Florence ValencourtFlorence Valencourt, Le vendredi 29 août 2025
Restaurants

Les 10 meilleurs restaurants du 15e arrondissement de Paris

Le quartier le plus peuplé de la capitale n'a pas bonne presse dès qu'il s'agit de gastronomie. Pourtant, il recèle quelques pépites, pour qui veut bien se donner la peine de s'attabler. Sélection des meilleures, selon YONDER
  • Parmi les meilleurs restaurants de Paris 15, Rhodia au Musée Bourdelle © Marielle Gaudry
    Parmi les meilleurs restaurants de Paris 15, Rhodia au Musée Bourdelle © Marielle Gaudry
  • Ida © Le photographe du dimanche
    Ida © Le photographe du dimanche

1. Le Bélisaire | Gueule d'atmosphère

Derrière le métro Vaugirard, on croirait faire un saut dans le temps en arrivant dans ce troquet à la Sautet, avec comptoir imposant, carrelage de hasard et bahut de belle-maman. Et un accueil comme on n'en fait plus à Paris ! Il faut dire qu'on ne vient pas ici par hasard et que les lieux sont peuplés d'habitués, tous plus hauts en couleurs les uns que les autres...C'est simple, on s'attend à voir Piccoli ou Montand débarquer à tout moment. À la parade, c'est Matthieu Garrel qui régale. Un fort en thème et fort en gueule. Pas Breton pour rien ! D'ailleurs, dans l'assiette, mieux vaut aimer la crème et savoir se faire du bien. Ce jour-là, oursinade de folie, raviole d'algues aux langoustines et île flottante. En saison, son lièvre à la royale vaut à lui seul de traverser tout Paris. Bon à savoir : il vient de doubler la mise rive droite, au Magnum 150cl

  • © Le Bélisaire
    © Le Bélisaire
     

Typologie :  Bistrot à l'ancienne.

Prix : La découverte 5 assiettes 60 euros.

Le Bélisaire
2, rue Marmontel, Paris 15e
Site officiel de l'établissement

 

2. Le Beurre Noisette 

Même si Le Beurre Noisette est un incontournable restaurant de Paris 15 depuis des années, il se trouve encore certains chanceux qui découvrent l'habileté de Thierry Blanqui pour la première fois. A ceux-là, on ne dira qu'une chose : attablez-vous et laissez-vous mener par le bout du nez de cette cuisine, qui fait honneur au répertoire, en le jouant à merveille. Rien que d'évoquer la « Poule au pot en terrine, chutney de figue, vinaigrette truffée » ou la « Ventrèche de cochon caramélisée, chou rouge braisé aux pommes et cidre », on en a déjà l'eau à la bouche... Si le menu déjeuner est très bien fait, on ne saurait trop vous conseiller d'y aller plutôt le soir, pour prendre la pleine mesure de cette partition, dans un menu à 45€ qui aura le mérite de vous faire réviser vos classiques de la plus belle des manières.  

Le style ? Institution bistronomique.

Les prix ? Midi 34/42 euros, soir 52 euros. Menu dégustation à 72 euros pour l'ensemble de la table. 

Le Beurre Noisette
68, rue Vasco de Gama, Paris 15e
Site officiel de l'établissement

  • © Le Beurre Noisette
  • © Le Beurre Noisette

 

Le tout premier restaurant chakaiseki hors Japon a ouvert ses portes à Paris

3. Chakaiseki Akiyoshi | Premier restaurant chakaiseki à Paris

Le tout premier restaurant chakaiseki hors Japon a ouvert ses portes à Paris en janvier. Et, plus précisément, dans une petite rue tranquille du quartier de la Motte-Piquet. Il ne pouvait en être autrement, tant la cuisine chaikaiseki est fortement influencée par le wabi et constitue le préambule à la cérémonie du thé, cet art qui confine à la contemplation quand il est exécuté dans les règles.

  • Chakaiseki Akiyoshi © Jean-Paul Frétillet
    Chakaiseki Akiyoshi © Jean-Paul Frétillet

C'est le cas ici, où le chef Akiyoshi est un maître – qui a étudié le thé pendant plus de vingt ans – et vous transporte immédiatement dans une bulle hors du temps. Les mets servis dans une splendide céramique, sont comme des tableaux, qui s'enchaînent dans une harmonie parfaite, jusqu'à l'apothéose. En un mot, une expérience vraiment unique, qui ravira les gourmets, les esthètes, les connaisseurs ou les curieux qui veulent appréhender un peu mieux l'étendue de la culture culinaire japonaise, dans ce qu'elle a de plus précieux. À noter que le restaurant a obtenu une Étoile MICHELIN en 2024 pour sa cuisine d'une grande finesse.

  • © Chakaiseki Akiyoshi
    © Chakaiseki Akiyoshi
     
  •  

Le style : Premier chakaiseki à Paris.

Les prix ? Menu du chef pour le déjeuner (12 séquences) : 240 euros (version réduite à 120 euros). Menu du chef pour le déjeuner (15 séquences) : 360 euros (version réduite 250 euros).

Chakaiseki Akiyoshi
59, rue Letellier, Paris 15e
Site officiel de l'établissement

 

4. Le Grand Pan | Bistronomie à tendance basque

TESTÉ ET APPROUVÉ PAR LA RÉDACTION
Benoît Gauthier a bien fait de quitter Brive pour monter à Paris et nous apporter un peu du tempérament du Pays basque et de la franche camaraderie de l'Ovalie. Installé en 2007 dans ce coin de Plaisance pas forcément des plus plaisants, il a su faire son trou au point de devenir un rendez-vous d'habitués au bon coup de fourchette, à la faveur d'une ardoise qui change tous les 15 jours et d'une ambiance de copains. D'ailleurs, il a doublé la mise dès 2013 avec son Petit Pan (plus tapas) et s'en félicite. Repaire de viandards (mais pas que), on vous conseille quand même la charcuterie d'Eric Ospital, la côte de veau/boeuf/porc à partager et les frites de compète à garder pour soi !

  • © Le Grand Pan
    © Le Grand Pan
 

Typologie : Bistronomique à tendance basque.

Les prix ? 35/65 euros, de l'ardoise aux suggestions du chef.

Le Grand Pan
20 Rue Rosenwald, Paris 15e
Site officiel de l'établissement

5. IDA par Denny Imbroisi 

Le très médiatique Denny Imbroisi (Top Chef saison 3) a su conquérir Paris et le cœur des Parisiens avec sa cuisine italienne au sourcing parfait, mâtinée de techniques gastronomiques françaises. S'il est aujourd'hui à la tête de 5 restaurants dans la capitale, Ida est sa première table, ouverte en 2015. Pour fêter les dix ans de son succès, le chef a décidé de repenser tout le décor et peut-être quelques autres choses également... Les plats qu'il y propose font l'aller et retour entre sa Calabre natale et les palaces où il a officié, pour combler tous les palais, avec une apparente simplicité. Gnocchi, risotto, carbonara, mais aussi agneau braisé, joue de bœuf, maquereau mariné ou salade de poulpe façon Ida. Sans oublier certains dolci. Jolie carte des vins, avec une grande amplitude (les petits budgets et les curieux resteront du côté italien). Bon à savoir pour les flemmards : Ida est aussi disponible à la livraison. A noter : soft reopening tout l'été avant une grande réouverture festive en septembre.  

  • ©Ida © Le photographe du dimanche
    ©Ida © Le photographe du dimanche
     

Typologie : Bistrot italien contemporain.

Prix : Menu déjeuner du lundi au vendredi : 36 euros. Menu dîner, week-ends et jours fériés : Signature à 55 euros / du chef 72 euros (en 5 temps).

IDA par Denny Imbroisi
117, rue de Vaugirard, Paris 15e
Site officiel de l'établissement

 

6. Les Pères Siffleurs 

Philippe Polla mène son affaire de main de maître depuis quelques années déjà, mais trouve un nouveau souffle cet été, à la faveur de sa terrasse ombragée, sur la placette de l'église Saint Lambert. On est à deux pas de la rue de Vaugirard et pourtant, attablé dehors, aux Pères Siffleurs, on se croirait à la campagne et même à une autre époque. Celle où on prenait le temps. Question cuisine en revanche, pas de nostalgie en papier, on est droit dans l'époque avec la cuisine du chef Shunsuke Takano, passé par Sola et Erh avant de poser ses couteaux dans ce restaurant du 15e arrondissement de Paris pour se consacrer à la cuisine canaille et créative. Ce jour-là, cela se manifestait par de croustillantes croquettes de boudin noir et chou mariné en entrée. Et, surtout, une formidable daurade royale, champignons et radis rôtis, courgettes, servi dans un bouillon de crevettes comme un dashi. Une jolie fillette pour accompagner le tout, la cloche de l'église qui sonne... On est vraiment bien.

  • Les Pères Siffleurs © Vincent Nageotte

    Les Pères Siffleurs © Vincent Nageotte
     

Typologie : Cuisine de bistrot bien faite et belle terrasse au calme.

Prix : Plats entre 27 et 58 euros.

Vente à emporter disponible sur tous les plats 

Les Pères Siffleurs
15, rue Gerbert, Paris 15e
Site officiel de l'établissement

Hideki Nishi fait partie de cette génération de chefs japonais réalisant une cuisine gastronomique française subtile et aboutie

7. Neige d’Été

TESTÉ ET APPROUVÉ PAR LA RÉDACTION
Hideki Nishi fait partie de cette génération de chefs japonais qui réalisent une cuisine gastronomique française plus subtile et aboutie que ceux qui ont pourtant baigné dedans. Il faut dire que le chef originaire de Matsusaka est allé à bonne école. Père restaurateur au pays, pères spirituels MOF ici : Philippe Legendre et Éric Briffard au Taillevent et au George V. Rien que ça. Pour affirmer sa propre identité culinaire, il ouvre Neige d'Été en 2015, sorte d'oxymore et de synthèse de ses deux cultures. Récompensé dès 2016 d'un premier macaron, il est passé maître dans l'art de l'épure. Parmi ses plats, on citera : « le homard grillé au Binchotan, sauce ravigote, sauce diable ». Ou encore « le carré de cochon ibérique, cerfeuil tubéreux, stracciatella, pleurote pomponette ». Une cuisine ciselée. Le chef a ouvert un bis en 2019, Pilgrim, dont il a confié les fourneaux à la très prometteuse Yurika Kitano.

  • © Neige d’été Instagram
    © Neige d’été Instagram
     

Typologie : Restaurant une étoile Michelin.

Les prix ? Menu en 4 temps à 100 euros, en 6 temps à 155 euros et en 7 temps à 255 euros.

Neige d’Été
12, rue de l'Amiral Roussin, Paris 15e
Site officiel de l'établissement

 

8. Rhodia 

Si l'on a l'habitude de déjeuner dans son hôtel de Paris 15, il reste rare de pouvoir s'attabler... au musée ! Au-delà du plaisir de pouvoir retourner au Musée Bourdelle admirer les œuvres du célèbre sculpteur et profiter de ses jardins aux beaux jours, on s'y attable désormais avec plaisir. Le café-restaurant, baptisé Rhodia en hommage à la fille d'Antoine Bourdelle, propose une cuisine française simple, aux accents sud-américains (la concession a été remporté par le groupe Isana). Ouvert de 10h à 18h, il évolue au fil de la journée, avec de jolies propositions, aux prix plutôt serrés. A suivre de près : le déjeuner ou brunch du week-end, à composer soi-même et à déguster avant ou après la visite. 

Le style Restaurant de musée.

Les prix ? Formule brunch à partir de 27 euros. Déjeuner, plat à partir de 16 euros.

Rhodia au Musée Bourdelle
18, rue Antoine Bourdelle, Paris 15e
Site officiel du musée

  • Rhodia Musée Bourdelle © Marielle Gaudry
  • Rhodia Musée Bourdelle © Marielle Gaudry

 

9. Seoul Mama | Cantine coréenne stylée

Si la cuisine coréenne a le vent en poupe à Paris, Séoul Mama est tout simplement l'une de ses meilleures ambassades. Une cantine familiale claire et moderne, aux antipodes des bouis-bouis qu'on peut trouver ailleurs. Sang Mi Lee et son mari servent ici un florilège des plats de la patrie du matin calme. Kimchi balls, Mi mandu (petits raviolis), Du Bap et leur best-seller : le KFC, pour Korean Fried Chicken, avec cacahuètes, radis pickles et sauce plus ou moins épicée. L'un de nos restaurants coréens à Paris préférés. Nous, on y va surtout pour le curry, bien relevé et bien servi. Et on y retournera pour goûter aux cocktails. Dans un autre registre, que les étudiants de la Sorbonne se rassurent : une seconde adresse a ouvert rue Saint Jacques !

© Seoul Maman Korean Canteen

 

Typologie : Cantine coréenne stylée.

Les prix ? Entre 15 et 30 euros.

Seoul Mama La Motte Picquet Grenelle
33, rue Violet, Paris 15e

 

10. Le Vitis 

Avec un nom pareil (Vitis vinifera, la vigne), on sait qu'on y boira bien (domaines Plageoles, Landron, Lapalu, etc.). Mais, on découvre avec joie qu'on y mange aussi bon. Il faut dire que le chef Marc Delacourcelle (ex Pré Verre), au-delà d'avoir de la bouteille, a aussi du métier. Il n'a d'ailleurs pas son pareil pour travailler des plats bistrot, entre classique et canaille, qui vous rassasient et vous donnent le sourire pour pas un rond (ou presque). Le rapport qualité-prix est dément. Jugez plutôt : terrine du moment, gîte de bœuf à la moutarde ancienne et curry, brandade de morue aux châtaignes. Pas de la petite bière. On s'en veut de ne pas avoir découvert ce repaire de bons vivants plus tôt. Pour se rattraper, on achète des bocaux maison à emporter, des quilles à prix caviste et on réserve son rond de serviette. 

Typologie ? Bar à vin, cave à manger et cantine de quartier.

Les prix ? Menu déjeuner à 22 euros (entrée, plat, verre de vin, café). Plat du jour à 25 euros.

Le Vitis
8, rue Falguière, Paris 15e
Site officiel de l'établissement