc de la cathédrale, à cent mètres de la place Stanislas, l'ancien Hôtel des Prélats, bâtiment du XVIIe siècle, est devenu en septembre 2024 le sixième établissement de la Société des Hôtels Littéraires. Si Nancy a été choisie, c'est pour le roman Lucien Leuwen, dont la première partie se déroule dans la ville, mais l'hôtel 4 étoiles embrasse toute l'œuvre et toute la vie de l'écrivain, étage par étage. 

  • Une bonne adresse à Nancy, l’hôtel Stendhal
    L'un des meilleurs hôtels de Nancy, Hôtel Littéraire Stendhal
     

Les 41 chambres, décorées par Aleth Prime, dans une palette italienne de beiges, d'ocres et de vert olive, portent chacune une aquarelle originale de Jean Aubertin, une citation et le livre correspondant posé sur la table de nuit. Les vitrines abritent la collection de Jacques Letertre, bibliophile et fondateur des Hôtels Littéraires, où l'on découvre une édition originale de La Chartreuse de Parme et des manuscrits, dont une lettre de Stendhal à sa sœur Pauline datée de 1811. Réservez si possible la suite Sanseverina, au troisième étage, qui partage avec la cathédrale un mur de pierre sculpté d'angelots.

  • Une bonne adresse à Nancy, l'hôtel Stendhal
  • Une bonne adresse à Nancy, l'hôtel Stendhal

 

Le spa Le Rouge et le Noir, conçu par la décoratrice Bella-Pia Richard et baptisé d'après le roman éponyme, réunit deux cabines de soins, un sauna, un hammam et un jacuzzi, entre éclats de marbre rouge et noir façon terrazzo, en écho aux palais italiens, et laque rouge sur le mobilier. A noter : l'hôtel de charme n'a pas de restaurant, mais sert le petit-déjeuner sous une verrière ouvrant sur un très beau jardin.

    Hôtel Littéraire Stendhal
    41 chambres, prix à partir de 159 euros la nuit
    56, place Mgr Ruch, 54000 Nancy

    2. Hôtel d'Haussonville | Un hôtel Renaissance au cœur du vieux Nancy

    Pour dormir dans un monument, direction la Ville Vieille et cet hôtel particulier bâti entre 1528 et 1543 par Jean d'Haussonville, sénéchal de Lorraine, à deux pas du Palais des ducs et à cinq minutes de la place Stanislas. On pousse la grille en fer forgé et l'on découvre une cour pavée où se répondent deux galeries, l'une d'inspiration gothique, l'autre franchement Renaissance, autour d'une fontaine de Neptune. C'est l'un des trois grands témoins de la Renaissance nancéienne, avec le Palais ducal et l'hôtel de Lillebonne, et les façades comme les salons du rez-de-chaussée sont classés depuis 1984.

    • Hôtel D’Haussonville, chambre © DR
      Hôtel D’Haussonville, chambre © DR


    La demeure est devenue hôtel en 2003 et a conservé ses parquets Versailles, ses boiseries et ses alcôves. Trois chambres et quatre suites seulement, distribuées le long des coursives et d'une tour d'escalier en pierre, avec vue sur les toits d'ardoise de la Ville Vieille ou sur la cour. Deux salons se partagent les usages, l'un avec cheminée et tableaux anciens pour le verre du soir, l'autre pour le petit-déjeuner, viennoiseries du quartier et confitures artisanales, servi jusqu'à onze heures ou monté en chambre. Pas de restaurant, mais l'équipe travaille avec plusieurs tables du quartier et se charge des réservations.

    A noter : le classement Monument historique interdit l'ascenseur et on accède aux chambres par un escalier de pierre en colimaçon. 

    Hôtel d'Haussonville
    11 clés, prix à partir de 176 euros la nuit
    9 rue Mgr Trouillet, 54000 Nancy

     

    Où manger à Nancy ? Les bonnes adresses

     

    1. L'Excelsior | La mythique brasserie Art nouveau de Nancy

    C'est le seul endroit de Nancy où l'on s'assoit à l'intérieur d'un décor complet de l'École de Nancy. Ouverte en 1911 dans l'ancien hôtel d'Angleterre, face à la gare, la brasserie est l'œuvre des architectes Lucien Weissenburger et Alexandre Mienville pour le brasseur Louis Moreau. Elle est classée Monument historique depuis 1976. Sa façade sévère, qui lorgne vers la Sécession viennoise, ne laisse rien deviner de ce qui se trame à l'intérieur. Dix verrières de Jacques Gruber filtrent la lumière sur des pins, des fougères et des ginkgos biloba, que le mosaïste Pèlerin reprend au sol en larges palmes stylisées. Le mobilier, en acajou massif de Cuba, sort des ateliers Majorelle, assorti de lambris en tamarinier, et près de trois cents becs lumineux, lustres et appliques en cuivre ciselé sont signés Daum. Quelques années plus tard, Jean Prouvé signera la ferronnerie de la descente d'escalier, cette fois en pleine période Art déco. Descendez au sous-sol pour voir les anciennes cabines téléphoniques et la salle voûtée.

    •  Brasserie Excelsior © Khaled Frikha
      Brasserie Excelsior © Khaled Frikha


    La carte suit les saisons et met à l'honneur produits régionaux et spécialités lorraines, mais rien n'oblige à déjeuner : un café au comptoir suffit à profiter du décor.

    L’Excelsior
    50, rue Henri Poincaré
    54000 Nancy

    2. Café RousseLe nouveau café responsable de Nancy

    Voilà la bonne adresse à Nancy pour un déjeuner ou une pause d'après-musée. Emma Petit, déjà à la tête du restaurant écoresponsable Madame Bergamote, a repris fin 2025 les locaux de l'ancienne épicerie Gaulard, rue Saint-Nicolas. On y boit des cafés de spécialité, torréfiés à Nancy ou à Strasbourg, on y fait ses courses au rayon épicerie et l'on y déjeune d'une carte majoritairement végétarienne renouvelée chaque mois selon les arrivages, entre soupes, œufs au plat, fromages de producteurs voisins et croissant salé à la tomme de Nancy. Deux mois après l'ouverture, l'adresse décrochait trois macarons Écotable, la distinction maximale du label. 

    Café Rousse
    1, rue Saint-Nicolas, 54000 Nancy
     

    3. Vins et Tartines | 700 bouteilles sous les voûtes

    Quelques marches et l'on se retrouve sous les voûtes de pierre d'une cave du XVIIe siècle, ancienne chapelle devenue en 2003 la seconde adresse nancéienne de la maison Mengin. Le lieu se définit comme une cave à manger et aligne plus de 700 références, dont 120 d'Alsace, choisies par la cheffe sommelière Clotilde Mengin, qui a repris la passion de sa mère Danièle. C'est le vin qui commande, et la tartine qui suit. On y goûte un feuilleté chaud aux ris de veau et sauce aux morilles, une écrasée de pommes de terre aux Saint-jacques et beurre nantais, ou des mâchons à partager. Le midi, du mardi au vendredi, un menu à 25 euros réunit la tartine de la semaine, un verre de vin et un café. En repartant, l'œnothèque du rez-de-chaussée permet d'emporter une bouteille.

    • ©vinettartines
      ©vinettartines


    Vins et Tartines 
    25 bis, rue des Ponts, 54000 Nancy
     


    4. La Maison dans le Parc | Une étoile derrière la place Stanislas

    C'est la table étoilée de la ville, installée dans une demeure bourgeoise accolée à l'Opéra, juste derrière la place Stanislas. Charles Coulombeau, passé par Les Prés d'Eugénie, Lameloise et Gravetye Manor, signe une cuisine créative traversée de clins d'œil japonais, où les agrumes et les algues accompagnent l'omble chevalier des Vosges ikejime ou la poularde de Bresse. Roxane Coulombeau tient la salle, et l'on dîne aux beaux jours sur la terrasse d'un parc privé aux arbres centenaires. Sans doute le meilleur restaurant de Nancy.

    • La Maison dans le parc ©DR
      La Maison dans le Parc © DR


    La Maison dans le Parc
    3 rue Sainte-Catherine, 54000 Nancy

    Y aller

    TGV Paris-Nancy en 1h30 environ, depuis Paris-Est. Gare en plein centre, à dix minutes à pied de la place Stanislas.

    Se déplacer. Réseau de transports Stan gratuit tous les week-ends. VélOstan'lib, avec 30 stations et 250 vélos, gratuit le week-end également. Plus de 220 km d'aménagements cyclables et deux véloroutes européennes traversent la métropole, dont La Voie Bleue (V50).

    Le bon plan. Le Nancy CityPass donne accès gratuitement à tous les musées et sites publics de la Métropole, à une visite guidée et une visite audioguidée, et à l'ensemble du réseau Stan. À partir de 20 euros les 24h, 30 euros les 48h, 35 euros les 72h. Offres Duo et Solidaire disponibles.

    Bon à savoir

    Le Palais des ducs de Lorraine - Musée Lorrain est fermé pour rénovation et ne rouvrira qu'en 2030. L'église des Cordeliers, qui en fait partie, reste accessible gratuitement, avec ses tombeaux ducaux et un accrochage retraçant l'histoire des ducs de Lorraine.