Christine RobaloChristine Robalo, Le lundi 02 novembre 2026
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Que faire à Paris en novembre 2026 ? 5 idées pour affronter la grisaille

Le mois des parapluies à l’envers et des feuilles mortes n’a pas forcément vocation à se passer sous la couette. Entre orgie truffée, valses 1900 et grands messes culturelles, tour d’horizon des rares prétextes valables pour affronter la météo parisienne. Que faire à Paris en novembre ? La réponse par ici.
  • Que faire en novembre à Paris ? Paris Photo au Grand Palais © Grégoire Grange
    Que faire en novembre à Paris ? Paris Photo au Grand Palais © Grégoire Grange
Le pèlerinage où les passionnés du grain argentique croisent collectionneurs et curieux venus décrypter les nouvelles trajectoires de l'image

Novembre à Paris a ce charme très particulier du mois qu’on adore détester. Les terrasses parisiennes ont remisé leurs bannes, la nuit tombe à l'heure du tea-time et la météo hésite mollement entre le crachin breton et le gris mélancolique. Mais plutôt que de sombrer dans une cure de soupe au potimarron devant Netflix en attendant le grand rush des guirlandes de Noël, la capitale déploie ce qu'elle a de plus éclatant. Voici le guide de survie pour extirper son manteau du placard et rentabiliser ses sorties avant l'hiver.

1. Que faire à Paris en novembre ? Paris Photo au Grand Palais

La nef restaurée du Grand Palais reprend son rôle de capitale mondiale de la photographie pour une 29ᵉ édition orchestrée par Florence Bourgeois et Anna Planas. Ce rendez-vous de novembre à Paris s'impose comme le pèlerinage annuel où les passionnés du grain argentique croisent collectionneurs chevronnés et curieux venus décrypter les nouvelles trajectoires de l'image.

Cette année, la visite prend une tournure particulièrement prestigieuse avec un accrochage inédit conçu à partir de la collection du Centre Pompidou pour fêter le Bicentenaire de la photographie : une centaine d’œuvres d’artistes historiques et contemporains réunies autour des thématiques du faire, de l’infini et des identités. Sans oublier le parcours Elles × Paris Photo (mené cette édition par la commissaire Aldeide Delgado), qui continue de bousculer les perspectives en mettant un coup de projecteur capital sur les artistes femmes.

Le réflexe : S'y rendre entre 13h et 20h (fermeture à 19h le dimanche) pour choper la lumière sous la verrière, flâner du côté du secteur Digital ou des signatures de livres, et feindre une analyse pointue devant un tirage avant d'aller débriefer autour d'un café avenue Winston-Churchill ou un restaurant chic du 8e.

Paris Photo au Grand Palais
Avenue Winston-Churchill, Paris 8e
Du 12-15 novembre 2026
Billet 28 euros, visites guidées proposées par Artstorming animées par des historiens et critiques d'art.

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De J'avais rêvé à À la volonté du peuple, la troupe réinsuffle une ferveur brute à la fresque sociale de Victor Hugo

2. À voir en novembre à Paris : Les Misérables au Théâtre du Châtelet

Avant de devenir le phénomène mondial de Broadway et du West End qui a fait pleurer 130 millions de spectateurs, la comédie musicale de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil était une affaire éminemment parisienne. Après un triomphe éclatant lors de la saison précédente (Molière et trophées de la comédie musicale à la clé), cette toute nouvelle production en français mise en scène par Ladislas Chollat investit à nouveau la Grande Salle du Théâtre du Châtelet à partir du 11 novembre. Loin des artifices boursouflés, la proposition fait le pari d'une scénographie épurée pour mieux laisser vibrer le texte retravaillé et les envolées symphoniques. De J'avais rêvé à À la volonté du peuple, la troupe réinsuffle une ferveur brute à la fresque sociale de Victor Hugo.  

  • Théâtre du Châtelet - Fantine (Claire Pérot) © Thomas Amouroux
    Théâtre du Châtelet - Fantine (Claire Pérot) © Thomas Amouroux


Le réflexe : Réserver impérativement ses places (les matinées du week-end s'arrachent) et profiter de l'accès libre au Salon Diaghilev 45 minutes avant le lever de rideau (les mardis et jeudis) : une petite introduction aux secrets de l'œuvre parfait l'expérience avant de sortir son plus beau mouchoir. Pour finir la soirée en beauté, pensez à reserver dans un des meilleurs restaurants de Paris.

Les Misérables au Théâtre du Châtelet
1, place du Châtelet, Paris 1er
Du 11 novembre 2026 au 10 janvier 2027 séance à 14h30 / 15h / 19h30 / 20h
Billet à partir de 40 euros

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3. La valse des nostalgiques : Le Bal 1900 à l'Hôtel de la Marine

Exit la routine du clubbing moite : le véritable sommet du chic immersif et légèrement décalé se joue sous les dorures d'époque de la place de la Concorde. Le vendredi 27 novembre de 17h30 à 20h30, l'Hôtel de la Marine remonte le temps avec son Bal 1900 dédié aux « danses animalières ». Un concept délicieusement baroque où l'association Carnet de Bals réassort ses plus beaux costumes d'époque pour faire revivre le Turkey Trot, le Grizzly Bear ou autres pas sautillants de la Belle Époque.

  • Un des salons de l’Hôtel de la Marine © louiseebelpandora

    Un des salons de l’Hôtel de la Marine © louiseebelpandora

Deux options s'offrent aux curieux de passage : squatter gratuitement la cour d'honneur pour participer aux danses improvisées et ouvertes à tous, ou prendre un billet pour accéder aux salons d'apparat et admirer les démonstrations au milieu des miroirs et des dorures.

Le réflexe : Venir flâner un verre à la main, observer le spectacle des robes à traîne virevolter sous les ors de la République, et s'essayer à deux ou trois pas de Turkey Trot dans la cour d'honneur histoire de brûler quelques calories avant de dîner dans un des bistrots chics du quartier.

Le Bal 1900 à l'Hôtel de la Marine
2, place de la Concorde, Paris 8e
Le 27 novembre 2026 de 17h30 à 20 h30
Billet 9 euros

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4. Le sommet de la cochonnerie chic : Le Lièvre à la Royale chez Benoit Paris

S’il existe un plat capable de balayer en une bouchée vos bonnes résolutions et votre bilan sanguin, c’est bien le lièvre à la royale. Un monument gastronomique historique, façonné jadis pour la dentition fatiguée de Louis XIV et théorisé par Antonin Carême, qu’il convient de traiter avec la dévotion d'un pèlerinage.

  • Le Lièvre à la Royale de Chez Benoît © DR
  • Le Lièvre à la Royale de Chez Benoît © Bertille Chabrol

 

Jusqu’à la fin du mois de novembre, la cheffe Kelly Jolivet remet cette légende de la chasse sur les banquettes en velours rouge de Benoit, le seul bistrot parisien étoilé flanqué du label Ducasse. Sa version ? Un lièvre sauvage désossé, farci de foie gras et de truffe, confit des heures durant dans un jus corsé lié aux abats, au sang et réhaussé d'un miroir de vin rouge pour la brillance. C'est opulent, c'est presque indécent, mais c'est le luxe ultime de l'automne.

Le réflexe : Réserver religieusement sa table (les portions quotidiennes restent très limitées), opter sans hésitation pour l'accord avec un verre de N°3 d'Angélus (Saint-Émilion), et saucer son assiette avec le pain du bistrot jusqu’à ce que le nappage vous renvoie votre propre reflet épanoui. Et si jamais vous loupez le coche, vous pourrez vous rabattre sur les meilleurs restaurants où manger un lièvre à la royale à Paris.

Benoit Paris
20, rue Saint-Martin, Paris 4e
Jusqu’à fin novembre 2026
70 euros par personne

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5. A voir à Paris en novembre : Panayotis Pascot au Dôme de Paris

« Être enfant c'est magnifique, avoir un enfant ça doit être magnifique, mais entre les deux… je suis pas sûr de capter le concept. » Le décor de la trentaine est posé. Pour boucler la trajectoire de son second spectacle Entre les deux, Panayotis Pascot délaisse la pénombre feutrée des comédie-clubs pour la démesure de la Porte de Versailles. Deux jours, où l'humoriste investit le Dôme de Paris pour ses ultimes représentations d'affilée dans la capitale.

  • L’affiche du spectacle de Panayotis Pascot au Dôme de Paris © DR

    L’affiche du spectacle de Panayotis Pascot au Dôme de Paris © DR

Il faut dire que l'ex-gamin prodige de Quotidien a bien grandi. Entre deux tournages pour Quentin Dupieux, un best-seller confession écoulé à plus de 200 000 exemplaires (La prochaine fois que tu mordras la poussière) et une tournée des Zénith, il a transformé l'étalage de ses névroses en véritable sport national. Dans ce seul-en-scène, il passe au crible sa peur panique de basculer dans l'âge adulte, l'absurdité des relations et la vanité de nos comportements contemporains. C'est vif, furieusement générationnel, et servi avec ce sens de l'autodérision grinçante.

Le réflexe : Sécuriser d'urgence les dernières places libres, débarquer avec sa bande d'amis trentenaires en crise existentielle, et rire de la santé mentale d'autrui pour mieux éviter d'avoir à consulter soi-même avant de prolonger. Et pour les provinciaux, réservez dans l'un des meilleurs hôtels du 15e arrondissement de Paris.

Panayotis Pascot au Dôme de Paris
34, boulevard Victor, Paris 15e
Le 6 et le 7 novembre 2026
Billet à partir de 25 euros

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