Éléonore Bounhiol, Le dimanche 23 août 2026Croisière responsable : 5 idées pour réduire son impact
En 2026, choisir sa croisière de luxe, c’est aussi regarder sous la coque. Propulsion, taille du navire, accès au port, rythme des escales, traitement des eaux… Derrière les brochures bleu azur des compagnies de croisière, toutes les croisières ne laissent pas le même sillage. La bonne nouvelle ? Entre le retour du vent, l’essor des batteries et le goût retrouvé de la lenteur, le grand large s’invente déjà de nouvelles règles. Voici cinq pistes concrètes - et autant de beaux voyages à la clé - pour une croisière plus responsable.
Idée n°1 : Miser sur les bateaux tradtionnels
Pour une croisière plus responsable, on opte pour des bateaux de croisière conçus pour leur territoire, souvent en bois, de petite capacité et capables d’utiliser le vent. Dahabiehs pour une croisière sur le Nil, jonques vietnamiennes sur le Mékong, boutres ou phinisis indonésiens permettent de ralentir, d’accoster loin des grands terminaux et de faire vivre des savoir-faire locaux. Finalement, nul besoin d’attendre le navire du futur pour naviguer autrement. Prudence, toutefois : tradition ne signifie toutefois pas systématiquement faible impact. Il faut aussi vérifier la motorisation, la gestion de l’eau et des déchets ainsi que la part réelle de navigation sous voiles.
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© Rascal Voyages
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Le Nil sous le vent avec Lazuli Travel Bureau
La compagnie qui officie également sur le lac Nasser perpétue l’usage de la dahabieh, ce bateau traditionnel en bois reconnaissable à ses deux grandes voiles latines. Accueillant selon les modèles de 10 à 20 passagers, les embarcations descendent lentement le fleuve entre Esna et Assouan : les voiles assurent la propulsion lorsque le vent le permet, tandis que des panneaux solaires alimentent une partie des équipements. Et puis, la petite capacité des dahabiehs autorise des mouillages sur des îles et des haltes dans des villages ou des sites archéologiques inaccessibles aux grands bateaux. Elle permet aussi d’étirer le voyage : ici, pas de course d’un temple à l’autre, mais plusieurs jours pour suivre les berges, observer les terres agricoles et aborder une Égypte rurale rarement visible depuis les imposants hôtels flottants. Bon à savoir, également : la compagnie stocke puis filtre les eaux usées avant leur rejet.
Lazuli Travel Bureau
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Dans le sillage des phinisis, l’Indonésie autrement
En Indonésie, Rascal Voyages navigue entre Komodo et Raja Ampat à bord de phinisis de 30 mètres, construits à la main à Sulawesi selon un savoir-faire naval ancien. Aménagés comme des villas flottantes de cinq cabines seulement, Rascal et Rebel accueillent dix voyageurs au maximum. Une petite jauge propice aux escales confidentielles. La compagnie finance par ailleurs la restauration de récifs coralliens et travaille avec le Manta Trust autour de la recherche et de la sensibilisation aux raies mantas.
Rascal Voyages
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© Rascal Voyages
Idée n°2 : Prendre le train jusqu’au port pour une croisière plus responsable
Le port compte presque autant que le bateau. Parce qu’en privilégiant un point de départ accessible en train plutôt qu’en avion, on réduit les émissions périphériques du voyage avant même de mettre un pied à bord et on rend la croisière d'emblée plus responsable. Heureusement, en France et chez nos voisins, le choix est généreux :
- Marseille, Toulon ou Nice pour des croisières en Méditerranée ;
- Le Havre et Southampton pour l’Europe du Nord et l’Atlantique ;
- Barcelone, en Espagne
- En Italie : Gênes, Venise et Civitavecchia restent accessibles par le rail via Turin ou Milan, à condition d’accepter une correspondance - ou encore mieux, une nuit italienne en chemin.
- Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Avignon ou Cologne pour une croisière fluviale.
Et pour conserver le bénéfice du train jusqu’au bout, mieux vaut préférer une boucle revenant au même port, ou un voyage s’achevant dans une autre ville bien reliée au réseau ferroviaire européen. Enfin, rallier un port ferroviaire ne suffit pas si l’on embarque ensuite sur un géant des mers alimenté aux énergies fossiles. L’équation devient encore plus intéressante lorsque le rail mène directement à un voilier ou à un bateau hybride.
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La Junior Suite du Sea Cloud au départ de Nice © DR
Les bons exemples
Nice : des rails aux voiles
Nice se rejoint directement en TGV avant d’embarquer sur le trois-mâts Le Ponant (16 cabines, voguant jusqu’en en Corse, en Italie ou le long de la Côte d’Azur…) ou l’un des petits yachts de SeaDream (moins de 120 passagers, boucles reliant Civitavecchia et la Corse…).
Autre option : au printemps 2027, le trois-mâts Sea Cloud II ralliera Nice et Civitavecchia, le port de Rome. À bord, 94 passagers, 47 cabines, un restaurant, une bibliothèque et plusieurs journées sous voiles hissées (encore manœuvrées à la main) dans un esprit de grand yachting classique.
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L’Admirals Suite du Sea Dream au départ de Nice © DR
Marseille : cap sur la Provence en petit comité
À environ trois heures de Paris en TGV, le port de Marseille accueille notamment les départs de Catlante Catamarans, compagnie de croisières intimistes naviguant à voile dès que possible vers Porquerolles et Saint-Tropez.
Idée n°3 : Choisir les technologies qui réduisent l’impact
Privilégier les bateaux hybrides avec batteries, capables de couper temporairement leurs moteurs thermiques, notamment dans les fjords, à l’approche des ports ou près des écosystèmes sensibles. Mais aussi, dépasser les discours sur les pailles en papier pour examiner les équipements lourds de chaque navire : branchement électrique à quai, traitement des eaux usées, limitation des oxydes d’azote, gestion des déchets et réduction du bruit sous-marin…
Pour y voir plus clair, l’organisme Green Marine Europe évalue les compagnies participantes selon plusieurs indicateurs, avec des performances classées de 1 à 5 et vérifiées par un organisme tiers. Plus critique, le Cruise Ship Report Card de Friends of the Earth a comparé quant à lui 243 navires et 21 compagnies sur le traitement des eaux usées, la pollution atmosphérique, la qualité de l’eau et la transparence. Publié en 2024, ce classement repose toutefois sur des informations publiques qui n’ont pas toutes été vérifiées indépendamment.
Les bons exemples
Havila Voyages, quatre heures dans le silence
Les quatre navires hybrides de cette compagnie norvégienne embarquent des batteries de 6,1 MWh, rechargées à quai grâce au réseau hydroélectrique du pays. Résultat : ils peuvent naviguer jusqu’à quatre heures sans émissions directes, notamment dans le Geirangerfjord. Associées au GNL et à une conception plus économe, ces batteries permettraient aussi, selon Havila, de réduire les émissions de CO₂ d’environ 35 % et celles d’oxydes d’azote de 90 % par rapport à des navires comparables utilisant des carburants conventionnels.
Havila Voyages
Croisières à partir de 182 euros (2 jours de traversée)
Site officiel
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Une cabine de l’HX Expeditions © DR
Explora Journeys, agir aussi à quai et sous l’eau
Les (très beaux) navires de la compagnie, affiliée à MSC, disposent d’une connexion électrique à quai, de systèmes avancés de traitement des eaux usées et d’un dispositif de réduction catalytique des oxydes d’azote. Leur certification RINA Dolphin atteste également une conception visant à limiter le bruit sous-marin. Reste une condition de taille : l’arrêt des moteurs au port dépend de la présence d’une alimentation électrique compatible sur place.
Explora Journeys
Croisières à partir de 1960 euros
Site officiel
Orient Express Corinthian, remettre le vent dans l’équation
Lancé en 2026 et en grande pompe, ce voilier de 220 mètres - le plus grand yacht à voile du monde - est équipé de trois voiles rigides SolidSail de 1 500 m² chacune. Mais à bord, le gigantisme cède la place à l’exclusivité : seulement 54 suites, de 45 à 225 m², pour 110 passagers, cinq restaurants placés sous la direction culinaire de Yannick Alléno et des intérieurs signés Maxime d’Angeac. Selon les conditions, il peut avancer uniquement sous voile ou associer le vent à sa propulsion hybride. Une technologie prometteuse pour réduire la consommation de ce fleuron de l’ultra-luxe en mer, bien que les dimensions du navire et son recours au GNL invitent à éviter le raccourci du « bateau zéro émission ».
Orient Express Corinthian
Croisière à partir de 17 700 euros
Site officiel
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L’Orient Express Corinthian © MoreContent
Hurtigruten et HX en tête de classement
Dans le Cruise Ship Report Card 2024, Hurtigruten et sa branche d’expédition HX ont toutes deux obtenu la meilleure note générale, B+. Friends of the Earth leur attribue un A pour la réduction de la pollution atmosphérique et pour la transparence (mais seulement un C pour le traitement des eaux usées). Un résultat supérieur à celui des 19 autres compagnies étudiées, mais qui rappelle que même les mieux classées restent perfectibles.
Idée n°4 : Préférer les fleuves aux océans
Délaisser les longues traversées océaniques pour des itinéraires plus courts, au rythme des fleuves et des canaux. La croisière fluviale emprunte généralement des bateaux plus petits, dessert souvent des villes accessibles en train et favorise une découverte plus lente des territoires. Elle n’est pourtant pas verte par nature : les navires restent majoritairement propulsés au diesel et évoluent dans des milieux fragiles. Motorisation hybride, traitement des eaux, absence de rejets et faible perturbation des fonds doivent donc guider le choix.
Les bons exemples
CroisiEurope, la Loire à petite échelle
À bord du Loire Princesse, CroisiEurope propose de découvrir la Loire depuis Nantes, facilement accessible en train. Construit en 2015, ce bateau de 88,8 mètres ne compte que 47 cabines pour 94 passagers et se distingue surtout par ses roues à aubes latérales, une technologie qui lui permet de naviguer sur les faibles profondeurs du fleuve. Côté environnement, CroisiEurope équipe plus largement sa flotte de dispositifs permettant de suivre la consommation énergétique en temps réel et d’adapter la puissance des moteurs aux conditions de navigation. La compagnie indique également privilégier le branchement électrique à quai lorsque les infrastructures le permettent et avoir équipé ses bateaux de systèmes de gestion des eaux usées. Une partie de sa flotte bénéficie par ailleurs de la certification environnementale Green Award.
CroisiEurope
Prix selon la date de départ
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Zambezi Queen, le safari au fil de l’eau
Malgré son nom, ce bateau-hôtel navigue sur la rivière Chobe, à la frontière de la Namibie et du Botswana. Ses 14 suites climatisées, ouvertes sur le paysage par de larges baies vitrées et pour certaines dotées d’un balcon, accueillent jusqu’à 28 passagers. Salons panoramiques, cuisine soignée et pont d’observation installent le confort d’un lodge haut de gamme au plus près des éléphants et des hippopotames - un vrai safari sur l’eau. Côté environnement, sa propulsion par jets limite les contacts avec le lit de la rivière, tandis que les batteries prennent le relais la nuit pour couper le bruit des moteurs. L’eau est filtrée à bord ; déchets et eaux usées sont stockés puis traités hors du fleuve. La compagnie emploie également 130 personnes de la région et soutient plusieurs communautés et programmes de conservation.
Zambezi Queen
Croisières à partir de 573 euros
Site officiel
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Le Zambezi Queen © DR
Amadeus Nova, croisière nouvelle génération sur le Danube
Lancé en 2024, ce navire de 135 mètres sillonne notamment le Rhin, le Main et le Danube. Cabines panoramiques, suites avec balcon privé, vaste pont extérieur et piscine chauffée : l’expérience prend des airs d’hôtel contemporain flottant, l’engagement en prime. Parmi les points forts de la péniche : une propulsion hybride diesel-électrique s’appuyant sur une batterie capable d’absorber les pics de consommation sans démarrer de générateur supplémentaire, des filtres et catalyseurs réduisant les polluants atmosphériques, un système de récupération de la chaleur produite par les moteurs pour la réutiliser à bord et un calcul automatisé des itinéraires, pour ajuster la vitesse et la consommation - même si l’Amadeus Nova reste dépendant du diesel et ne navigue pas en mode tout électrique.
Amadeus Nova
Croisières à partir de 1 285 euros
Site officiel
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L’Amadeus Nova © DR
Idée n°5 : Ralentir pour mieux voyager
Jeter son dévolu sur un petit navire, parcourir moins de kilomètres et rester davantage de temps dans chaque destination. Parce que les itinéraires qui enchaînent cinq capitales en six jours exigent bien souvent des vitesses élevées… Et concentrent les visiteurs pendant quelques heures, transformant trop souvent les escales en visites chronométrées dans des lieux touristiques bondés. Une croisière plus mesurée ralentit l’allure et remplace la collection de ports par une découverte plus approfondie des territoires. Nuits à quai, excursions à pied, à vélo ou en kayak, transports collectifs, guides locaux et départs hors saison permettent aussi de mieux répartir les retombées du voyage. La lenteur gagne aussi à emprunter des chemins de traverse, en préférant des ports moins courus aux quais saturés de Venise, Santorin ou Dubrovnik en plein été. Reste que petit ne signifie pas automatiquement sobre : la motorisation, la vitesse et le taux de remplissage du navire demeurent déterminants.
Les bons exemples
Les Extended Journeys d’Explora Journeys, plusieurs horizons sans changer de clé
La compagnie permet d’enchaîner plusieurs voyages de sept nuits sans changer de suite, pour des itinéraires de 14 ou 21 nuits. Certaines traversées comprennent des nuits à quai et des escales prolongées - avec, à terre, des expériences exclusives et bien pensées pour faire le tour des richesses locales loin de la foule. Plutôt intéressant pour approfondir une région et limiter la succession de vols.
Explora Journeys
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Les péniches-hôtels Belmond, le chic slow sur l’eau
Elles parcourent seulement quelques kilomètres par jour sur les canaux français, au départ de Dijon, Lyon, Avignon ou encore Châlons-en-Champagne. Les passagers peuvent même marcher ou pédaler sur le chemin de halage pendant que le bateau avance. Quant aux étapes, elles privilégient marchés, artisans, caves et domaines locaux. Le joli plus : un confort raffiné à bord et une intimité parfaite, façon villa flottante (12 passagers maximum et une privatisation complète, à l’exception du Napoléon, réservable également à la cabine).


Belmond
Prix sur devis
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Aqua Mekong, le delta sans courir après le temps
Avec 20 suites et 40 passagers, le navire Aqua Mekong (opéré par Aqua Expeditions, membre de Ponant Explorations Group) propose des itinéraires de trois, quatre ou sept nuits entre le Cambodge et le Vietnam. La traversée est rythmée par la richesse des activités à terre : sorties en kayak et à vélo, rencontres avec les artisans et haltes dans les villages encouragent une découverte moins expéditive du delta. La compagnie soutient également plusieurs programmes de protection de la biodiversité.
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L’Aqua Mekong Suite © DR
Aqua Mekong
Croisière à partir de 3458 dollars
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Peter Sommer Travels, goélettes et excursions poussées
Sur les côtes turques, cette compagnie (qui opère aussi ailleurs en Méditerranée) remet au goût du jour les goélettes turques, anciens voiliers de cabotage de Bodrum. Peu de cabines, de longues baignades, des excursions archéologiques, de petits groupes limités à 22 voyageurs et seulement quelques heures de navigation quotidienne remplacent la course aux escales - même si le moteur reste sollicité.
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© Peter Sommer Travels
Peter Sommer Travels
Croisière en Turquie à partir de 3841 euros
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Captain Artic, l’avenir de la croisière bientôt à flots ?
Cinq voiles solaires, 90 % d’émissions en moins et des itinéraires guidés par la nature plutôt que par l’horloge : voilà le cahier des charges du Captain Artic, navire d’expédition actuellement en construction. Et qui alimente déjà bien des conversations. Imaginé par la compagnie française Selar et sa cofondatrice Sophie Galvagnon, ancienne capitaine de navires polaires, il devrait accueillir ses premiers voyageurs en 2027 pour des croisières entre Norvège, Svalbard et Groenland. Ses 70 mètres embarqueront seulement 36 passagers pour 24 membres d’équipage - une jauge réduite qui devrait permettre à tous de débarquer simultanément et d’adapter chaque journée à la météo, à la glace et à la présence des animaux.
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© Captain Artic
Surtout, sa silhouette sera dominée par cinq voiles rigides et rétractables de 35 mètres, recouvertes de 2 000 m² de panneaux solaires. Objectif affiché : utiliser le vent et le soleil pour alimenter la propulsion électrique, tandis que les hélices pourront se transformer en hydroliennes pendant la navigation. Selar estime que cette configuration réduira de 90 % les émissions de CO₂ du bateau par rapport aux navires d’expédition comparables - l’entreprise allant même jusqu’à nommer le Captain Artic “premier navire d’exploration durable au monde”. Le projet prévoit également la production d’eau douce par osmose inverse, un chauffage aux granulés issus de déchets de bois et le traitement à bord des eaux grises et noires.
Le luxe, en outre, s’annonce chaleureux plutôt que tapageur : cabines de 15 m² ouvertes sur la mer, deux suites de 20 m², sauna, salle de sport, bibliothèque, galerie d’art, bar à bouillottes et cuisine nordique servie autour d’une table commune… Captain Arctic accueillera aussi un laboratoire scientifique et apportera gratuitement un soutien logistique à des bases de recherche dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut polaire français. Il doit enfin participer au ramassage d’au moins cinq tonnes de plastique par an sur les côtes du Svalbard.
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© Captain Artic
Le navire étant encore en construction, ses ambitions restent à confirmer en conditions réelles. Mais Captain Arctic esquisse déjà une voie séduisante : utiliser les forces du milieu polaire pour mieux l’explorer, sans prétendre le conquérir. Le rendez-vous est pris.
Captain Artic
Premier départ en janvier 2027
Prix à partir de 6780 euros par personne.
Site officiel



