Emmanuelle DreyfusEmmanuelle Dreyfus, Le lundi 02 novembre 2026
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5 expositions à voir en novembre 2026 à Paris et en France

Quelles expositions voir en novembre 2026 ? De Mary Cassatt au musée d’Orsay à Séraphine de Senlis au Centre Pompidou-Metz, en passant par Jacques Villeglé, les chefs-d’œuvre de la photographie réunis à la Bourse de Commerce et les fastes de l’Alhambra, voici cinq rendez-vous à ne pas manquer à Paris et en France, avec nos meilleures adresses où dormir.
  • Janine Niepce, Campagne électorale à la mairie de Paris. Candidature de Jacques Chirac, Paris, mars 1977, 1977 Photographie © Janine Niepce / Roger-Viollet
    Janine Niepce, Campagne électorale à la mairie de Paris. Candidature de Jacques Chirac, Paris, mars 1977, 1977 Photographie © Janine Niepce / Roger-Viollet
  • Les 5 expositions à voir en novembre 2026 : Remember Me à la Bourse du Commerce
    Les 5 expositions à voir en novembre 2026 : Remember Me à la Bourse du Commerce
  • The History of Tears, Barbare Kruger. Crédit photo : Pinault Collection. Courtesy of the artist.
    The History of Tears, Barbare Kruger. Crédit photo : Pinault Collection. Courtesy of the artist.
  • Palais de l'Alhambra, Grenade (Espagne), 2015 © Jean-Jacques Gelbart/ Photothèque de l’Institut du monde arabe
    Palais de l'Alhambra, Grenade (Espagne), 2015 © Jean-Jacques Gelbart/ Photothèque de l’Institut du monde arabe
L’occasion de redécouvrir une artiste trop souvent réduite à ses représentations de mères et d’enfants

1. Mary Cassatt au musée d’Orsay | Une impressionniste farouchement indépendante

C'est l'une des expositions à ne pas manquer en novembre à Paris. « Je suis indépendante ! Je peux vivre seule et j’aime travailler. » Mary Cassatt (1844-1926) n’a jamais transigé sur sa liberté. Née dans une famille aisée de Pennsylvanie, elle choisit la peinture contre l’avis de son père, traverse l’Atlantique et s’installe définitivement à Paris en 1874. Trois ans plus tard, Edgar Degas (1834-1917) l’invite à rejoindre les impressionnistes, dont elle partage le goût de la modernité et le rejet des conventions académiques. Pour le centenaire de sa disparition, le musée d’Orsay lui consacre une grande rétrospective de plus de 80 œuvres, dont plusieurs rarement montrées en France. L’occasion de redécouvrir une artiste trop souvent réduite à ses représentations de mères et d’enfants. Car elle peint aussi des femmes qui lisent, conduisent, fréquentent l’opéra ou le théâtre, seules ou entre amies, dans une société qui leur laisse encore bien peu de liberté.

  •  Mary Cassatt Jeune fille au banjo 1894 pastel sur papier vélin monté sur toile sans cadre H. 58,42 ; L. 71,12 cm avec cadre H. 95 ; L. 108 ; EP. 7,5 cm Achat, 2026 © Musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn
    Mary Cassatt Jeune fille au banjo 1894 pastel sur papier vélin © Musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn
     

Le parcours révèle également une remarquable expérimentatrice. Fascinée par les estampes japonaises découvertes à Paris en 1890, elle réalise une série de dix gravures en couleurs, réunies ici dans leur intégralité. Autre temps fort, la commande monumentale qui lui est confiée pour le Pavillon de la Femme de l’Exposition universelle de Chicago en 1893. Intitulée Modern Woman, cette fresque de près de 18 mètres de long célèbre l’émancipation féminine à travers l’art, le savoir et la transmission. Aujourd’hui disparue, elle reprend vie grâce à un film proposant une restitution numérique de ses couleurs d’origine. L’exposition rappelle enfin le rôle déterminant de Cassatt dans la diffusion de l’impressionnisme aux États-Unis, notamment auprès de la collectionneuse Louisine Havemeyer. Celle qui ne se maria jamais et défendit jusqu’à la fin de sa vie le droit de vote des femmes apparaît ainsi sous un autre jour, non plus comme une figure secondaire de l’impressionnisme, mais comme l’une de ses personnalités les plus libres.

  • Mary Cassatt Jeune fille au jardin entre 1880 et 1882 huile sur toile H. 92,5 ; L. 65 cm. Legs Antonin Personnaz, 1937 © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Franck Raux
  • Mary Cassatt Femme et enfant devant une tablette où sont posés un broc et une cuvette 1889 pastel sur papier beige collé sur châssis entoilé H. 65 ; L. 50 cm. Donation sous réserve d'usufruit Jean-Pierre Hugot et Mlle Louis Hugot, 1968 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

 

Mary Cassatt L'indépendante
Du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027
Musée d’Orsay, Paris 7e
Plein tarif : 16 euros, tarif réduit : 13 euros

L’hôtel à réserver ? À quelques minutes du musée d’Orsay, Le Narcisse Blanc cultive le charme discret d’un hôtel particulier parisien. Inspiré par la danseuse Cléo de Mérode, ce 5 étoiles parisien décline une palette de blanc, de sable et de champagne dans ses 37 chambres et suites. Au sous-sol, un spa Anne Semonin avec piscine d'hôtel de 13 mètres, sauna et bain à remous ; au rez-de-chaussée, le restaurant Cléo du chef Alexandre Semperé, installé sous une verrière.

Le Narcisse Blanc Hôtel & Spa
37 clés, prix à partir de 495 euros la nuit
19, boulevard de la Tour-Maubourg, Paris 7e

jusqu'à -25% sur cet hôtel avec le Club YonderVoir les prix sur booking.com

Derrière leurs couleurs éclatantes et leurs compositions presque abstraites, ces affiches racontent aussi l’histoire politique du pays

2. Jacques Villeglé au musée Carnavalet | Paris, la ville à l’arraché

« La vie d’un artiste doit commencer par la flânerie ». Pendant plus de cinquante ans, Jacques Villeglé (1926-2022) a fait de Paris son atelier, sans jamais avoir besoin d’y planter un chevalet. Son matériau de prédilection ? Les affiches publicitaires, politiques ou culturelles, superposées sur les palissades, déchirées par les passants, malmenées par la pluie. Il les prélève, les maroufle sur toile et les expose telles quelles, considérant que leurs véritables auteurs sont les anonymes qui les ont lacérées. À l’occasion du centenaire de sa naissance, le musée Carnavalet retrace les déambulations de cet infatigable flâneur-glaneur, depuis Montparnasse, où il réalise ses premiers prélèvements avec Raymond Hains en 1949, jusqu’au Marais et aux Halles, en passant par Saint-Germain-des-Prés et la porte Maillot.

  • Harry Shunk et János Kender, Jacques Villeglé, Montparnasse, Paris, 14 février 1961 Photographie. Collection du Centre Pompidou-MNAM / CCI-Bibliothèque Kandinsky © Centre Pompidou, MNAM-CCI Bibliothèque Kandinsky, Dist. GrandPalaisRmn / Fonds Shunk et Kender / Adagp, Paris, 2026
  • Jacques Villeglé, Boulevard de Belleville, 10 mai 1995 Affiches lacérées marouflées sur toile Paris, Fonds de dotation Villeglé © Fonds de dotation Villeglé / Adagp, Paris, 2026 / Photo : François Poivret

 

Au fil des œuvres, des photographies de Doisneau ou Brassaï et de nombreux documents d’archives, c’est tout un Paris disparu qui refait surface : ses chantiers, ses terrains vagues, ses campagnes électorales et ses slogans. Car derrière leurs couleurs éclatantes et leurs compositions presque abstraites, ces affiches racontent aussi l’histoire politique du pays. Guerre d’Algérie, Mai 68, élections présidentielles. En effet, cet archéologue urbain a constitué à sa manière une gigantesque archive de la rue, prenant soin de dater chacune de ses trouvailles et d'en noter l'adresse. L’exposition explore enfin ses liens avec l’art urbain contemporain et les artistes qui lui ont succédé, notamment Lek & Sowat, Joachim Romain ou encore Les Francs Colleurs. Avec cependant une différence fondamentale dans leurs démarches respectives : quand les street artistes investissent les murs pour y ajouter quelque chose, Jacques Villeglé passait son temps à en retirer des morceaux.

Paris à l’arraché. Jacques Villeglé et l’art urbain
Du 14 octobre 2026 au 14 février 2027
Musée Carnavalet, Paris 3e
Plein tarif : 15 euros, tarif réduit : 13 euros

Où dormir ? Pour prolonger la découverte du Paris de Jacques Villeglé, rien de mieux que de poser ses valises dans le Marais, où l’artiste a longtemps vécu et travaillé. Découvrez notre sélection des plus beaux hôtels 5 étoiles du quartier ou des meilleurs 4 étoiles du centre de Paris.

Certaines images semblent déjà appartenir à un monde disparu

3. Remember Me à la Bourse de Commerce | La photographie dans tous ses états

Un portrait de Marilyn Monroe par Richard Avedon (1923-2004), des paysages marins de Gustave Le Gray (1820-1884), les autoportraits de Cindy Sherman, des clichés de Man Ray (1890-1976) ou de Dorothea Lange (1895-1965)… À la Bourse de Commerce, plus de 700 œuvres issues de la Collection Pinault racontent près de deux siècles de photographie, sans chronologie imposée. Sous le titre Remember Me, emprunté à une œuvre de Barbara Kruger, l’exposition explore les multiples facettes du huitième art, du portrait à la représentation du corps, en passant par la fabrique de l’image, les jeux de composition ou encore les questions de mémoire et de disparition. Autant de thématiques qui font dialoguer les grands maîtres de la photographie avec des artistes contemporains comme Wolfgang Tillmans, Sherrie Levine, Boris Mikhaïlov ou Zanele Muholi, au gré de rapprochements parfois inattendus.

  • Tyler Mitchell, An Embrace, © 2024
    Tyler Mitchell, An Embrace, 2024. Photo © Jackie Furtado
     

L’un des moments les plus réussis du parcours est sans conteste l’impressionnant accrochage consacré à Irving Penn (1917-2009). Près de 450 photographies sont réunies dans une même salle, sans hiérarchie ni classement thématique ou chronologique. Portraits de célébrités, silhouettes de mode, fleurs fanées, mégots de cigarettes, natures mortes ou nus se côtoient librement. Une profusion d’images qui permet de mesurer toute la diversité du travail de Penn, mais aussi son extraordinaire cohérence : cette façon de composer chaque image avec une précision presque obsessionnelle, quel que soit son sujet. Autre coup de cœur, la série La France de Raymond Depardon. En 2004, il entreprend un vaste périple photographique à travers l’Hexagone. Pendant six ans, il sillonne les routes à bord de son camping-car, équipé d’une chambre photographique, et pose son regard sur les commerces de province, les façades défraîchies, les cafés, les pavillons ou les places de village. Une cinquantaine de photographies en couleurs dressent le portrait d’une France ordinaire, parfois désuète, saisie avec une tendresse et un humour discrets. Certaines images semblent déjà appartenir à un monde disparu.

Avec The History of Tears, Barbara Kruger investit la Rotonde de la Bourse de Commerce. Sur les murs de béton de Tadao Ando, citations géantes, images et injonctions se succèdent dans un tourbillon visuel et sonore. En empruntant notamment des textes à George Orwell et Aimé Césaire, l’artiste américaine interroge le pouvoir des mots, la manipulation des images et les rapports de domination, de la sphère intime aux violences collectives. Ne partez pas sans faire un tour au sous-sol pour découvrir Stendhal Syndrome (2024), le bouleversant film-diaporama de Nan Goldin. Pendant 26 minutes, la photographe américaine fait dialoguer des chefs-d’œuvre de la Renaissance et de l’art baroque avec des portraits de ses proches et de ses amours. Inspirée des Métamorphoses d’Ovide, cette œuvre très personnelle explore la beauté, l’amour, la perte et la mémoire.

  • Dora Maar, Les années vous guettent © 1936
  • Erwin Blumenfeld, Rex Harrison and Lilli Palmer superimposted on the eyes of a Siamese cat © 1950

 

Remember Me
Jusqu’au 18 janvier 2027
Bourse de Commerce, Paris 1er
Plein tarif : 15 euros, tarif réduit : 10 euros

L’hôtel à réserver ? À l’angle de la place Vendôme, l’Hôtel Mansart occupe une demeure du XVIIIe siècle dont les 57 chambres cultivent l’élégance d’un appartement parisien. Mobilier ancien, œuvres d’art originales, étoffes raffinées et portraits historiques donnent à chacune une personnalité différente. Un hôtel 4 étoiles à Paris idéalement situé entre l’Opéra, les Tuileries et le Palais-Royal.

Hôtel Mansart
57 clés, prix à partir de 179 euros la nuit
5, rue des Capucines, Paris 1er

jusqu'à -25% sur cet hôtel avec le Club YonderVoir les prix sur booking.com

Derrière les murailles austères de l’Alhambra se cachait l’une des cours les plus raffinées du Moyen Âge

4. Les secrets de l’Alhambra à l’Institut du monde arabe | Dans les secrets du palais des sultans

Derrière les murailles austères de l’Alhambra se cachait l’une des cours les plus raffinées du Moyen Âge. Au XIVe siècle, sous le règne de Muhammad V, les sultans nasrides font de cette forteresse dominant Grenade un ensemble de palais où l’eau, la lumière, la poésie et la géométrie participent autant à la beauté des lieux qu’à la mise en scène du pouvoir. Mais à quoi ressemblait véritablement l’Alhambra à son apogée ? C’est ce que propose de découvrir l’Institut du monde arabe à travers près de 130 œuvres et un parcours qui mêle objets historiques et dispositifs immersifs. Au centre de l’exposition, la célèbre cour des Lions révèle ses secrets : sa fontaine, portée par douze lions de marbre, son ingénieux système hydraulique et les vers du poète Ibn Zamrak gravés sur son bassin. Car à l’Alhambra, les murs parlent. Inscriptions coraniques, devises dynastiques et poèmes célèbrent les souverains autant que la beauté des jardins et des palais.

  • Grande jarre, Espagne nasride, XIVe s., céramique à pâte argileuse glaçurée, musée des Beaux-Arts de Lyon, D 557 © Lyon MBA – Photo Alain Basset
  • Palais de l'Alhambra, la chambre dorée, Grenade (Espagne), 2015  © Jean-Jacques Gelbart/ Photothèque de l’Institut du monde arabe

 

Le parcours décrypte aussi l’extraordinaire complexité des décors géométriques, depuis les mosaïques d’alicatados jusqu’aux voûtes de muqarnas, ces alvéoles sculptées qui donnent aux plafonds l’apparence de stalactites. Une installation sonore de Cheb Runer restitue quant à elle l’atmosphère des jardins, entre bruissement de l’eau et sons recueillis sur place. Mais cette splendeur ne doit pas faire oublier la fragilité politique de l’émirat de Grenade, menacé par l’avancée des royaumes chrétiens. Armes, céramiques, textiles et objets précieux témoignent des échanges comme des rivalités entre les cours de la péninsule Ibérique. Une manière de découvrir l’Alhambra au-delà de ses célèbres patios, comme un véritable lieu de vie, de pouvoir et de création.

  • Palais de l’Alhambra, la cour de la Lindaraja, Grenade (Espagne), 2015 © Jean-Jacques Gelbart/ Photothèque de l’Institut du monde arabe
    Palais de l’Alhambra, la cour de la Lindaraja, Grenade (Espagne), 2015 © Jean-Jacques Gelbart/ Photothèque de l’Institut du monde arabe
     

Les secrets de l'Alhambra
Du 24 novembre 2026 au 16 mai 2027
Institut du monde arabe, Paris 5e
Plein tarif : 17 euros, tarif réduit : 15 euros, -18 ans : 9 euros

L’hôtel à réserver ? Sur la rive gauche, le Prince de Conti a rouvert ses portes fin 2025 après une rénovation signée Éric Allart. Installé dans une demeure du XVIIᵉ siècle, ce boutique-hôtel 4 étoiles de 23 chambres et suites affiche un décor baroque aux accents Grand Siècle : boiseries, trompe-l’œil, étoffes Pierre Frey et mobilier inspiré de modèles anciens. Le petit déjeuner se prend sous la verrière du jardin d’hiver, à deux pas de la Seine et de Saint-Germain-des-Prés.

Le Prince de Conti 
23 clés, prix à partir de 295 euros la nuit
8, rue Guénégaud, Paris 6e

jusqu'à -25% sur cet hôtel avec le Club YonderVoir les prix sur booking.com

    5. Séraphine de Senlis en novembre au Centre Pompidou-Metz | Bien plus qu’une peintre naïve

    Des fleurs aux pétales flamboyants, des feuillages qui semblent onduler, des fruits mystérieux suspendus dans des compositions presque hallucinatoires… Difficile de rester indifférent devant les tableaux de Séraphine Louis (1864-1942), plus connue sous le nom de Séraphine de Senlis. Pourtant, celle qui gagnait sa vie comme domestique et peignait pendant ses heures libres a longtemps été cantonnée à l’étiquette de « peintre naïve », comme si son absence de formation académique suffisait à définir son œuvre. Le Centre Pompidou-Metz lui consacre une rétrospective exceptionnelle réunissant plus de 80 tableaux, soit la quasi-totalité de sa production aujourd’hui répertoriée. Dès l’entrée, six toiles monumentales réalisées entre 1928 et 1930, rassemblées pour la première fois, donnent la mesure de son ambition. Certaines atteignent près de deux mètres de haut et déploient une végétation luxuriante où fleurs, feuilles et fruits semblent animés d’une vie propre.

    • Description : Séraphine de Senlis (Séraphine Louis, dite), Les grandes marguerites, vers 1929, huile et Ripolin sur toile. Musée d’Art et d’Archéologie de Senlis, n° Inv. A.00.6.176 © Musées de Senlis / Photo : © Christian Schryve
      Séraphine de Senlis, Les Grandes Marguerites, vers 1929 © Musées de Senlis / Photo : © Christian Schryve
       

    Le parcours revient sur sa découverte par Wilhelm Uhde, marchand et collectionneur allemand qui défendait également le Douanier Rousseau, mais s’intéresse surtout à son étonnante technique picturale. Séraphine utilise notamment du Ripolin, une peinture industrielle qu’elle détourne pour obtenir des surfaces brillantes, des superpositions et des effets de matière d’une remarquable sophistication. De récentes analyses scientifiques révèlent d'ailleurs un travail bien plus méthodique que ne le laissait supposer la légende d’une artiste peignant sous l’effet d’une inspiration mystique.

    Internée en 1932, Séraphine meurt dix ans plus tard dans un hôpital psychiatrique, dans des conditions tragiques. Cette exposition a le mérite de ne pas réduire son histoire à ce destin, popularisé par le film de Martin Provost en 2008, avec Yolande Moreau, mais de rendre toute sa place à une artiste dont la modernité n’a décidément rien de naïf.

    • Séraphine de Senlis (Séraphine Louis, dite), Grappes et feuilles roses, vers 1929, huile et Ripolin sur toile. Musée d’Art et d’Archéologie de Senlis, n° Inv. A.00.6.190 © Musées de Senlis / Photo : © Christian Schryve
      Séraphine de Senlis, Grappes et feuilles roses, vers 1929 © Musées de Senlis / Photo : © Christian Schryve
       

    Séraphine Louis. De Senlis et sans rivale
    Du 31 octobre 2026 au 12 avril 2027
    Centre Pompidou-Metz, 1 parvis des Droits-de-l'Homme 57020 Metz
    Plein tarif : 14 euros , moins de 26 ans : gratuit

    Où dormir ? Profitez de l’exposition pour découvrir Metz, de sa cathédrale Saint-Étienne aux vitraux de Chagall, de son quartier impérial à ses promenades le long de la Moselle, et réservez l’un des plus beaux hôtels de Metz pour prolonger le séjour.

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