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Florent Bonnefoy, Le lundi 05 septembre 2022
En partenariat avec Hong Kong Tourism Board
Sponsorisé

Au-delà des gratte-ciels : détours par les îles méconnues de Hong Kong

Mégapole dynamique, Hong-Kong est également un poumon vert entre sa jungle, ses parcs naturels, ses plages et ses dizaines d'îles. Détour par les plus méconnues d'entre elles pour un séjour authentique en dehors des sentiers battus.
  • La petite ile de Pak Sha Chau reliée par un tombolo à Siu Tsan Chau © HKTB
    La petite ile de Pak Sha Chau reliée par un tombolo à Siu Tsan Chau © HKTB
  • L'île de Peng Chau où se côtoient plages, temples et anciennes usines © HKTB
    L'île de Peng Chau où se côtoient plages, temples et anciennes usines © HKTB
  • Sharp Island fait partie du Global Geopark de Hong Kong, classé à l'UNESCO © HKTB
    Sharp Island fait partie du Global Geopark de Hong Kong, classé à l'UNESCO © HKTB
  • Le sentier de randonnée sur l'île de Kat O © HKTB
    Le sentier de randonnée sur l'île de Kat O © HKTB
...on tombe rapidement sous le charme d’une nature aisément accessible dans un territoire aux multiples facettes

Pour les voyageurs pressés, happés par le bouillonnement trépidant de Central qui résonne au son des pas des golden boys et des employés de bureau, Hong Kong se cache derrière le voile de ses gratte-ciels. Ce voile s’épaissit encore au cœur de Tsim Sha Tsui dans la frénésie de la Golden Mile où s’égrène les bijoutiers et horlogers. Pourtant, le territoire est à l’image de la joueuse de luth du poème de Bai Juyi (762-846), elle « cache à demi son visage derrière son instrument ». Dans son poème, la Ballade du luth, le poète évoque ainsi la beauté troublante de la musicienne qui n’est pas entièrement visible au premier coup d’œil. Mais si l’on prend le temps de lever ce voile, de quitter le milieu urbain, on tombe rapidement sous le charme d’une nature aisément accessible dans un territoire aux multiples facettes, y compris des centaines d'îles. Il n’est pas un ferry qui n’aboutisse à une petite plage quasi déserte, un bus qui n’atteigne une montagne luxuriante ou un métro qui n’accède à une côte reculée. Hong Kong renferme bien des trésors insulaires encore trop méconnus.

  • Lamma Island, l’une des 260 îles de Hong Kong © HKTB
    Lamma Island, l’une des 260 îles de Hong Kong © HKTB

 

Au cœur du Global Geopark : les merveilles géologiques d’Ap Chau et de sa voisine Kat O

Au-delà des grandes îles et de la péninsule de Kowloon célèbres dans le monde entier, Hong Kong recèle une multitude d’îles et îlots – on en compte actuellement 261, un nombre qui a fluctué avec le niveau des mers. Parmi les plus septentrionales, Ap Chau (Duck Island) et Kat O (Crooked Island) se lovent au cœur du Global Geopark, un site géologique classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Ces deux îles ont longtemps abrité une population de pêcheurs, dont quelques-uns d’entre eux y demeurent encore.

  • L'île de Tung Ping Chau fait partie du Global Geopark de Hong Kong © HKTB
  • High Island fait partie du Global Geopark de Hong Kong © HKTB

 

Ap Chau, la première étape du voyage, fait figure de confetti

Ap Chau est accessible depuis l’embarcadère public de Sha Tau Kok, petit bourg frontalier situé au-delà de Tai Po, ou bien depuis Ma Liu Shui, plus proche, dans les environs de Sha Tin. Pour s’y rendre, on emprunte des kai-to, une sorte de petits ferries motorisés spécifiques à Hong Kong. Dans leur version la plus simple, ils ressemblent à une barque surmontée d’un auvent pour protéger les passagers des rayons ardents du soleil qui se reflètent sur les eaux de la mer de Chine du Sud. En fonction du lieu de départ, la traversée prend jusqu’à une heure et demi. Les kai-to vont à allure mesurée pour atteindre le Global Geopark et en chemin les passagers ont le loisir d’admirer le paysage. Parfois, ils peuvent entrapercevoir l’immense statue blanche de Guanyin, la deuxième plus grande du monde, qui appartient au complexe monastique de Tsz Shan, un projet personnel du magnat hongkongais Li Ka-shing.

  • L’île de Ap Chau © HKTB
    L’île de Ap Chau © HKTB

 

Ap Chau, la première étape du voyage, fait figure de confetti. La plus petite des îles habitées de Hong Kong se targuait pourtant d’une population de plus de 1 000 habitants dans les années 1950 – cette minorité, les Tankas, sont un peuple de pêcheurs qui traditionnellement vivait sur des jonques et à l’écart des autres ethnies de Hong Kong. L’origine de leur présence dans la région reste encore indéterminée. La plupart demeure désormais sur la terre ferme, mais certains anciens conservent encore le style de vie traditionnel. Ap Chau ne compte plus que quelques-uns d’entre eux et l’île est surtout prisée pour ses formations géologiques dont les noms sont tout en lien avec le dit canard. L’endroit le plus populaire de l’île est son œil (Duck’s eye), une arche rocheuse formée par l’érosion marine. La ligne de crête de l’île évoque la forme d’un canard, et l’arche se trouve précisément dans la tête formant avantageusement l’œil du volatile aquatique.

Plus d'informations sur l'île d'Ap Chau.

Avoisinant Ap Chau, l’île de Kat O, plus importante en taille, est connue sous le nom de Crooked Island en raison de sa forme tordue créant des baies abritées des tempêtes : les Hongkongais lui préfèrent le nom cantonais de « baie de la bonne fortune », car elles constituaient le refuge idéal pour l’amarrage des bateaux de pêche. C’est sur Kat O que se dresse l’un des temples les plus anciens du territoire, érigé en 1763 pour honorer Tin Hau, l’impératrice céleste dans la religion taoïste. Celle-ci protège les marins des intempéries et des dangers de la mer. Tous les ans, Kat O résonne aux sons des processions en l’honneur de l’anniversaire de la déesse. Pour l’occasion, un bon nombre de natifs de l’île reviennent de l’étranger pour participer aux festivités. Ils sont principalement d’origine hakka, une population chinoise du nord de la Chine qui a fui dans le sud sous la dynastie Song (XIIe siècle de notre ère). Après quelques déambulations dans le village, les visiteurs empruntent généralement le chemin de randonnée de Kat O qui suit les circonvolutions de l’île afin d’admirer les panoramas sur les îles alentours, la ville de Shenzhen et la mer. 

Plus d'informations sur l'île de Kat O.

  • L’île de Kat O, serpentin de verdure entouré d’eau turquoise © HKTB
    L’île de Kat O, serpentin de verdure entouré d’eau turquoise © HKTB

 

La perle rare du territoire : Sharp Island entre bains de soleil et snorkeling

C’est à Sharp Island que les rêves de plages paisibles et d’eaux azuréennes seront assouvis. Située non loin de la grande île de Kau Sai Chau et à quelques encablures de Sai Kung, l’île regorge de belles formations géologiques et est une destination privilégiée à Hong Kong pour les pêcheurs amateurs, les nageurs et les plongeurs. L’embarquement pour ce petit paradis local se fait depuis l’embarcadère de Sai Kung. Il y a 140 millions d’années un volcan aurait fait irruption à Sai Kung et serait à l’origine du grand nombre de roches volcaniques que l’on trouve à Sharp Island. Les plus immédiatement visibles baignent dans l’eau de la plage de Kiu Tsui créant un tableau très coloré entre le vert de la végétation, le bleu de la mer et les touches mordorées et rouges des pierres. Les plus caractéristiques sont en forme de brioche-ananas (appelées bo lo baau en cantonais) – et de fait, la ressemblance entre les roches et ces délicieuses petites brioches vendues à tous les coins de rues de Hong Kong dans des parfums de beurre et de sucre est frappante. Elles sont les stars incontestées du coin. On les trouve sur le tombolo de l’île, un chemin de 200 mètres, constitué de sable naturel formé de sédiments transportés par les vents et les flots. Celui-ci connecte Sharp Island à Kiu Tau, mais attention, uniquement à marée basse ; il faut donc prévoir le bon moment pour effectuer l’aller-retour à pieds, sinon les imprudents auront bien fait de prévoir un maillot de bain et un sac étanche. En parcourant le tombolo et en regardant bien entre les pierres, il est facile d’apercevoir de petits crabes et des concombres de mer.

  • Les plages des îles de Hong Kong © DR
  • Sharp Island © HKTB

 

Les visiteurs empruntent un sentier de randonnée qui traverse la forêt en se faufilant sur la crête de l’île

Depuis la plage de Kiu Tsui, les visiteurs empruntent un sentier de randonnée qui traverse la forêt en se faufilant sur la crête de l’île. Au sud, Hap Mun Bay recèle une petite plage bordée de verdure et d’un camping qui fait face à la baie aux eaux vert émeraude – bon nombre d’adeptes de la plongée en masque et tuba s’y retrouvent pour frayer entre les coraux et admirer la faune et la flore marine. Une fois sous l’eau, le paysage change, le récif corallien est parsemé de formes aux couleurs variées, certaines évoquant des fleurs ou des champignons. Entre les coraux, différentes espèces vaquent à leurs occupations quotidiennes, sans vraiment se préoccuper des importuns palmés, sans doute par habitude. Il n’est pas rare d’observer des poissons comme le sergent major, la demoiselle à queue jaune ou encore des labres. Certains baigneurs aventureux et bien informés poussent parfois un peu plus loin jusqu’à une piscine naturelle accessible uniquement en escaladant les rochers ou en kayak. Les plus connues de ces piscines ne se trouvent cependant pas à Sharp Island mais à quelques kilomètres de Sai Kung, atteignables après une heure de randonnées au cœur du East Country Park jusqu’à Sheung Luk Stream. C’est le chemin idéal pour un pique-nique et une journée de baignade entre cascades et rivière. 

Plus d'informations sur l'île de Sharp Island.

  • Sharp Island © HKTB
    Sharp Island © HKTB

 

Le sel de la foi : l’île de Yim Tin Tsai.

Tout aussi facilement accessible que ses voisines depuis Sai Kung, l’île de Yim Tin Tsai fait figure aujourd’hui de fleuron de la culture hakka dans l’ancienne colonie britannique. Les Hakkas s’y sont installés il y a plus de trois siècles et y ont développé des exploitations de sel qui approvisionnaient Hong Kong et le marché international – prospère dans les années 1940 l’activité finit par péricliter pour presque disparaître à la fin du XXe siècle. Mais c’était sans compter la ténacité du chef du village nouvellement élu, Colin Chan, qui fit sienne la mission de revitaliser l’activité saline ainsi que son village presque totalement déserté. La culture locale de Yim Tin Tsai est centrée autour du culte catholique et la première mission de Colin Chan fut de rassembler tous les membres de la diaspora de l’île autour du projet de rénovation de l’église, puis de quelques maisons du village et des salines.

Découvrir l'île de Yim Tin Tsai en vidéo

L’île est paisible, le silence brisé seulement par les pépiements d’oiseaux et le bruit des vagues. Là où se dresse généralement un temple ou un autel dans les villages hongkongais, ce sont les murs la chapelle Saint-Joseph qui surplombent l’embarcadère. Dans les maisons, les tablettes des ancêtres sont remplacées par des icônes de la Vierge Marie. Les Hakkas sont de façon prédominante catholiques – sans doute par réaction contre la majorité cantonaise taoïste et bouddhiste. Ceux de l’île de Yim Tin Tsai ont été convertis par des missionnaires qui débarquèrent sur l’île à la fin du XIXe siècle. La chapelle Saint-Joseph entièrement rénovée date de 1890 – elle n’a jamais connu de prêtre résident, mais c’est le centre de l’activité religieuse du village et les membres du clan Chan s’y retrouvent tous les ans en mai pour célébrer la la fête du saint patron. 

  • Yim Tin Tsai © HKTB
    Yim Tin Tsai © HKTB

 

Peuple de migrants par excellence, les Hakkas ont adapté leur régime alimentaire en fonction des régions de la Chine où ils se sont installés. Très terriens, ils étaient principalement agriculteurs, mais une fois arrivés à Hong Kong, ils se sont tournés vers la pêche. Un élément pourtant est resté commun à tous, le salage des aliments pour mieux les conserver. Les salines, situées dans les marais derrière le village, ont été conçues à l’origine pour répondre à ce besoin primordial. Abandonnées pendant plus de cent ans alors qu’elles consitueaient un pilier du commerce de sel chinois pendant l’époque impériale, elles ont aussi été réaménagées récemment. Elles accueillent aujourd’hui des visiteurs curieux et des groupes d’écoliers qui y découvrent les étapes de la fabrication du sel et repartent tous avec une fiole de sel local. Symbole de la vitalité des cultures locales à Hong Kong, Yim Tin Tsai abrite aussi plusieurs installations artistiques, conçues pendant un festival organisé de 2019 à 2021 autour du thème de la triade Ciel-Terre-Homme qui structure les systèmes de philosophie chinoise. 

Plus d'informations sur l'île de Yim Tin Tsai.

  • La Chapelle Saint-Joseph sur l'île de Yim Tin Tsai © HKTB
  • Les marais salants sur l'île de Yim Tin Tsai © HKTB

 

Entouré de mangrove et de forêt, ce village traditionnel de plus de 300 ans est entouré d'une muraille

Lai Chi Wo : la renaissance de la culture Hakka

Pour prolonger la découverte de la culture Hakka, rendez-vous au levillage de Lai Chi Wo, à l'extrême nord-est des territoires hongkongais. Entouré de mangrove et de forêt, ce village traditionnel de plus de 300 ans est entouré d'une muraille et très vivant les week-ends et pendant les vacances. Il accueillait plus de 1000 habitants dans ses 200 maisons arrangées le long d'axes perpendiculaires, avant un déclin de la population dans les années 1960. Désormais dans le périmètre du Géopark classé à l'UNESCO, le village connait un renouveau : les maisons sont rénovées petits à petit pour accueillir boutiques et cafés, populaires le week-end auprès des habitants de Hong-Kong qui viennent se mettre au vert ; des agriculteurs reprennent la culture du riz et des légumes ; un sentier, le Lai Chi Wo Nature Trail, permet de découvrir la forêt et la côte en croisant de nombreux papillons. 

  • Le village de Lai Tsi Wo © HKTB
    Le village de Lai Tsi Wo © HKTB

 

Le Lai Chi Wo Cultural Hub, abrité dans une maison rénovée, témoigne des efforts de revitalisation du village du mode de vie ancestral des Hakkas. Mais au-delà du village, les lieux sont l'endroit rêvé pour se promener en forêt et découvrir l'écosystème riche de la mangrove. Aux portes du village, on découvre la Forêt « Feng Shui », plantées d'une centaine d'espèces d'arbres par les habitants selon les préceptes de la philosophie orientale dans l'espoir d'attirer la chance sur le village. 

Plus d'informations sur le village de Lai Chi Wo.

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