Les meilleurs restaurants de Paris 12
1. Le plus acéré : Totto
Pêcher une bonne table iodée n’est pas chose aisée. C’était sans compter sur Totto Izumi Terutaka et Nanyo Kurihashi, tous deux passés par l’izakaya Issé, tout simplement l'un des meilleurs restaurants japonais de Paris. À l’abri de ses noren calligraphiés (traditionnel rideau nippon), ce restaurant magnifie ce que la mer a de plus noble à offrir et donne à voir, dans des écuelles poétiques, des tableaux salins qui happent la rétine autant qu’ils émeuvent les papilles. Maquereau, thon, daurade…
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Les sushis de chez Totto © Totto Restaurant
Accoudé seul au comptoir pour savourer le travail d’orfèvre qui s’opère derrière, ou attablé en bonne compagnie comme nous, vous ne ferez qu’une bouchée de dodus sashimi ou d’une palette nacrée de nigiri escortés d’une soupe miso et tsukidashi. Pour parfaire la traversée ? Un shiratama dango, cousin culinaire du mochi qui prend la forme de boule de riz gluant nappée de sirop. Et pour humecter le tout ? Des sakés bien sourcés et des quilles engagées.
Les prix ? À la carte le midi entre 25 à 40 euros, menu en 4 étapes à 70 euros.
Totto Restaurant
6, rue Théophile Roussel, Paris 12e
Ouvert du mardi à samedi de 12h à 14h et de 19h30 à 21h30
Tél : +33 9 83 36 48 68
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2. Le plus romanesque : Passerini
La cuisine de la Botte, récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, impose le sérieux : pas question de plaisanter quand il s’agit de choisir une table pour son italianité. Rue Traversière, Passerini - sacré meilleur restaurant italien hors d’Italie en 2019 par le guide transalpin 50 Top Italy - rend hommage aux traditions romaines en magnifiant des produits majoritairement hexagonaux.
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Le restaurant italien à Paris 12 © Passerini
Dans les marmites de Giovanni Passerini mijote une cuisine instinctive : de la pasta fresca sous toutes les formes et à toutes les sauces, évidemment. Si elles figurent à la carte, ne boudez pas les tagliatelle al ragù di cortile. Les viandes racées aux cuissons millimétrées valent aussi le détour, à l’instar des ris de veau ou des belles pièces d’agneau. Côté canon, des jus griffés Justine Prot travaillés en bio et biodynamie subliment l’expérience.
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Manger chez Passerini © Mickael Bandassak
Les prix ? Menu entrée, plat, dessert 45 euros.
Passerini
65, rue Traversière, Paris 12e
Ouvert le mardi et le samedi de 19h30 à 22h15 et du mercredi au vendredi de 12h à 14h15 et de 19h30 à 22h15
Tél : +33 1 43 42 27 56
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3. Le plus épicurien : Godaille
Une table de copains pour les bons appétits et larges soifs. Ici, la « godaille » - la débauche de table et de boisson - est un programme revendiqué, mené par l’équipe de la cave à Paris Pur Vin. Dans des assiettes au dressage qui - à lui seul - force le respect : cabillaud nacré flanqué de spätzle au beurre fumé, moules de Bouchot au bouillon coco–curry vert ou poulpe grillé, pomme de terre confite et yaourt fumé, le tout rincé de bons canons nature plus frondeurs que poseurs. Ça sauce les assiettes jusqu’à la dernière goutte de Mornay, ça gratte le riz au lait praliné jusqu’au riz soufflé et ça promet de revenir, un mardi ou un autre, puisque la carte change chaque semaine !
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L’adresse canaille © Godaille
Les prix ? Les entrées de 8 à 15 euros, les plats de 24 à 32 euros et les desserts de 8 à 14 euros.
Godaille
9, rue Antoine Vollon, Paris 12e
Ouvert de mardi à samedi de 12h15 à 14h et de 19h15 à 22h
Tél : +33 1 45 85 30 65
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4. Le plus sous-coté : Bar à Momos
Si l’idée de la pâte farcie voyage depuis longtemps entre la Chine et l’Italie, les bols fumants du Tibet font eux aussi la part belle aux raviolis. Sur le boulevard Saint-Antoine à Paris, Le Bar à Momos a fait des petits croissants de pâte farcis une quasi-monomanie. Ne vous fiez pas à la déco aussi austère qu’un monastère de cette gargote, la magie opère dans l’assiette. Dans ce repaire, ni moines tibétains ni viande de yak, mais les grands classiques d’une cuisine sous-cotée. Sous le regard placide du Dalaï-lama, l’épopée s’amorce avec quelques gorgées de shinga et - pour se réchauffer - une soupe à la farine d’orge grillée et à la viande finement hachée. Une mise en jambe avant de s’attaquer aux fameux momos.
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© Le bar à Momos
Pour assouvir tous les plaisirs, ces bouchées garnies à l’envie de bœuf, d’épinards, de chou, de fromage, d’oignons, sont tantôt cuites à la vapeur, tantôt plongées dans une soupe réconfortante ou poêlées pour plus de croustillant. Le sentier culinaire s’achève sur un sho, yaourt traditionnel, blanc comme neige, préparé à partir du lait de dri.

Les prix ? Formule Momos, soupe et salade à 16,90 euros.
Bar à Momos
218, rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris 12e
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30
Tél : + 33 1 43 72 89 82
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5. Le plus canaille : Rencontres
Avis aux ripailleurs, aux amateurs de bons flacons ! À deux pas de Bastille, Rencontres porte bien son nom et conjugue les deux passions : ici, tout est affaire d’assemblages heureux, de la salle à la carte. Dans ce bistrot resté dans son jus - poutres, carrelage, marbre - Guillaume Gay veille aux verres pendant qu’Émilie Saint-Amand soigne les assiettes, une cuisine de saison bien balancée et terrines en règle. Pâté en croûte au cordeau, tartare de veau tapissé de brousse et de tapenade, oignon rôti au paprika fumé ou clafoutis rhubarbe baies de Jamaïque : ici, le classique a du répondant, sans minauder. On vient autant pour la cave, pointue sans être intimidante, que pour ce sentiment rare de tomber sur un vrai bistrot de quartier à Paris, où l’on peut s’attarder jusqu’à minuit à refaire le monde autour d’un dernier verre.
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Le bistrot de Paris 12 © Rencontres
Les prix ? Les entrées de 8 à 16 euros, les plats de 26 à 35 euros et les desserts à 14 euros.
Rencontres
67, rue de Charenton, Paris 12e
Ouvert du mercredi au dimanche de 19h à 0h
Tél : + 33 9 53 52 32 90
Site officiel de l'établissement



