Pierre Gautrand, Le lundi 26 janvier 2026Janu Tokyo : l’hôtel urbain d’Aman tient-il ses promesses ?
Le pitch | 37e au classement des World’s 50 Best Hotels, un rang amplement mérité
Depuis son ouverture en mars 2024, Janu Tokyo (« âme », en sanskrit), nouvel hôtel à Tokyo imaginé par l'un des groupes hôteliers les plus exclusifs au monde est perché dans le gratte-ciel du quartier Azabudai Hills - ville dans la ville conçue par Mori Building où se mêlent galeries, restaurants, boutiques et espaces verts dessinés par Thomas Heatherwick. Ce palace urbain (deux Clefs Michelin, à l'instar de l'Aman Tokyo) attire la noblesse tokyoïte, les esthètes du bien-être et les voyageurs en quête d'un luxe aussi précis que vibrant. D'ailleurs, le groupe Aman s'apprête à inaugurer une nouvelle propriété portée par Janu, aux Émirats arabes unis, à Ras Al Khaimah, sur l'île d'Al Marjan.
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© Janu Tokyo
Vue d’ensemble | Le chic à l'état pur
Janu s'impose comme le visage plus accessible et social du groupe Aman : un hôtel où l'on vient autant pour se ressourcer que pour se connecter. Mais accessible ne signifie pas moins luxueux. Le hall monumental de l'hôtel design joue la carte de la sobriété : hautes moulures texturées, jeux de lumière tamisée et plafond orné de boiseries en treillis, hommage à la technique japonaise du shimenawa. L'ensemble respire la quiétude sans froideur, comme un nuage suspendu au-dessus de la frénésie tokyoïte. Dans les couloirs, tout est calme, d'une précision presque chorégraphique.
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© Janu Tokyo
Le personnel, d'une prévenance extrême - parfois trop, murmurerait-on -, se déplace sans bruit, anticipe le moindre geste et guide les hôtes jusqu'à l'ascenseur qui glisse vers les chambres. À l'heure du déjeuner, les gastronomes hésitent entre deux tables japonaises : Ligura, temple du sushi Edomae, où le chef officie au comptoir en bois de hinoki devant une poignée de convives (ponctualité obligatoire, Japon oblige) et Sumi, grill contemporain célébrant la cuisson sumibiyaki au charbon de bois. Plus loin, Hu Jing revisite la cuisine cantonaise avec son canard rôti et ses dim sum raffinés, tandis que le Janu Grill attire une clientèle d'affaires avec ses caves à vin et ses assiettes généreuses. Sinon, direction le Janu Mercato, vaste marché gourmand où l’Italie s’invite au Japon. Trois comptoirs y orchestrent un ballet culinaire : pâtes fraîches roulées sous vos yeux, poissons et fruits de mer préparés sur commande, charcuterie et fromages européens. À l’extérieur, la terrasse d’inspiration parisienne surplombe les jardins du quartier, une parenthèse lumineuse au cœur de la mégapole.
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© Janu Tokyo
En fin de journée, le Janu Lounge et la Garden Terrace offrent un décor apaisant pour le tea time de l'après-midi, avant que le Janu Bar ne prenne le relais en mode speakeasy chic, pour des cocktails artisanaux servis avec maestria. À la nuit tombée, depuis la piscine ou la terrasse du bar, la Tokyo Tower s'allume au loin et rappelle avec ses allures de tour Eiffel, dans un éclair rouge et blanc, que l'on se trouve au cœur de l'une des capitales les plus électrisantes du monde.
Les chambres ?
Les 122 chambres et suites, à partir de 55 m², sont un modèle d’équilibre. Mobilier choisi, lignes pures, bois clair et tissus soyeux évoquent l’art du minimalisme japonais, tandis que quelques détails contemporains : luminaires sculpturaux, tables en pierre brute, touches de laque... rappellent la modernité européenne. La plupart des suites disposent d’un balcon privé, avec vue sur les jardins d’Azabudai Hills ou sur la Tokyo Tower, qui s’illumine à la tombée du soir. Mention spéciale pour la Janu Suite, de 284 m², un penthouse tokyoïte avec salon, bibliothèque et cuisine à îlot, qui peut s’étendre jusqu’à 519 m² si l’on y relie les chambres adjacentes.
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© Janu Tokyo
Quelle chambre réserver ?
Les amateurs de design minimaliste opteront pour une Corner Suite, baignée de lumière et ouverte sur la Tokyo Tower. Pour une parenthèse plus intime, la Deluxe Room séduit par son équilibre parfait entre sobriété japonaise et confort européen. Et si l’on veut s’offrir le summum, la Janu Suite, 284 m² d’élégance avec salon, cuisine et deux terrasses panoramiques, transforme un séjour en expérience résidentielle.
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Corner Suite © Janu Tokyo
L’offre bien être ?
Le Wellness Centre, de 4000 m², est à lui seul une destination. Imaginez l’une des plus grandes salles de sport de la capitale, un ring de boxe - unique dans un hôtel tokyoïte -, des studios de yoga et de pilates, un bassin de nage de 25 mètres et un espace thermal inspiré des traditionnels onsens japonais dans une atmosphère ouatée. Les bassins chaud et froid, le hammam, la Banya et la chambre d’oxygénothérapie hyperbare participent de cette obsession du bien-être intégral. Deux Spa Houses privées prolongent l’expérience dans un calme absolu.
Trois raisons d’y aller
- Pour découvrir la première adresse de la marque Janu, nouvelle vision du luxe signée Aman ;
- Pour son centre de bien-être de 4000 m², l’un des plus impressionnants de Tokyo, avec piscine de 25 mètres, hammam et ring de boxe ;
- Pour sa gastronomie éclectique, du sushi Edomae à l’italien contemporain.
Que faire au Janu Tokyo et dans ses environs ?
L'hôtel se suffit presque à lui-même. Les plus actifs fileront vers la salle de sport ultramoderne ou la piscine panoramique. Côté découverte, Azabudai Hills regorge de galeries d'art contemporain et de boutiques de créateurs. À deux pas, le sanctuaire de Zōjō-ji déploie ses toits vermillon face à la Tokyo Tower. Les gourmets pousseront jusqu'à Roppongi pour ses izakayas authentiques ou vers Tsukiji Outer Market pour une virée matinale au marché aux poissons.
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Janu Tokyo, l’hôtel le plus chic de la capitale nippone
Janu Tokyo est-il le plus bel hôtel de Tokyo ?
L’un des plus beaux, assurément.
On y croise qui ?
Des résidents, des expatriés, des familles, des créatifs... toute une génération qui donne un nouveau visage au luxe urbain à la japonaise.
Bon à savoir :
Le Onsen thermal, fidèle aux traditions nippones, impose ses codes : tatouages dissimulés, nudité assumée.







