Bonnes adresses Palerme : où dormir, manger, sortir dans la capitale sicilienne ?
Tout le monde ne parle que d’elle. Et pour cause : Palerme enchante le monde et ses visiteurs en quête de beauté insolite. Goethe, Visconti ou la série The White Lotus ne cessent de chanter les louanges de cette ville fascinante, sublime et mystérieuse. Fondée par les Phéniciens, Palerme est passée tour à tour entre les mains des Carthaginois, des Romains, des Byzantins, des Arabes, des Normands et des Angevins, avant d'être occupée par les Bourbons d’Espagne.
Vivants et hors du temps, bizarres et passionnés, les Palermitains, leurs traditions et la ville séduisent par ce métissage culturel unique en Europe. Balayé par le scirocco, l’ancien fief des Guépards est devenu un hub artistique d’excellence au carrefour de la Méditerranée, se défaisant de son image ternie par les années noires de la Cosa Nostra. Éclectique et électrique, Palerme est définitivementl’un des hot spots européens les plus en vue. Voici nos bonnes adresses à Palerme découvrir lors de votre séjour en Sicile.
-
Nos bonnes adresses à Palerme © Stepan Dudycha
Bonnes adresses Palerme, jour 1 - Vendredi
10h - Commencer en douceur chez Stagnitta
Depuis 1928, ce café et torréfacteur palermitain décline les grains de café pour tous les goûts : dans les boissons chaudes et froides, les desserts et les glaces. Visez-plutôt : le chariot à granita, l’ancêtre de la glace et fabuleux héritage de la domination arabe, servie dans une brioche s’il vous plaît. Le must ? La version au citron ou à la pistache. Artisanale, la version proposée par Stagnitta respecte l’authentique recette, sans sucre ni sirop en surplus pour une boisson rafraîchissante, nécessaire lors des journées de grosses chaleurs.

Stagnitta
Discesa dei Giudici, 46
Compter de 5 à 7,5 euros pour les granitas
11h - L’art de flâner à l’italienne
On se familiarise avec l’environnement barocco dans les alentours du café : sur la Piazza Bellini à quelques mètres, on découvre notamment l’héritage arabo-normand puis espagnol de la ville avec des architectures religieuses éclectiques comme l’église normande San Cataldo couronnée de ses dômes arabes et l’église de la Martorana et son décor byzantin. Derrière la place Bellini, la mairie de Palerme siège face à la Fontaine Pretoria. Monumentale, ce chef d'œuvre architectural composé de 37 statues aux corps nus lui a longtemps valu le nom de Fontana della vergogna, comprenez : la fontaine de la honte. Pour la petite histoire, l’ensemble réalisé durant le Renaissance à Florence a été racheté par la ville de Palerme en 1574, confirmant ainsi son statut de ville puissante et capitale d’art italienne au même rang que sa concurrente toscane.
-
Piazza Pretoria © Cristina Gottardi
En déambulant sur la chaussée de la fontaine, au croisement de la rue Maqueda et du cours Vittorio Emmanuel se trouve la légendaire place des Quattro Canti, l’intersection marquant le cœur du vieux Palerme et départageant ses quatre quartiers historiques. Chaque fontaine honore les quatre cours d'eau anciens de la ville et est surmontée d’une statue baroque ainsi que d’une allégorie des quatre saisons (Éole, Vénus, Cérès et Bacchus). Tout en haut, les niches abritent toujours les statues des quatres rois espagnols de Sicile et des saintes protectrices de la ville, un bel hommage à ciel ouvert pour l’ancienne capitale du royaume des Deux-Siciles.
-
Le jardin de la Villa Bonanno ©snapsaga
Voyage dans le temps : Et ensuite ? On reste à 4 Canti pour faire une pause chez la Stanza di Carta, un lieu magique et hors du temps pour s’offrir un beau livre d’art, puis on file vers la Cathédrale et le jardin de la Villa Bonanno, un parc revisité à la sauce Al-Andaluz et son décor de palmiers et d’orangers en pleine ville pour une balade très ressourçante.
12h - Déjeuner sur le pouce
Palerme regorge de restaurants excellents, il suffit de se balader un peu et de s'arrêter lorsque l'envie vous prend. On prend à la volée une part de pasta al forno (aussi appelée anelletti siciliani, sortes de lasagnes locales) parmi les nombreux kiosques du marché Al Capo. Si vous avez encore faim, passez par la boulangerie Putano pour un cannolo-minute, ils sont exquis ! V. Mura di Porta Carini, 16
14h - Les 5 églises à voir absolument
Palerme est réputée pour ses lieux de cultes époustouflants. Voici les 5 églises qui vous laisseront sans voix.
Chiesa del Gesu. Nul besoin d’être pieux pour rester en extase devant le décor de l’église du Jésus. Le baroque sicilien y est poussé à son paroxysme : marbres, stucs et dorures all-over. Piazza Casa Professa, 21
Chiesa San Cataldo. Reconnaissable à ses coupoles rouges, ce bijou d’architecture normande propose une silhouette sobre et un dépouillement à l'intérieur contrastant avec le faste de sa voisine, l’église de la Martorana. Ici, la beauté réside dans l’équilibre et l’austérité. Piazza Vincenzo Bellini, 1
-
©GiovanniLauricella
Chiesa dell'Ammiraglio, dite la Martorana. Un bel exemple de syncrétisme typique de Palerme. En déambulant le long de la nef, les époques se succèdent. Un décor d'origine avec des mosaïques dorées rivalisant avec celles de Constantinople, dont le somptueux Christ Pantocrator, qui laissent subitement place à des fresques baroques, réalisées ultérieurement. Très richement décoré, le campanile est également sculpté à l’extérieur. Piazza Vincenzo Bellini, 3
Chiesa San Giovanni degli Eremiti. Cet ancien monastère couronné de dômes rouges et entouré d’un jardin arabo-normand est à voir absolument. Sa particularité ? Un petit cloître verdoyant d’où surgissent citronniers et orangers, symbole du multiculturalisme de Palerme où se mêlent toutes les influences. Un lieu hors du temps, presque méditatif. Via dei Benedettini, 16.
-
Chapelle Palatine © Clara Caggini
La Chapelle Palatine. A l’instar de la cathédrale de Monreale, située à la sortie de Palerme, le décor de la chapelle du Palais des rois normands est à couper le souffle. Édifiée vers 1130 par le roi Roger II, la chapelle d’inspiration byzantine est entièrement recouverte de tesselles d’or et de mosaïques illustrant des personnages historiques et fantastiques, combinées à une architecture religieuse arabe et normande (en témoignent les impressionnants plafonds muqarnas en bois sculptés, typiques de l’architecture islamique de l’époque. Piazza del Parlamento, 1.
16h - Que voir, que faire à Palerme : l'Oratorio San Lorenzo
Au cœur du quartier branché de la Kalsa (l’élue, en arabe), l’oratoire érigé dans un jardin secret explore l’univers baroque à la perfection. Entièrement décoré de putti en stucs blancs, ces petits angelots et chérubins déclinés dans tous les recoins de la pièce sont l'œuvre du sculpteur emblématique du courant rococo Giovanni Serpotta, actif au XVIIIe siècle.
-
Oratorio San Lorenzo © Clara Caggini
Si l’oratoire fait beaucoup parler de lui, c’est surtout car il conservait le retable de La Nativité peint par Le Caravage, dérobé en 1969 et jamais retrouvé depuis. Depuis 2010, le prince Bernardo Tortorici de Raffadali, président de l’association des amis des musées de Sicile, invite chaque année un artiste à reproduire une œuvre de substitution. Parmi eux figure notamment Michelangelo Pistoletto, artiste star du mouvement Arte Povera qui est également à découvrir dans le parcours de la visite. A noter : depuis l’an dernier, Bernardo organise des tours privés via Airbnb Expériences, pour admirer l’oratoire ainsi que les coulisses conservant une collection impressionnante d'œuvres, dont celles de Vanessa Beecroft.
19h - Un Aperitivo comme il se doit chez Ojda
Dans les verres : des vins naturels siciliens à tomber tels que le Voria de Porta del Vento. Visez plutôt : le negroni ou une margarita d’auteur, c’est leur spécialité. Pour les experts en vin, Dal Barone situé quelques mètres plus loin offre une carte hors pair de bons crus naturels dont les vins oranges. Et pour la faim ? On file dîner chez Osteria Alivàru.


Voici une adresse qui célèbre la Sicile dans son expression la plus sincère : des produits du marché, une main de chef passionnée dans un lieu loin des pièges touristiques. Niché dans une ruelle pittoresque à deux pas de la piazza Maggione, ce restaurant italien incarne l’esprit convivial de la cuisine sicilienne contemporaine. Aux commandes, Carlo Napoli puise son inspiration dans les étals du marché de Ballarò. Tout est étudié et sélectionné par ce fin connaisseur du territoire palermitain. Au menu : les classiques boulettes de sardines fraîches sucrées-salées en entrées, suivi des primi, les pâtes fraîches du moment. Ce jour-là dans l’assiette : des pâtes longues aux tomates cerises, aubergines frites couronnées par des crevettes rouges de Mazara, les meilleures d’Italie ! Les gourmands peuvent opter pour un secondo de viande ou poisson, comme le filet de rouget pané à l’orange, aux pignons et aux raisins secs. Cerise sur le gâteau : le chariot à desserts délivrant des pâtisseries signées Cappello, la meilleure pâtisserie de la ville. Une adresse confidentielle pour vivre la Dolce Vita en vrai.
Osteria Alivàru
Via della Vetriera, 1
Prix : compter entre 5 et 10 euros le plat
Bonnes adresses Palerme : le samedi
10h - Un vrai café sicilien
Rendez-vous chez Baldo, gardien du Palerme d’autrefois. Ici, oubliez les lattes et allongés, on sert le vrai et authentique espresso du Sud avec un café moulu à partir de grains du torréfacteur palermitain historique : Tonaca di Monaco, dont le nom orne les micro tasses. Dans son café grand comme un mouchoir de poche, Baldo - un personnage connu pour son humour noir et sa personnalité atypique (la légende raconte qu’il faut éviter de trop lui parler) - travaille à l’ancienne et ne s’intéresse ni aux modes ni aux concepts branchés : Ici, le temps s’est arrêté. Comme un vrai insider, on boit sa tasse en deux gorgées debout au comptoir, on paye et on part. Un lieu sincère pour un café local et savoureux.
Bar del corso
Vittorio Emanuele, 99
1,30 euros le café, 2,50 euros le cappuccino et 1,50 euros le cornetto (croissant local nature ou garni).
11h - Trois lieux culturels à voir absolument à Palerme
FPAC - Francesco Pantaleone Arte contemporanea. Dans sa galerie éponyme, Francesco Pantaleone - passé notamment chez Christie’s et Gagosian à New York - offre un regard moderne sur l’esthétique historique et monumentale de Palerme, en explorant et suivant ce qu’il y a de mieux en matière d’art contemporain. Parmi les artistes d’envergure qu’il représente on retrouve : le duo ClaireFontaine, dont les travaux ont notamment inspiré le titre de la 60e édition de la Biennale d’art de Venise en 2024, mais aussi des artistes siciliens au curriculum très confirmé dont la photographe reporter Letizia Battaglia et des mid-career artists de renom en Italie comme Loredana Longo et Ignazio Mortellaro. Le plus : sa position privilégiée en plein cœur d’un hôtel particulier des Quattro Canti.
-
Francesco Pantaleone © Clara Caggini
FPAC Francesco Pantaleone
Via Vittorio Emanuele, 303
Entrée gratuite, ouvert du mardi au samedi, de 10h à 13h et de 15h à 19h.
In via Cluverio, Officina. Derrière le Teatro Massimo, la Française Joséphine Flasseur mène avec brio le projet de créer un pont entre Paris et Palerme. Ouverte en 2024, sa galerie défend une sélection audacieuse mêlant de jeunes talents émergents et artistes confirmés en dialogue lors d'expositions et de rencontres. Dans ce lieu intimiste, elle a imaginé Officina Allegra, un véritable petit cabinet de curiosités avec sa bibliothèque où s'entremêlent les objets et œuvres d’arts issues de toutes les disciplines. Le conseil Yonder : en profiter pour déguster une granita d’amande, basilic ou gelso (grosse mùre) chez Messer, situé à deux pas.
In Via Cluverio Officina
Via Cluverio, 7
Le Palais du Guépard. Vous rêvez de revivre la scène culte du bal du film de Visconti? Bonne nouvelle, c’est possible. Depuis quelques années, la princesse Carine Vanni Calvello Mantegna di Gangi ouvre les week-ends son précieux palais pour des découvertes en petit comité. Sur place, une visite par ses soins, accompagnée de son majordome, qui livre petits secrets et belles anecdotes, avec la possibilité d’entrer dans le fameux salon des miroirs où Claudia Cardinale et Alain Delon dansèrent en 1963 sur les iconiques sols recouverts de majoliques colorées.
-
Palazzo Valguarnera Gangi @DR
Palazzo Valguarnera Gangi
Piazza Croce dei Vespri, 6
Prix : Compter entre 35 et 50 euros la visite guidée de deux heures
12h - Direction la plage de Mondello, à 30 minutes du centre en taxi ou en bus (101/806)
Avec ses palmiers, ses villas Belle Epoque, son sable fin et ses eaux turquoises cristallines, Mondello n’a rien à envier aux paradis tropicaux. Ce quartier balnéaire de Palerme est l’un des points de chute les plus chics du coin, idéal pour une escapade en bord de mer. Au programme : street food locale, cappuccini, cocktails les pieds dans l’eau et beaucoup de bronzette. À noter : pour plus de tranquillité, les clubs privés sont une bonne option.
-
Mondello © Clara Caggini
Première étape : manger bien sûr ! Pour déjeuner sur le pouce, vous pouvez vous en remettre au bar Alba Beach. Derrière les vitrines : un spectacle de couleurs. On ne loupe pas l’arancina à la pistache et au speck, leur spécialité. A accompagner de légumes grillés de saison.
Alba Beach
Viale Margherita di Savoia, 2, Mondello
Compter 2,5 euros l’arancina
16h - Impossible de repartir de Mondello sans tester le meilleur glacier
Au bar glacier Touring, une farandole de desserts et des kilomètres de bacs à glaces comme vous n’en avez jamais vus. Comme un véritable local, on se délecte du cône à la crema di pistacchio. Originale, cette glace à la pistache est retravaillée avec un ajout de crème et de grains de pistaches. Un délice !
Touring cafè beach
V.le Regina Elena, 17
Compter 2,5 euros le cornet de glace
19h - Siroter le meilleur negroni de votre vie
On reste sur la côte pour rejoindre le très sélect bar à cocktails de la Villa Igiea, point de chute officiel de toute la bonne société palermitaine le week-end. Immersion dans le Palerme Liberty, celui du faste des Florios, les anciens propriétaires de la villa. Dans le bar aux allures d’un speakeasy anglais, on prend place au comptoir, ou mieux, sur la terrasse pour siroter un délicieux cocktail face au coucher de soleil qui se pose sur la mer. Derrière le comptoir, l’équipe du mixologue star Salvatore Calabrese concocte des potions sophistiquées, les meilleures de Palerme. Cela donne, par exemple, le Sakura, à base de gin-saké au yuzu-bitter de cerisier-infusion d’origan au thé vert. Le Via Calia part sur la trace des Siciliens de Tunisie avec un mélange de liqueur de figue de barbarie et frangipanier-cordial à la menthe-amande et curcuma, couronné d’un nuage de barbapapa et de poudre de pois chiche.


Les soirées sont toujours festives avec un dj set alternant avec une ambiance jazzy. Pour grignoter, la carte du soir propose des fritures traditionnelles, des salades complètes, des clubs sandwichs et burgers mais aussi des spaghettis à la tomate, des carbonaras et une ribambelle de desserts. C’est d'ailleurs depuis ce bar que l'héroïne campée par l'actrice Jennifer Coolidge déguste une pasta dégoulinante d’huile d’olive dans une scène de la saison 2 de The White Lotus. Si le cœur vous en dit - et que vous avez encore faim -, continuez les festivités au restaurant Florio situé de l’autre côté du couloir, l’un des meilleurs de la ville.
Igiea Terrazza Bar
Salita Belmonte, 43
Ouvert tous les jours jusqu’à minuit
Compter de 22 à 28 euros le cocktail
Que faire à Palerme le dimanche ?
10h - Chiner aux puces de Piazza Marina
C’est le rituel de presque chaque Palermitain le dimanche matin : aller chiner aux puces de Piazza Marina. Situé aux pieds d’arbres asiatiques centenaires, le lieu regorge de pépites à prix cassés : des tasses à café napolitaines dorées, des revues vintage avec Sophia Loren en tête d’affiche, des nuisettes rétros qui auraient pu être portées par Monica Bellucci dans un film ancien... le tout pour une poignées d’euros.
Les amateurs de culture peuvent en profiter pour visiter, au choix, le Palazzo Butera, le Palazzo Abatellis ou le Palazzo Chiaramonte, situés à quelques pas. Haut lieu de l’Inquisition espagnole, le Palazzo Chiaramonte-Steri, aussi connu comme le musée de l’Inquisition, éblouit par son imposante architecture médiévale en plein cœur du centre-ville. À voir : les peintures murales réalisées par les anciens prisonniers, intellectuels et artistes captifs durant l'Inquisition. Piazza Marina, 60. Entrée 8 euros.
-
Palazzo Butera © Clara Caggini
Le palazzo Butera. S’il n’y avait qu’un musée d’art à voir, ce serait sûrement celui-ci. À l’image de Palerme, ce palais explore toute la grandeur et décadence de la ville baroque : une collection d’art très riche mêlant objets anciens et œuvres contemporaines. Sa longue terrasse ornée de majoliques géométriques bicolores ouverte sur le port de Palerme est à couper le souffle. Racheté par la famille de collectionneurs milanais Valsecchi, la réouverture du Palais Butera résonne avec la renaissance de Palerme en 2018. Un projet d’envergure mené avec brio par ce couple passionné qui s'est d’ailleurs installé dans l’une des ailes du palais. Via Butera, 8. Entrée 10 euros.
-
© Clara Caggini
Le palazzo Abatellis. Ce musée fait particulièrement mouche auprès des amoureux de design et d’architecture. Relooké par le génial architecte Carlo Scarpa en 1953 qui insuffle une vision moderne de la scénographie muséale, les œuvres dialoguent avec l’espace contemporain. Si le monumental Triomphe de la Mort ou les sculptures signées par l’école Gagini impressionnent les visiteurs, c’est surtout La Vierge de l’Annonciation d’Antonello da Messina, chef-d’œuvre de la Renaissance italienne qui capte tous les regards. Via Alloro, 4. Entrée 8 euros.
12h - Le spot branché pour déjeuner : Ojda
Coffee shop, concept store et bar à cocktails et vins naturels, Ojda, c’est tout cela à la fois. Ouvert en 2022, ce haut lieu festif fait office de cantine pour les locaux et de lieu de retrouvailles pour les visiteurs du soir. À la carte, des plats bio et sourcés chez une constellation de petits producteurs locaux, comme la salade de chou-fleur, blette et pomme, un avocado toast aux amandes, suivi de tortellini maison servis dans leurs bouillon et, en dessert, une pavlova aux agrumes.
On aime : la jolie boutique de tenues vintages et de petits créateurs locaux comme le designer Casa Preti et la marque de sacs très désirables Sarta. C’est LE bon lieu pour connaître les habitués et les personnages les plus inspirants de la ville : artistes, gens de la mode et quelques princes et héritiers des derniers Guépards de la ville, de passage le soir entre deux vernissages. Le dimanche, il n’est pas rare que la fête commence très tôt (dj set endiablé et cocktails dès midi). Palerme est une fête, on ne vous le dira pas assez !
Ojda
Piazza Aragona, 1
Plats entre 10 et 14 euros
Où dormir à Palerme ?
Villa Igiea. C'est l'un des plus beaux hôtels de Palerme. Auréolé de 5 étoiles, cet hôtel de luxe cultive les traditions et savoir-vivre de la Belle Epoque palermitaine. Avec ses prestigieuses suites et chambres haut de gamme, son mini spa, son bar et ses restaurants donnant sur la baie de Palerme, cette ancienne demeure de style Liberty fut autrefois la résidence de la famille Florio, l’équivalent des Rockefellers siciliens.
-
Restaurant Florio de l'hôtel © Villa Igiea
Villa Igiea
Salita Belmonte 43
122 chambres, prix à partir de 350 euros
Palazzo Arone dei Baroni di Valentino. Mieux que dans un épisode de The White Lotus, ce boutique hôtel est le lieu parfait pour vivre une expérience digne d’un guépard palermitain. Installé dans un palais familial datant du XVIe siècle, il se distingue dans le centre historique par sa décoration baroque fastueuse et la qualité de son hospitalité.
-
© Palazzo Arone dei Baroni di Valentino
Palazzo Arone dei Baroni di Valentino
Via Vittorio Emanuele, 376
Prix à partir de 150 euros
Casa Nostra Palermo. Caché en plein cœur de la ville, ce boutique hotel est un véritable havre de paix. Avec ses 12 clés, son bistrot et sa piscine privée, le Casa Nostra offre un confort parfait. A noter : la conciergerie met à disposition une multitude de prestations dont un service de yachting, pour ceux qui préfèrent se prélasser sur la mer plutôt qu’en ville.

Casa Nostra Palermo
Via Sant'Agostino, 134
Pix partir de 150 euros
Où manger de la street food à Palerme ?
La street food est une tradition séculaire à Palerme. Si vous souhaitez manger local, il faudra vous laisser tenter par les échopppes de quartiers, hors des sentiers battus. Dans les dédales des ruelles, les fins connaisseurs et les gourmands trouveront leur bonheur.
La caponata et les pâtes maison. Il Bersagliere fait encore partie de ces lieux préservés du tourisme. Niché en plein cœur du marché de Ballarò, l’équipe vous accueille avec le sourire et mitonne en famille de bons petits plats avec les produits locaux du marché.
Pane con la milza. Cet ancêtre du kebab sicilien est unique à Palerme, le meilleur se trouve chez Porta Carbone. Via Cala, 62.
-
© Porta Carbone
Une arancina d’auteur. Vabres l’un des secrets les mieux gardés de la ville, derrière la gare. Les Palermitains traversent la ville pour ses pezzi (arancine, pizzette et autres délices locaux). Via Michele Cipolla, 83/85
Des panelle e crocchè minute. A deux pas de la célèbre Taverna Azzurra, sur la place du marché de la Vucciria (en français « boucherie »), ce stand tenu par un couple palermintain prépare les meilleures fritures de patates et farine de pois chiches, pour quelques euros. Pas d’horaires ni d’adresse, ils apparaissent dès l’après-midi les jours de beaux temps.
Sur la place, à l’angle de la via Pannieri.
Chiluzzo. Idem pour cette buvette qui fait office de cantine pour les gens du quartier. « Ouvert quand on ouvre » comme l’indique la modeste pancarte sur le stand. Sur place : des salades veggies, la fameuse caponata mijotée des heures dans l’huile, des sandwichs et fritures. Piazza della Kalsa, 11.
Trois boutiques où faire ses emplettes :
La Stanza di carta. Cachée dans l’entrée d’une ruelle vers les Quattro Canti, ce mouchoir de poche est pourtant une adresse incontournable. A l’intérieur, des trésors, revues anciennes, maquettes et beaux-livres s’alignent sur deux étages de la pièce centrale, très étroite, couronnée d’un lustre imposant. Un lieu hors du temps. Via Giuseppe D'Alessi, 1.
-
La Stanza di Carta bis @ClaraCaggini
Dell Oglio. Depuis 1890, ce commerce familial se transmet de père en fils. Forts de leur succès, ils proposent des vêtements et accessoires pointus depuis leurs divers points de vente installés dans la ville. Depuis toujours, les sélections mettent à l’honneur l’habillement sartorial et s’adressent aux gentlemens et élégantes d’hier et d’aujourd’hui. Via Ruggero Settimo, 26/b.
Alzalavista. Cette créatrice textile franco-chilienne confectionne sur place des tenues de A à Z. Top, caftan, robes et bijoux sont réalisés par ses soins et par ses petites mains palermitaines à partir de matières nobles. On aime : les robes en coton tout doux semi-transparentes qui donneront envie de repartir sur les îles éoliennes pour un prochain voyage. Via dell'Università, 62.



