Pierre Gautrand, Le lundi 15 décembre 2025Hoshinoya Fuji, le glamping version japonaise
Les choses que l'on a aimées à l'Hoshinoya Fuji
- Cette immersion dans la nature, sous le regard du mont Fuji ;
- La déclivité de l’hôtel, qui rappelle à chaque instant que l’on vit littéralement à flanc de montagne ;
- Les soirées au coin du feu, ou près du poêle, à faire griller des chamallows.
Le pitch | Tout en haut dans la forêt
À 180 kilomètres de Tokyo face au lac Kawaguchi, l’arrivée, quelque peu particulière, donne un aperçu du séjour qui nous attend : on laisse sa voiture au pied de la montagne, on passe le check-in dans un pavillon minimaliste, puis on grimpe à bord d’une Jeep qui s’enfonce en serpentant dans la forêt. Dans un sac à dos remis à chacun, une lampe torche, une couverture, un carnet d’activités - tout l’attirail du parfait campeur chic pour nous faciliter la vie en haut. En quelques virages, les commerces et les habitations disparaissent, remplacés par la silhouettes longilignes des cyprès hinoki et des pins rouges.
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Hoshinoya Fuji, le glamping version japonaise
Vue d’ensemble | Cubes design au cœur de la forêt
Construit en pente à 100 mètres de hauteur, l’hôtel glamping épouse la déclivité de la colline. Trois niveaux se succèdent : la réception et le restaurant, les chambres, puis le “Cloud Terrace”, un vaste espace à ciel ouvert où l’on se retrouve pour boire un thé brûlant, griller des marshmallows ou écouter un concert de guitare sous les étoiles. Signé par l’architecte japonaise Rie Azuma, Hoshinoya Fuji reprend les codes du minimalisme nippon. La nature sauvage du parc national Fuji Hakone, omniprésente, (rappelons que le Japon est composé à 90% de montagnes et de forêts) devient le premier élément du lieu. Les volumes des batiments inaugurés en 2015 sont simples, les lignes épurées, les matériaux naturels. Bois clair, béton brut, toits en treillis et grandes baies vitrées se fondent dans la forêt de cèdres rouges. Le jour, la lumière circule d’une cabane à l’autre, jouant sur les reflets du lac. La nuit, les braseros ponctuent les chemins de petites lueurs orangées, comme un fil conducteur. Et si la météo le permet, une vue imprenable sur le Mont Fuji (culminant fièrement à 3 776,24 mètres au-dessus du niveau de la mer) apparaît aux hôtes depuis toutes les cabines.
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Hoshinoya Fuji © DR
Les chambres ? Un refuge avec vue sur le mont Fuji
Quarante cabines se dispersent sur la colline, chacune tournée vers le lac Kawaguchi et le mont Fuji. À l’intérieur, le décor minimaliste met en valeur l’essentiel : la nature. Chauffage au sol, bois blond, lits séparés, et, face à la grande baie vitrée, une baignoire où l’on s’immerge dans la vapeur en contemplant la montagne. Sur la terrasse, un lit et un plaid invitent à dîner dehors, au clair de lune, avec le murmure de la forêt pour bande sonore. Des bottes sont même prêtées aux hôtes afin qu’ils ne salissent pas leurs chaussures. On dort littéralement dans la nature, sans jamais renoncer au confort.
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Toutes les cabines offrent une vue sur le mont Fuji © DR
Quelle chambre à booker ?
Les cabanes les plus hautes sur la colline offrent la plus belle perspective sur le lac Kawaguchi et le mont Fuji, notamment les catégories Superior View. À choisir de préférence pour la clarté du matin et la baignoire tournée vers les cimes. Sur la terrasse, bien emmitouflé dans un plaid, on peut dîner dehors, dans un silence presque total - le luxe absolu au Japon.
La table ?
Le matin, le petit-déjeuner se prend sur le balcon ou dans la salle commune baignée de lumière, autour de produits locaux et de douceurs japonaises. Le soir, la cuisine du chef joue la carte du “glamping gourmet” : plats mijotés dans des poêles en fonte, gibiers fumés, légumes de montagne et poissons du lac. Les hôtes peuvent même participer à des ateliers culinaires pour préparer leur repas autour du feu , guidés par les cuisiniers. Sur la “Terrasse des Nuages”, on apprend à confectionner sa pizza avant de la glisser dans le four à bois.
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Dîner © DR
Que faire à Kawaguchiko ?
Au lever du jour, les plus matinaux embarquent pour une excursion en canoë sur le lac Kawaguchi, quand la brume flotte encore sur l’eau. D’autres préfèrent la randonnée à travers la forêt d’Aokigahara ou la découverte des grottes de lave formées par l’activité volcanique. L’hôtel organise aussi des balades à cheval, des séances de yoga au grand air, et des projections de films dans la clairière, façon cinéma de forêt.
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La "Cloud Terrace" © DR
Comment y aller ?
Avec son hub ultra-efficace d'Helsinki, Finnair s'impose comme une option de choix pour rejoindre le Japon depuis Paris. Élue meilleure compagnie aérienne d'Europe du Nord pour la 15ᵉ année consécutive lors des World Airline Awards 2025, elle assure jusqu'à trois vols quotidiens entre Paris-CDG et Helsinki, puis jusqu'à neuf liaisons quotidiennes vers Tokyo (Haneda et Narita), ainsi que vers Osaka, Nagoya et Sapporo. Grâce à un aéroport compact où les transits s'effectuent en 40 à 45 minutes, le temps de trajet total vers Tokyo avoisine 18 heures. La flotte moderne d'Airbus A350 offre cabines Premium Economy et Business AirLounge, complétées par Wi-Fi et divertissement en vol. En basse saison, les allers-retours démarrent autour de 740-900 € en classe économique. Entre confort nordique, correspondances maîtrisées et réseau étendu, Finnair constitue une alternative solide aux vols directs.
Pourquoi y aller ?
Pour vivre une immersion brute dans la nature japonaise sans renoncer au confort. Entre lac, forêt et mont Fuji, l’expérience marie contemplation, design et silence.
À quelle saison partir ?
L’automne, quand les érables flambent, offre sans doute les plus beaux panoramas. Mais le printemps, avec ses cerisiers en fleurs et l’air encore vif, reste magique pour observer le Fuji enneigé.
Un souvenir marquant ?
À l’aube, le mont Fuji s’est éclairé et a laissé entrevoir ses cimes.
Hoshinoya Fuji
40 clés, à partir de 921 euros la nuit
1408 Oishi, Fujikawaguchiko, Minamitsuru District, Yamanashi 401-0305, Japon
Site officiel de l'établissement



