Adrien Juif, Le vendredi 30 octobre 2026L’Hôtel d’Aubusson rouvre à Paris : nouvelles suites, jazz et grand bain à Saint-Germain-des-Prés
Vue d'ensemble | Une autre allure pour la rue Dauphine
Au 33, rue Dauphine, l’Hôtel d’Aubusson occupe une adresse de choix au cœur de Saint-Germain-des-Prés. La Seine est à quelques pas, les galeries d’art, les librairies et les cafés du quartier à portée de promenade. Mais cet établissement, qui compte parmi les meilleurs hôtels du 6e arrondissement, a bien d’autres arguments que son emplacement. Derrière ses murs dont certaines parties remontent au XVIIe siècle, il propose une certaine idée de l’hôtellerie parisienne, entre héritage historique et confort contemporain.
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La façade l’hôtel © Hôtel d’Aubusson
Fermé à l’automne 2025, le boutique-hôtel 5 étoiles a consacré une année à sa transformation. Aux commandes, Bruno Borrione, formé à l’École Boulle et passé chez Philippe Starck et Jean-Michel Wilmotte, a repris les chambres comme les lieux de réception. Les poutres restent visibles, mais le dessin du mobilier, les éclairages et les associations de matériaux donnent à l’ensemble une expression plus actuelle et du plus bel effet.
La décision la plus parlante de cette rénovation tient en un chiffre : 44. C’est le nombre de chambres et de suites que compte désormais l’hôtel, contre 50 auparavant. La différence profite notamment aux suites : leurs superficies s’échelonnent entre 45 et 65 m² et plusieurs accueillent jusqu’à quatre occupants. De quoi faire de cet hôtel une destination pour les familles, ou simplement s’offrir le luxe de défaire vraiment ses valises.
À chaque volume répond un mobilier spécifiquement dessiné par Borrione. Le noyer apporte sa profondeur, les étoffes habillent chaleureusement les murs et les détails métalliques ponctuent la décoration. Dans les salles de bains, la pierre bourguignonne rencontre le terrazzo et l’eucalyptus pour une élégance évidente.
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Une des chambres de l’hôtel dans le 6ème arrondissement © Hôtel d’Aubusson
Le quartier fournit un excellent prétexte pour courir les galeries. L’Hôtel d'Aubusson offre aussi quelques découvertes au retour. Sa collection réunit notamment Serge Poliakoff, Bram van Velde, Maurice Estève et Virginie Hucher, tandis que les bronzes de Delphine Brabant introduisent leurs constructions géométriques dans les espaces.
Le travail des artisans mérite la même attention. Borrione a fait appel à la céramiste Karen Swami et aux Ateliers Duchemin pour les vitraux, ainsi qu’à une manufacture de verre vénitienne pour des miroirs et des luminaires. Autant de contributions qui donnent des raisons de s’arrêter sur un objet, un reflet ou une texture, au-delà du premier regard sur la décoration.
Pourquoi on y va | Du jazz au Café Laurent et vingt mètres pour nager
Le Café Laurent reste l’un des rendez-vous de l’adresse, y compris pour ceux qui n’y dorment pas. Son nouvel aménagement accompagne les usages de la journée, mais c’est à la nuit tombée que le programme devient particulièrement tentant : du mercredi au samedi, les concerts qui faisaient déjà sa réputation, rapprochent musiciens et spectateurs dans un cadre feutré et propice à cette communion.
Sur la carte, l’Espresso Martini côtoie des cocktails variant avec les saisons, dont une création baptisée Trois Siècles. On peut donc venir pour un verre et laisser la musique décider de l’heure du départ. Quand la météo s’y prête, quelques tables dans le patio donnent aussi envie de s’attarder.
L’autre raison de prévoir du temps à l’hôtel se trouve au spa. Sur 400 m², cet espace très bien mis en lumière, accessible uniquement aux résidents, abrite un bassin intérieur de 20 mètres : une longueur qui permet de véritablement nager entre deux sorties parisiennes. Des jets de massage complètent l’installation. Un hôtel avec piscine à Paris, cela est toujours très appréciable, quelque soit le motif du séjour.
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La piscine de l’Hôtel d’Aubusson à Saint-Germain-des-Prés © Hôtel d’Aubusson
Sauna, hammam, équipements de fitness et cabine de soins offrent plusieurs façons de poursuivre la parenthèse. Là encore, Bruno Borrione a signé les aménagements, avec une palette minérale et un éclairage tamisé. Après les galeries, avant le jazz, quelques longueurs pourraient bien devenir le rendez-vous le plus attendu du séjour.







