Xavier Martinage, Le jeudi 17 septembre 2026Notre avis sur le tea time du Bvlgari Hotel Paris
Le pitch | Un tea time atypique dans l’antre du joaillier italien
Un peu plus de quatre ans après son ouverture, le Bvlgari Hotel Paris s’est imposé parmi les plus beaux hôtels de la capitale. Dans le Triangle d’or, à deux pas des Champs-Elysées, l’écrin de luxe voulu par le joaillier italien mêle chic italien et raffinement français. Son penthouse, son spa, son bar en albâtre rétroéclairé, ses chambres et suites aux décorations élégantes et soignées rappellent à quel point le luxe n’a pas de limite. C’est au rez-de-chaussée, au Bvlgari Lounge, que l’hôtel 5 étoiles sert un tea time atypique.
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La Bvlgari Penthouse © Bvlgari Hotel Paris
Sous la houlette du chef Niko Romito, triplement étoilé dans les Abruzzes, et de son chef pâtissier Dong Joon Park, le Bvlgari réinterprète à sa façon le célèbre afternoon tea britannique. Du scone, très populaire outre-Manche, au promontoire garni de pâtisseries et de mets salés, celui-ci met à l’honneur des ingrédients, saveurs et créations transalpines, avec uniquement des produits de saison. Les bouchées salées, minutieusement élaborées, laissent place à cinq créations sucrées à mi-chemin entre la France et l’Italie. L’occasion d’embrasser une autre facette de la gastronomie transalpine, avec des spécialités allant du maritozzo au cannoncino, en passant par les zeppole ou la traditionnelle colomba (panettone). Toujours dans cet ambiance chic et feutrée avec une boisson chaude au choix et une coupe de vin mousseux (Trento Doc Ferrari) si le cœur vous en dit.
Dans l'assiette ?
Première belle surprise, car ce n’est plus forcément le cas dans tous les tea time de palace à l’heure actuelle, celui du Bvlgari Hotel propose une partie salée. Trois étages composent son promontoire : l'consacré au salé, deux au sucré. Trois pièces pour se mettre en appétit, même si, comme le fait remarquer le personnel, chacun est libre de débuter par la partie de son choix. Deuxième belle surprise : les trois pièces ne sont pas galvaudées, le parti pris est assumé : puissante tartelette aux gambero rosso et petit pois, focaccia tiède aux asperges vertes et pecorino ainsi que petite bomba au saumon et asperges blanches, un petit beignet qui explose en bouche.
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Le tea time du Bvlgari Hotel Paris © DR
Côté sucré, le chef pâtissier Dong Joon Park rend hommage à la France et à l’Italie à travers cinq petites pièces aussi inhabituelles que bigarrées. La rhubarbe est mise à l'honneur dans une charlotte, tandis que l’Italie affleure dans tous les autres gâteaux : pistache dans un entremets, noisette du Piémont dans un cambellone revisité au chocolat ou tout simplement pâtisserie napolitaine à base de cannelle. Un petit zeppole façon Paris-Brest à la vanille et à la cerise confite vient compléter le voyage, avant la torta Pasqualina (tourte à la ricotta, aux épinards et à l’œuf), une traditionnelle de Pâques qui remet en appétit.
Cela tombe bien, car il nous reste une partie à déguster. En remplacement des traditionnels scones, Yonder a eu droit à une panna cotta mousseuse et délicate à l’amande, relevée de zestes de trois agrumes. Une part de colomba, le panettone de Pâques italien, vient conclure cette évasion gustative. Évidemment, toutes ces bouchées évoluent au fil des saisons, un marqueur de la cuisine du chef. Tout au long de l’année, on aime y découvrir les maritozzos et cannoncinos ou encore leur fameuse tarte à l'abricot.
Dans la salle
Le tea time prend ses quartiers au Bvlgari Lounge, la salle attenante au bar, dans un décor chic et contemporain. Un lieu paisible où l’on vient lire, discuter, savourer une pâtisserie de La Pasticceria ou simplement prendre le temps autour du tea time. Le Lounge vit d’ailleurs tout au long de la journée : on s’y installe pour un café, un cocktail ou quelques douceurs mises à disposition des hôtes. Tables en marbre, fauteuils profonds et banquettes moelleuses dessinent un cadre feutré et confortable, où l’on aime s’attarder à deux, entre amis ou en famille.
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Le Lounge du Bvlgari Hotel Paris © DR
Le service
Simple, aux accents italiens, mais précis et digne d’un hôtel 5 étoiles. Un tea time de cette envergure, dans un tel établissement, ne laisse place à aucune approximation, et il n’y en a pas. Le choix de la boisson en est le parfait exemple. Échaudé à l’idée de boire un thé ou un chocolat chaud ? L’équipe s’adapte et transforme les thés et cafés en boisson frappées. L’avantage des adresses de luxe : le client obtient toujours ce qu’il demande. Au final : un service prévenant, sans être intrusif : ce que l’on recherche pour un moment chic et décontracté.
Le conseil
Pour les amateurs de chocolat chaud, laissez-vous tenter par la version maison du Bvlgari, délicatement parfumée à la vanille. À la fois onctueuse et parfaitement équilibrée, sans jamais devenir écœurante, elle mérite sans réserve le détour. Pensez également à réserver afin de vous assurer une place : aussi élégant et intimiste soit-il, le Lounge, bien que spacieux, ne dispose finalement que d’un nombre de tables limité.
Bon à savoir
Le tea time n’est d’ailleurs pas le seul moyen de goûter aux créations sucrées du Bvlgari. La Pasticceria de Niko Romito et du pâtissier Dong Joon Park se découvre aussi à la carte, avec une collection inspirée des différentes régions d’Italie : Cannoncino, Cannolo, Torta Caprese, Cassata ou Monte Bianco, revisités dans des versions plus légères. Servies à l’assiette au Lounge, ces pâtisseries reprennent, selon les saisons, certaines créations du tea time dans un format plus généreux.
Notre avis en un clin d'œil
Un tea time audacieux, inspiré de l’Afternoon tea à l’anglaise, qui célèbre avec élégance aussi bien la diversité et la finesse de la pâtisserie française que les traditions et influences transalpines. À mi-chemin entre les propositions très sophistiquées de certains palaces (George V, Peninsula) et les versions plus classiques (Meurice, Shangri-La…), ce goûter séduit par une offre salée particulièrement raffinée et des créations originales, peu communes. En assumant pleinement ce parti pris, il s’impose avec brio dans cet exercice délicat. On pourra simplement regretter l’absence d’une création à l’assiette, qui aurait encore renforcé son caractère d’exception. Néanmoins, l’expérience demeure d’une richesse et d’un plaisir indéniables. De quoi nous donner des envies de brunch !
Bvlgari Hotel | L'Afternoon tea « Dolce Vita » à Paris
Face aux mastodontes que sont le Four Seasons George V ou le Prince de Galles, situés dans la même avenue et au cœur du Triangle d’or, le Bvlgari Hotel Paris s’est fait une place depuis cinq ans. L’adresse ultra-luxueuse du groupe appartenant à LVMH mêle chic italien et raffinement français. C’est dans ce cadre chic et feutré que prend place le tea time élaboré par le chef étoilé Niko Romito et son pâtissier Dong Joon Park.
Inspiré de l’Afternoon Tea britannique, il célèbre aussi bien la finesse de la pâtisserie française que l’originalité des saveurs et des créations transalpines. Mettant en scène des produits de saison, des recettes et mets locaux, ce tea time sucré-salé réserve un voyage haut en couleur et en saveur, à déguster au Bvlgari Lounge de l’hôtel 5 étoiles. On apprécie le parti-pris, la finesse et la richesse de ces créations qui nous procurent un plaisir indéniable. Une vraie plongée dans le monde du luxe à l’italienne et un vrai petit paradis gastronomique en plein Paris !
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La Pasticceria © Bvlgari Hotel Paris
Bon à savoir ? Si le tea time vous fait peur, optez pour une des pâtisseries de La Pasticceria. Vous ne perdrez pas au change : ce sont les mêmes gâteaux que dans le goûter, en format plus généreux !
Le style ? Décontracté-chic pour les clients. Anglo-italo-français dans l’assiette. Avec service de palace.
Les prix ? Tea time : 75 euros par personne (95 euros avec coupe de Trento Doc Ferrari).
Bvlgari Hotel Paris
30 avenue George V, Paris 8e
Vendredi et samedi (14h30-17h30) & dimanche (16h-17h30)
Sur réservation
Tél : +33 (0) 1 81 72 10 00
Pour le tea time classique à l'italienne, comprenant une boisson chaude, comptez 75 euros. Si vous optez pour la version plus premium, avec une coupe de Trento Doc Ferrari, il faudra débourser 95 euros. Des tarifs dans la moyenne haute des palaces parisiens.



