Elodie Limouzin-Laveran, Le vendredi 06 novembre 2026
Relu par Victoire Le Goaëc
Côte d'Azur : le Mas des Saute-Buissons ouvrira au printemps 2027
Vue d'ensemble | D’abord, il y eut une bouteille
Au Mas des Saute-Buissons, tout commence par une bouteille. Gilles Camilleri, chef-associé et directeur général, en est convaincu : un grand vin ne se révèle vraiment qu’à table, face à une cuisine à sa hauteur. De là est né un restaurant, puis l’envie de garder les convives un peu plus longtemps, quitte à leur offrir une chambre. La cave, la table, l’accueil : la maison s’est bâtie sur ce trio, dans cet ordre-là.
Ici, pas de vue plongeante sur la Grande bleue façon plus beaux hôtels de la Côte d’Azur. Le Mas joue la carte de l’arrière-pays, dans la campagne de Roquefort-les-Pins, entre pins d’Alep, oliviers, chênes verts et cyprès, avec la garrigue qui sent bon le thym et le romarin. La mer n’est pourtant qu’à quelques kilomètres, et l’aéroport et les plus beaux hôtels de Nice à une vingtaine de minutes. Saint-Paul-de-Vence, Valbonne, Biot, Mougins ou Grasse se rejoignent en un saut de voiture, tout comme les plages, les golfs et les marchés provençaux.
Pensée par des gens du cru, Roquefortois et Berlugans, d’abord pour ceux qui vivent ici, la maison s’articule autour d’une bâtisse dont l’histoire remonte au XVIIᵉ siècle, flanquée de quatre dépendances d’inspiration provençale, d’un jardin et d’une piscine. Dans les chambres, matières naturelles, lumière douce et confort généreux évoquent davantage la maison de famille que le palace. L’ambition, elle, est bien de rejoindre les hôtels 5 étoiles de la Côte d’Azur. Gilles Camilleri souhaite « créer la maison de vacances rêvée, avec tout le savoir-recevoir d’un 5 étoiles ». Ouverte toute l’année, elle compte bien être vécue autant que visitée.
Quant au maître des lieux, son parcours a de quoi intriguer. Passé par Menton, il a surtout appris sur la route, au fil de près de quarante ans de voyages, en officiant comme chef privé pour de grandes familles internationales. Grandes tables, cuisine de rue, marchés au petit matin : de ce carnet de goûts amassé aux quatre coins du monde, il tire enfin une table bien à lui. Avec, en prime, une philosophie du vin qui devrait faire des heureux : un grand cru se partage au repas, et n’a pas à coûter une fortune, même au restaurant.
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Roquefort-les-Pins, où va ouvrir le Mas des Saute-Buissons © CASA
Pourquoi on ira | Pour bien boire, très bien manger et ne pas repartir
Pour la cave, évidemment : 16 000 bouteilles, 3 600 références, une bibliothèque vivante que l’on vient explorer, se faire raconter et, c’est un peu le principe, entamer. Pour la table ensuite, une cuisine bourgeoise tantôt moderne, tantôt réconfortante, où les grandes techniques s’effacent derrière le goût. Une haute cuisine sans les grands airs, pensée avec une ambition claire : faire briller les crus de la cave. De quoi prétendre, à terme, à une place parmi les meilleurs restaurants en Provence, Alpes et Côte d’Azur. Et pour tout ce qui vient après. Une partie de pétanque improvisée, une conversation devant la cheminée, un dernier verre qui n’en est jamais vraiment un, puis un café au soleil le lendemain matin, face à la pinède. On vous aura prévenus : ici, la chambre n’est jamais très loin du dernier verre.
Mas des Saute-Buissons
28 chambres et junior suites
515, route de Valbonne, Roquefort-les-Pins
Ouverture début 2027



