Top des meilleurs restaurants de Paris 2
1. Le plus caliente : Rosario
Notre sélection des meilleurs restaurants de Paris 2 débute par le Rosario. Exit la paëlla, la sangria, les churros au chocolat ! À deux pas de la Bourse, ce restaurant latino distille une Espagne audacieuse et contemporaine, loin des clichés de carte postale. Sur un fond de Yendry ou de Rosalia et dans un décor chaleureux qui convoque chaises Thonet, banquettes bordeaux, comptoir généreux et détails Art déco, l’adresse célèbre la cocina libre des matriarches alicantines. Le midi, on mise sur le menu del día qui déroule plat du jour et dessert, pensé comme une pause pour gens pressés mais pas résignés à mal manger.
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Aux fourneaux, le chef José María Goñi Martínez - étoilé dans son pays - signe une cuisine franche et lisible. On trépigne déjà à l’idée de revenir pour la tortilla encore coulante, mais surtout pour les carrilleras de cerdo : deux belles joues de porc, caramélisées à l’extérieur, fondantes à cœur, déposées sur une purée volontairement fluide qui se mêle au jus corsé au vin rouge dans un mariage dont on se souviendra longtemps. Pour arroser le tout, de belles quilles bien sourcées, qui balaient les régions de la péninsule, mais surtout des cocktails gastronomiques avec des alcools tantôt infusés au jamón tantôt au pimientos. Les becs sucrés ne sont pas oubliés avec une tarta de queso ultra crémeuse, mariage ingénu de trois fromages dont un bleu qui apporte cette pointe de sel faisant toute la différence.
Rosario
96 rue de Richelieu, Paris 2e
Formule déjeuner prix 25 euros
rosarioparis.com
2. Le plus incandescent : Street Bangkok
Rue Saint‑Denis, Street Bangkok signe son grand retour et rallume la flamme de la street food thaïlandaise : néons éclatants, inox omniprésent et énergie brute de night market comme à Bangkok transplanté en plein cœur de le capitale. Repris par Céline Chung et Billy Pham, le lieu s’offre une nouvelle vie sans trahir son ADN : portions généreuses, sauces explosives et bande-son hip‑hop qui donne envie de recommander une deuxième tournée de poulet frit.
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© Street Bangkok Étienne‑Marcel
Au centre de la carte, des currys verts et des pad thai pour tous les régimes, mais surtout une volaille qui tient la vedette avec trois déclinaisons aussi gourmandes que maîtrisées : le Gai Yang, cuisse marinée à la citronnelle avant d’être laquée et grillée jusqu’à briller, un fried chicken croustillant à souhait, et les chicken skewers satay, brochettes moelleuses parfumées au lait de coco, curry et citronnelle. Perché sur un tablouret - cette assise parfaite pour un dej' en solo - et à deux écuelles d’une tribu joyeuse, on savoure sans réserve l’esprit de Bangkok.
Mais sans vouloir divulgacher le plaisir, c’est le street thaï toast nappé de crème au pandan qui décroche la palme de la bouchée la plus régressive, celle qui fait chavirer le souvenir. Le voyage se poursuit dans les liquides : Thaï milk tea, bières locales, cocktails fluorescents et même une Hot ale brassée maison, infusée au piment, pour un aller‑retour express jusqu’aux trottoirs surchauffés de Bangkok.
Street Bangkok Étienne‑Marcel
112 rue Saint‑Denis, Paris 2e
Menu chicken combo avec dip prix 14,5 euros
streetbangkok.fr
3. Le plus gourmand : Mosugo
Rue des Jeûneurs, ce restaurant de Paris 2 signe la rencontre très attendue entre fast food bien fait et influences africaines et japonaises, sous l’impulsion de l’audacieux Mory Sacko. Ici, pas de carte interminable : quelques burgers, du poulet frit et des accompagnements ultra travaillés, pensés pour réconcilier les appétits pressés avec le bon goût. Le Mosugo Chicken Burger coche toutes les cases du plaisir coupable assumé : bun bretzel moelleux, poulet frit enrobé de panure panko, mayonnaise miso, concombre pickles et sauce qui mêle cacahuète et sweet chili à damner un saint. En version veggie, la butternut frite remplace le poulet sans perdre une once de gourmandise, tandis que les déclinaisons teriyaki jouent la carte sucrée‑salée comme il faut. Conseil d’épicurieux ? Ne passez pas à côté de la banane plantain croustillante au goût de revenez-y.
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© Mosugo Paris 2
Mosugo Paris 2
29 rue des Jeûneurs, Paris 2e
Burgers prix autour de 13,50 euros
mosugo.com/mosugo-paris-2
4. Le plus contemplatif : Hanabi
Au rez‑de‑chaussée de l’Hôtel Hana, l'un des plus beaux hôtels de luxe du 2e arrondissement, sous la houlette de Shirley Garnier (The Social Food), Hanabi joue la carte de la gastronomie franco‑japonaise feutrée, dans une salle aux lignes pures, matières nobles et lumières tamisées qui invitent à baisser d’un ton dès le seuil franchi. La cuisine du chef Roberto Sanchez se pense comme une partition sensorielle où produits français d’exception croisent condiments nippons ultra précis - sésame grillé, nori, shiso - pour des assiettes lisibles, élégantes et profondément gourmandes.
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© Hanabi - Hôtel Hana
Plat signature, le Foie gras marbré à l’anguille et tsukudani de nori condense l’esprit de la maison : peu d’ingrédients, beaucoup de maîtrise, un jeu de textures et d’umami qui s’imprime dans la mémoire plus sûrement qu’une photo de voyage. Midi chez Hanabi, le bentō se déroule comme un petit théâtre en trois actes : préambule iodé, partition de précision franco-japonaise et final sucré ultra ciselé. Chaque assiette joue le contraste des textures. Pour nous ce sera : œuf Hanabi, poireau fondant au goma, wagyu au poivre sancho. Pour nos papilles, la sensation d’un voyage au Japon minutieux mais jamais figé, où le rituel du déjeuner parisien se frotte aux codes d’un kaiseki contemporain.
Hanabi - Hôtel Hana
17 rue du Quatre‑Septembre, Paris 2e
Menu déjeuner Comme un Bento prix 37 euros
hotelhana-paris.com/restaurant-bar
5. Restaurant Paris 2 : Shabour, le plus intense
Aucun salon feutré ni service compassé, Shabour, c’est l’antithèse du dîner sage. Ici, tout se vit au comptoir en U, dans la lumière dorée des brassées d’huile d’olive et des éclats de citron brûlant. On s’assoit face au feu, tout près du geste, et tout à coup, on n’est plus client mais témoin. La brigade s’active autour de l’îlot, ça parle comme ça cuisine : vite, fort, avec cette intensité qu’on n’invente pas. De notre côté, on goûte, on rit, on lève son verre, on se perd un peu.
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Shabour © Pierre Gunther
Le menu - qui se réinvente quotidiennement - arrive sans qu’on y pense : un shot de soupe glacée qui saisit, un pain qui s’arrache à la main, encore chaud du four, un poisson translucide fendu à la seconde et ce jaune d’œuf qui s’étire comme un fil d’or. C’est généreux, fougueux, imprévisible. Le sel, l’acidité, la fumée - tout s’entrechoque, tout réveille. Quand le dessert arrive - une crème, simple, ciselée, parfumée à la fleur d’oranger - on se surprend à lever la tête, la vingtaine de convives respire d’un même mouvement et c’est déjà la fin d’un repas que l'on est pas prêt d'oublier.
Shabour
19 rue Saint‑Sauveur, Paris 2e
Menu unique prix à partir de 125 euros
restaurantshabour.com



