, admin, le jeudi 19 mars 2026Les meilleurs bistrots de Paris : nos adresses préférées
1. Rennequin | Paris 17
Il faut s’enfoncer dans ce coin discret du 17e, entre Ternes et Porte Maillot mais le jeu en vaut la chandelle. Il n’aura pas fallu quelques mois pour que le Rennequin, restaurant du 17e ouvert fin septembre 2025 dans la rue éponyme, devienne une petite institution du quartier, chouchoute des salariés de Publicis et de la Ligue de rugby voisine (réservation impérative le midi). Aux manettes, trois associés ; ce soir-là, c’est Arthur Schmidt qui tient la salle en solo : mèche blonde, accueil chaleureux, efficacité tranquille.
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L'un des meilleurs bistrots de Paris, Le Rennequin © Melanie Denizot
Le décor ? Classique, simple : murs bruts, comptoir en bois, menu à la craie blanche sur l'ardoise. Quelques tables, 24 couverts plus un coin mange-debout et une salle en sous-sol qui peut accueillir une vingtaine de plus.
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Un décor classique chic © Melanie Denizot
Dans l’assiette, le crash test de l’œuf mayo (à la moutarde de Meaux), cacahuètes torréfiées, est remporté haut la main. Les œufs arrivent par trois, et la maison n’est franchement pas radine sur la mayo, ça fait plaisir.
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L’œuf mayo © Melanie Denizot
Mais l’option terrine de cochon et foie de volaille au cognac, pas grasse du tout, avec ses pickles de chou-fleur, marche très bien aussi. Puis vient le grand classique qui met tout le monde d’accord : saucisse au couteau, sauce moutarde à l’ancienne. Un must, surtout escorté des fameuses pommes dauphine, spécialité de la maison, fondantes à se damner.
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La saucisse au couteau et sa sauce à la moutarde à l’ancienne © Melanie Denizot
En dessert, foncez sur le moelleux au chocolat : tout en délicatesse, avec sa chantilly à la crème fraîche ultra légère et son caramel au beurre salé. La juste quantité : la note sucrée qui comble, sans plomber la fin du repas.
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Le mœlleux au chocolat et sa chantilly © Melanie Denizot
Côté liquides : Belle carte de vins naturels, simple et de bonne facture, une dizaine de rouges, 5 ou 6 blancs, et des bulles.
Verdict : Coup de cœur pour ce bistrot de caractère, qui a de beaux jours devant lui.
Les prix : Entrée / Plat ou Plat / Dessert : 25 euros
Entrée, plat et dessert : 32 euros
Rennequin
67, rue de Rennequin, Paris 17e
+33 9 81 59 46 85
Site officiel de l'établissement
2. L’Amic | Paris 18
Direction le 18e, du côté de Jules Joffrin, pour découvrir cette nouvelle échoppe dont tout le monde parle. Aux manettes, deux amis de lycée : Ivan Koutchoumov, enfant de Montmartre qui a grandi dans le quartier et Louis Tarrisse, rencontré sur les bancs du lycée Jules-Ferry à deux pas. Les deux compères n’en sont pas à leur coup d’essai : on les connaît déjà comme les tauliers de L'Hydropathe, un bar à cocktails rue Caulaincourt, né d’un collectif musical et d’un label du même nom.
Pour faire tourner ce restaurant dans le 18e arrondissement, ils se sont bien entourés : Adrien Marie en salle, Pierre Berthier (ex Vivant) aux vins et aux fourneaux le chef franco-milanais Gabriel Urgese, chargé de signer une cuisine de bistrot classique mais bien travaillée. La carte change toutes les semaines et s’accompagne d’une sélection exclusivement nature (une soixantaine de références, avec un joli faible pour les vins d’Alsace, la faute à Pierre Berthier, originaire de Strasbourg).
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Une grande sélection de vins © Maki Manoukian
Dans l’assiette : Mention spéciale pour la saucisse-purée qui, sous ses airs de ne pas y toucher, révèle un vrai sens du détail : purée soyeuse, saucisse, bien sûr, mais aussi un jus de volaille réduit à la nduja (charcuterie calabraise épicée), des échalotes frites, des dés de saucisse de Morteau, une brunoise de pommes en osmose et une poudre de graines de fenouil.
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La saucisse-purée © Maki Manoukian
Avant ça, on aura eu la bonne idée de goûter la porchetta, poitrine de cochon travaillée façon vitello tonnato. Et de piocher dans l’assiette du voisin, un poisson servi avec des cime di rapa, clin d’œil assumé à l’Italie.
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Le poisson servi avec des cime di rap © Maki Manoukian
Verdict : Un lieu qui fleure bon la sincérité et la générosité, ancré dans la tradition du bistrot français avec des clins d’œil transalpins bien sentis et ce petit goût de revenez-y.
Les prix : Plat : 16 euros ; Entrée / Plat ou Plat / Dessert : 19 euros ; Entrée, Plat et Dessert : 22 euros
L’Amic
16, rue Letort, Paris 18e
+33 1 88 61 16 85
Site officiel de l'établissement
3. Les Arlots | Paris 10
Le lieu : Ouvert en 2016 dans une portion de la rue du Faubourg Poissonnière alors presque déserte, Les Arlots donnaient déjà l'impression d'avoir toujours existé. Dix ans plus tard, l'impression est encore plus prégnante, forcément. Un poil rustique, un cadre comme échappé d'un film noir des années 1960, quelques bizarreries empaillées et un zinc hors d'âge sur lequel on a plaisir à s'accouder. On ne vient clairement pas là pour le décor, mais pour la graille et la gouaille.
Dans l'assiette : Tout le répertoire du bistrot canaille comme on l'aime, mais avec un supplément d'âme et un réel savoir-faire. Thomas Brachet connaît son affaire. Sa terrine est une très belle entrée en matière, sa saucisse-purée fait courir tout Paris (et les touristes bien renseignés), son œuf mayo a été distingué à plusieurs reprises par l'ASOM (Association de sauvegarde de l'Œuf Mayo, oui oui) et sa tête de veau sauce gribiche a son fan-club.
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La saucisse-purée © Paris By Mouth
Côté vins, c'est l'associé de Thomas, Tristan Renoux, qui est à la manœuvre. Cave à vins naturels fournie, éclectique et des plus sympathiques, avec des quilles à tous les prix et une belle sélection au verre.
Verdict : L'un de nos bistrots parisiens préférés. Une valeur sûre pour un déjeuner qui s'étire ou un dîner de copains.
Les prix : Entrées 10-12 euros, plats 22-32 euros, fromages 14 euros, desserts 9-12 euros.
Les Arlots
136, rue du Faubourg Poissonnière, Paris 10e
+33 1 42 82 92 01
Site officiel de l'établissement
4. Brasserie Philippe | Boulogne-Billancourt
Le lieu : Ne pas se fier au nom, car c'est bel et bien un bistrot, tendance bistronomique certes, mais un bistrot quand même. Charles Boixel, qui nous avait déjà conquis à Clichy avec son Café César, double la mise depuis janvier 2026 dans cette artère principale de Boulogne, avec ce nouveau restaurant à Boulogne-Billancourt. À la Brasserie Philippe, dont le nom est un hommage au père du chef, l'espace se décompose en trois parties. Une véranda au soleil, une salle principale avec un bar et même un joli canapé en cuir, une cuisine ouverte et une arrière-salle bibliothèque, parfaite pour les grandes tablées. C'est bien fait car malgré l'espace, le bistrot est chic, design, chaleureux et les tables sont assez espacées pour garder un peu d'intimité. Mention spéciale pour les jolies photos de famille.
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La brasserie Philippe à Boulogne © Brasserie Philippe
Dans l'assiette : On adore les assiettes à partager, qui naviguent entre tradition (pâté croûte) et exotisme (rock shrimp, mayo, chili garlic). Pour les entrées, il y a de jolies créations comme cette flammekueche au jambon Bellota et truffe noire ou ce carpaccio de joue de bœuf tiédi, ravigote et mimosa, bien canaille, sans oublier la magnifique tartelette aux champignons.
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La tartelette aux champignons © Brasserie Philippe
Côté plats, on retrouve les classiques : tartare et sole meunière, mais aussi plus originaux, comme ce paleron de bœuf au miso rouge, carottes fondantes et shiitake ou encore un cabillaud confit, bouillon dashi et légumes croquants. Cette petite touche asiatique sied à merveille au répertoire bistrot, surtout quand elle est servie par le talent d'un chef comme Charles Boixel.
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Le paleron de bœuf au miso rouge, carottes fondantes et shiitake © Brasserie Philippe
La carte des vins est sacrément alléchante, avec de grands domaines comme des petites pépites, permettant à tout le monde de trouver son bonheur. À signaler aussi, une très jolie carte de cocktails.
Verdict : Une nouvelle adresse qui met encore un peu plus Boulogne sur la carte gastronomique. Parfait pour un repas d'affaires ou pour des retrouvailles entre copains les soirs de match (le Parc des Princes est à deux pas).
Les prix : Entrées entre 16 et 21 euros, plats entre 24 et 60 euros, desserts entre 12 et 14 euros.
Brasserie Philippe
72ter, route de la Reine, Boulogne-Billancourt
+33 1 41 03 20 18
Site officiel de l'établissement
5. Café Max | Paris 7
Le lieu : Haut lieu de la Résistance, le Café Max dans le 7e arrondissement (autrefois appelé le café Hélice) fut à partir de 1941 le QG clandestin de la Résistance grâce à son propriétaire Eugène Germain et à ses quelques amis qui tenaient secrètement les rênes d’un réseau résitant. En contact régulier, depuis le bistrot, avec les services du général de Gaulle à Londres, ils ont pu déjouer de nombreux complots. En 1972, le café fut rebaptisé Café Max en l’honneur de Jean Moulin, membre de ce petit groupe d’espions, dont le nom de résistant était Max. Repris en 2022 par le chef Frédéric Vardon (propriétaire du restaurant de Paris 8 39V), ce lieu emblématique du quartier des Invalides accueille toutes les générations dans un cadre d'origine remarquable. Avec son comptoir en zinc du début du siècle, ses tables en bois et ses banquettes rouges, il garde toute son âme et c'est ce qui fait son charme.
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Le Café Max, un lieu chargé d’histoire © Café Max
Dans l'assiette : La cuisine canaille et gourmande est simple, mais pas simpliste. Les propositions à la carte ou à l’ardoise sont des classiques parisiens intemporels, mais exécutés dans les règles de l'art. On n'en demande pas plus pour être heureux. On retrouve les œufs mimosa, les fameuses oreilles de cochon croustillantes ou le tartare de bœuf de Salers taillé au couteau, la pièce de bœuf du boucher, le rognon de veau à la normande ou le poisson de pêche sauvage.
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Le tartare de boeuf © Café Max
C'est gourmand, généreux, réconfortant. Un conseil : ne passez pas à côté des frites, qui sont vraiment parmi les meilleures de la capitale. Quant aux desserts, s'il y a des crêpes Suzette, n'hésitez pas une seule seconde ! Pour accompagner ce repas des plus plaisants, une carte des vins de plus de 400 références, soignées par Frédéric Vardon, dont c'est le péché mignon.
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La crêpe Suzette © Café Max
Verdict : Notre planque préférée pour un déjeuner feutré, réconfortant et très bien fait.
Les prix : Entrées entre 9 et 58 euros (pour une ventrèche d'exception), plats entre 20 et 36 euros, desserts à 13 euros.
Café Max
7, avenue de la Motte-Picquet, Paris 7
+33 1 47 05 57 66
Site officiel de l'établissement
6. Le Cornichon | Paris 11
Le lieu : À première vue, un bar PMU comme on en a tous croisé dans le 11e arrondissement. Et puis quelque chose cloche, ou plutôt rassure. Le décor est soigné voire même faussement léché, l’atmosphère vivante et la clientèle nettement plus curieuse que joueuse de tiercé. Le Cornichon s’affirme comme un café de quartier contemporain, à l’aise dans son époque, sans renier l’esprit bistrot. Bonus non négligeable : des prix franchement doux, surtout au déjeuner avec le semainier à 19 ou 22 euros.
Dans l’assiette : Ce jour-là, une salade de champignons d’une fraîcheur irréprochable, nappée d’une sauce à la crème diablement addictive. Simple, mais exactement ce qu’on attend et qu’on finit sans y penser. Suit un couscous en version sobre, mais certainement pas chiche. Les légumes sont parfaitement cuits, respectés, et la harissa maison mérite le détour. En dessert, un gâteau chocolat-caramel accompagné d’une crème anglaise : diablement gourmand et efficace.
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Le gâteau au chocolat et sa crème anglaise © Le Cornichon
La carte change au fil des saisons grâce à Bertrand Chauveau, passé par de très belles maisons, et ça se sent, même dans ce qui pourrait passer pour un simple rade.
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Une carte gourmande qui change chaque saison © Le Cornichon
Le soir, place aux petites assiettes, que l’on n’a pas encore goûtées mais dont on devine sans peine l’espièglerie.
Verdict : Dans la catégorie des bistrots accessibles et bons, Le Cornichon coche toutes les cases. Une adresse réjouissante du premier coup de fourchette au dernier café. Un sans-faute.
Les prix : 22 euros le midi, 55 euros le soir.
Le Cornichon
2, rue des Goncourt, Paris 11
+33 1 42 54 18 32
Site officiel de l'établissement
7. Boléa | Paris 17
Le lieu : Dans ce coin un peu trop sage du 17e, tomber sur une adresse claire, fraîche et neuve a quelque chose de réjouissant. Les murs, longtemps occupés par La Fourchette du Printemps, changent d’âme sans perdre leur chaleur. Repris par un jeune couple aussi dynamique qu’accueillant, Boléa, le restaurant à Paris, s’impose d’emblée comme une table à taille humaine où l’on se sent bien. En cuisine comme en salle, le professionnalisme est déjà là, clin d’œil appuyé à Vincent, que l’on reconnaît avec plaisir, passé par Chez la Vieille. Une planque intime, vivante, et immédiatement sympathique.
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La décoration chaleureuse du bistrot Boléa © Boléa
Dans l’assiette : À midi, la proposition est redoutable : un déjeuner à 25 ou 28 euros, même le samedi. La pièce du boucher, sauce au poivre, qui mérite largement son supplément, joue la carte du grand classique parfait en tous points, réconfortant comme il faut. Mention spéciale également pour de très beaux œufs mayonnaise, impeccables, et des desserts franchement réjouissants. L’ensemble est cohérent, généreux, avec cette petite touche contemporaine bien dosée qui évite toute lourdeur.
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Le magnifique oeuf mayo © Boléa
Le soir, la carte prend le relais et réserve parfois de très belles surprises. Si les ris de veau sont à l’ardoise, inutile d’hésiter : foncez.
Verdict : Une addition précieuse pour le quartier, qui manquait cruellement d’adresses solides dans ce registre, surtout à cette échelle intimiste. Une table juste, bien tenue, et déjà adoptée par certains comme cantine, ce qui n’a rien d’étonnant.
Les prix : 25 et 28 euros le midi, 50 euros le soir.
Boléa
30, rue du printemps, Paris 17
+33 9 60 07 99 08
Site officiel de l'établissement
8. Les Petits Parisiens | Paris 14
Le lieu : Dans les années 1990, l’adresse faisait déjà parler d’elle : c’est ici qu’officiait Yves Camdeborde et que, selon la légende, le mot « bistronomie » aurait été soufflé par le regretté Sébastien Demorand. Un lieu chargé d’histoire donc, repris il y a un an par une équipe bien décidée à lui redonner de l’élan sans renier son ADN. Le coup de frais est réussi : bar en zinc, salle lumineuse et agréable, véranda composent un bistrot remis au goût du jour, chaleureux et vivant.
Dans l’assiette : En cuisine, Lucas Felzine livre une partition personnelle et sensible. Certains se souviennent de l’avoir découvert lorsqu’il officiait chez Uma, et l’on retrouve ici ce goût marqué pour les produits et pour certaines influences japonaises. Résultat : une cuisine séduisante, précise et pleine de nuances. Parmi les assiettes marquantes, une sériole marinée tout en finesse, un foie de veau remarquable, probablement l’un des plus justes dégustés récemment et plusieurs séquences bistrotières contemporaines dont le chef a le secret.
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La côte de veau du restaurant Les Petits Parisiens © Les Petits Parisiens
Verdict : Un très beau restaurant dans le 14e arrondissement portée par un menu en cinq temps à 65 euros dont il serait dommage de se priver, et proposé aussi bien au déjeuner qu’au dîner, qui offre un joli voyage culinaire. Le vin fait pleinement partie de l’expérience grâce à une carte riche et ouverte à tous les budgets avec même la possibilité de goûter du Château d’Yquem au verre. Un luxe rare dans un restaurant parisien.
Les prix : 27, 31 euros au déjeuner. Menu 65 euros en cinq temps au déjeuner et dîner. Le soir 80 euros à la carte.
Les Petits Parisiens
49, avenue jean moulin, Paris 14
+33 1 45 43 72 97
Site officiel de l'établissement





