Emmanuel LaveranEmmanuel Laveran, Le jeudi 13 août 2026
Destinations
Locations saisonnières : la Bretagne détrône la Méditerranée
Locations saisonnières : la Bretagne détrône la Méditerranée
Pedro Lastra
La façade Manche-Bretagne s’impose en juillet avec 77 % d’occupation et des tarifs environ un tiers inférieurs à la Méditerranée, tandis que les grandes métropoles reculent et que Perros-Guirec et Saint-Malo dominent.

La Bretagne a le vent en poupe. D’après une étude de Guestadom, conciergerie spécialisée dans la gestion de locations saisonnières, menée sur un panel de 164 555 logements répartis dans 82 communes françaises, le littoral Manche-Bretagne affiche le meilleur taux d’occupation en juillet. Avec 77 % en moyenne, il devance la Méditerranée et la Corse (71 %), tout en restant nettement plus abordable : 185 euros la nuit en moyenne, contre 271 euros sur le littoral méditerranéen. Parmi les destinations étudiées, Perros-Guirec arrive en tête avec 85 % d’occupation, devant Saint-Malo (84 %), Biarritz (83 %), Carnac et Étretat (82 %), puis Quiberon (81 %). Des résultats qui confirment, au sein du panel observé, l’attrait du nord-ouest de la France en plein été.

L’étude met aussi en évidence un mouvement saisonnier des grandes villes vers les destinations de vacances. Entre juin et juillet, le taux d’occupation progresse de 33,9 points sur le littoral atlantique, de 32,2 points sur la façade Manche-Bretagne, de 22,8 points à la montagne et de 21 points sur le littoral méditerranéen. À l’inverse, il passe en moyenne de 57,4 % à 48,5 % dans les grandes villes. Rennes, Bordeaux, Lyon, Nantes, Paris ou Lille reculent, tandis que Saint-Jean-de-Monts, Mimizan, Erquy, Hossegor ou Les Sables-d’Olonne affichent une fréquentation en hausse.

Autre enseignement : l’offre de locations saisonnières se contracte. Sur un an, le nombre de logements proposés dans le panel diminue de 7 %, alors que le taux d’occupation gagne 3,2 points. Le recul de l’offre est particulièrement marqué à Paris (-24,5 %), Rennes (-23,3 %), Lille (-22 %), Montpellier (-14,2 %) et Nantes (-11,6 %). Une tendance qui intervient alors que la réglementation des meublés touristiques s’est durcie, notamment avec la loi Le Meur et l’obligation d’enregistrement, qui contribue à réduire l’offre dans les zones tendues.