Xavier MartinageXavier Martinage, Le mercredi 02 septembre 2026
Restaurants

Où manger les meilleurs fraisiers de Paris ?

Fruit star des beaux jours, la fraise inspire les créations les plus délicates de la pâtisserie française. Mais c’est sans doute dans le fraisier qu’elle révèle toute son élégance, sa légèreté et sa gourmandise. YONDER vous emmène à la découverte des meilleures adresses parisiennes où savourer ce gateau incontournable.
  • Les meilleurs fraisiers de Paris © Bristol
    Les meilleurs fraisiers de Paris © Bristol
Du fraisier traditionnel aux créations les plus contemporaines, voici notre sélection des meilleurs fraisiers de Paris

Quels sont les meilleurs fraisiers de Paris ? C’est un incontournable de la pâtisserie française au même titre que le Paris-Brest, le millefeuille, la tarte au citron ou encore l’éclair au chocolat. Traditionnellement, on le connaît sous une forme de génoise, crème mousseline, fraises fraîches et fine couche de pâte d’amande. Si le fraisier est une création relativement récente dans l’histoire de la pâtisserie française, la fraise, elle, est consommée depuis bien plus longtemps. D’abord sauvage, elle commence à être cultivée en France au XVIIIe siècle, avant que les croisements entre variétés européennes et sud-américaines ne donnent naissance à des fruits plus gros et charnus.

Le fraisier, lui, s’est imposé lorsque les entremets se sont popularisés, mettant en avant crèmes et fruits. À l’image de l’Opéra, longtemps enseigné pour la technicité de sa réalisation, le fraisier s’est peu à peu affranchi de sa recette classique. La crème mousseline cède volontiers la place à une diplomate ou une crème pâtissière légère, la génoise à un biscuit Joconde, voire à un pain de Gênes, tandis que son allure se fait plus graphique et sophistiquée. Plus contemporain, plus savoureux, plus léger, le fraisier est devenu une pâtisserie recherchée. Du fraisier traditionnel aux créations les plus contemporaines, voici notre sélection des meilleurs fraisiers de Paris.

 

1. Carl Marletti, l’un des fraisiers les plus courus de Paris

Lorsque l’on évoque le fraisier, difficile de ne pas penser à celui de Carl Marletti, le pâtissier star du 5e arrondissement de Paris. Considéré depuis plusieurs années comme l’un des incontournables de la capitale, il suscite l’engouement des amateurs de fraise. Une expérience qui se mérite, car vous ne le trouverez qu’en format à partager et sur commande.

  • Les meilleurs fraisiers de Paris © Carl Marletti

    Les meilleurs fraisiers de Paris © Carl Marletti

Sur une base de biscuit Joconde, la crème mousseline à la vanille de Madagascar et les fraises s’accordent à merveille. En apparence d’une grande simplicité, ce fraisier est sublimé par une parfaite exécution.

Carl Marletti
51, rue Censier, Paris 5e
Prix : 27,60 euros pour 2/3 personnes ; 55,10 euros pour 6 personnes.

 

2. Le plus généreux : Pâtisserie Rayonnance

Chez Rayonnance, il semble difficile de trouver une création qui ne fasse pas l’unanimité auprès des amateurs de pâtisserie. Devenue un des repères des plus fervents becs sucrés de la capitale, la maison s’est imposée comme une adresse-référence. Une version qui compte parmi les meilleurs fraisiers de Paris et qui vaut à elle seule le détour par la pâtisserie.

  • L’un des meilleurs fraisiers de Paris se trouve chez Rayonnance © Pâtisserie Rayonnance

    L’un des meilleurs fraisiers de Paris se trouve chez Rayonnance © Pâtisserie Rayonnance

Sur une génoise délicatement imbibée d’un sirop de fraise, repose une crème mousseline à la vanille, accompagnée de fraises fraîches soigneusement sélectionnées. Un gel de fruits rouges vient subtilement rehausser la dernière couche de biscuit et apporte une touche supplémentaire d’éclat et de fraîcheur à l’ensemble. Une interprétation élégante et parfaitement maîtrisée du grand classique, très recherchée dès sa mise en vitrine.

Pâtisserie Rayonnance
17, rue de Maubeuge, Paris 9e
Prix : 8,50 euros

3. « J’adore la fraise », par Claire Damon

On connaît l’attachement de Claire Damon aux fruits de saison… et en particulier aux fraises. Peu surprenant donc de la voir lui accorder autant d’importance qu’à la poire l’automne, la rhubarbe ou le citron. Si la cheffe engagée refuse de lui donner le nom de fraisier, son J’adore la fraise y ressemble à s’y méprendre même si son allure évoque davantage une charlotte qu’un fraisier traditionnel. Toutefois, ce gâteau s’est imposé au fil des années comme un classique des vitrines estivales de la maison dans le 7e arrondissement et le 15e arrondissement.

  • La version du fraisier de Claire Damon © Des gâteaux et du pain

    La version du fraisier de Claire Damon © Des gâteaux et du pain

Pensé autour de multiples expressions de la fraise, le dessert joue avec les textures et les nuances : gelée, mousse, fruits frais ou confits se répondent avec élégance. Une pâtisserie d’une grande technicité, qui conserve pourtant toute la gourmandise et la douceur régressive propres à ce fruit emblématique. A noter que Claire Damon travaille la fraise également en baba et sous d’autres formes.

Des Gâteaux et du Pain
63, boulevard Pasteur, Paris 15e ; 89, rue du Bac, Paris 7e
Prix : 47 euros pour 4/5 personnes

 

4. Le plus saisonnier : Claire Heitzler

D’une Claire à une autre, il n’y a qu’un pas. Tout aussi discrète, Claire Heitzler œuvre désormais dans l’ombre, du côté de Levallois. Parmi ses pâtisseries de saison, elle a souhaité faire honneur à cet incontournable de la pâtisserie française. Composé d’une dacquoise très mœlleuse où les amandes et les noisettes torréfiées apportent du relief, son fraisier renferme ensuite une crème généreuse parfumée à la vanille Bourbon de Madagascar.

  • Le fraisier saisonnier de Claire Heitzler © DR

    Le fraisier saisonnier de Claire Heitzler © DR

Pour la cheffe qui souhaite concilier respect de l’environnement, saisonnalité et gourmandise, le choix des fraises prend tout son sens, toutes cueillies en pleine terre et les plus fraîches possibles. On les retrouve entières et en marmelade. Un délice !

Claire Heitzler & Producteurs
9, rue du Parc, Levallois-Perret
Prix : 8 euros individuel ; 31 euros pour 4 personnes

 

5. Le plus contemporain : Benoît Castel

Fidèle à son esprit créatif, Benoît Castel aime revisiter les classiques dans ses différentes boutiques parisiennes. Si certaines de ses créations misent sur une simplicité assumée (tarte au citron, choux, flan, far…), le boulanger-pâtissier s’autorise davantage de liberté avec des desserts emblématiques comme le fraisier. Le résultat : une interprétation contemporaine, élégante et décontractée, qui s’éloigne subtilement des codes traditionnels.

  • L’adaptation contemporaine du fraisier de Benoît Castel © Guillaume Czerw

    L’adaptation contemporaine du fraisier de Benoît Castel © Guillaume Czerw

Présenté dans une barquette ronde recyclable, son fraisier contemporain associe un financier à la pistache, une crème légère vanillée et plusieurs fraises fraîches françaises de saison. Quelques éclats de pâte d’amande et morceaux de biscuits façon « petits beurre », viennent parfaire l’ensemble, un clin d’œil à la recette classique dont il s’inspire. Une version résolument moderne du fraisier, inventive et particulièrement gourmande.

Benoît Castel
150, rue de Ménilmontant, Paris 20e ; 11, rue Sorbier, Paris 20e ; 72, rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e
Prix : 6,50 euros.

 

6. Le fraisier japonais de Ginko pâtisserie

Dans un registre résolument différent, le fraisier de Ginko, l'une des meilleures adresses japonaises de Paris, s’impose comme l’une des créations les plus singulières de la scène pâtissière parisienne. Inspirée de la tradition japonaise du fraisier, à l’image du travail de Mori Yoshida dans le 7e arrondissement, cette interprétation séduit par sa délicatesse et son équilibre.

  • Le fraisier façon Japon de chez Ginko © Ginko pâtisserie

    Le fraisier façon Japon de chez Ginko © Ginko pâtisserie

Le duo de pâtissiers de la maison associe une génoise japonaise particulièrement mœlleuse à une crème mascarpone d’une grande légèreté, presque aérienne, sublimée par des fraises fraîches et parfumées. Fidèles à l’identité de Ginko, les saveurs se distinguent par leur netteté, leur précision et leur finesse. Des créations à la personnalité affirmée, où la subtilité prime toujours sur l’excès. On adore.

Ginko Pâtisserie
33, rue des Alouettes, Paris 19e
Prix : 7 euros individuel ; 28 euros 4 personnes

7. Le fraisier très classique de Gilles Marchal

Quand on évoque les meilleurs fraisiers de Paris, Gilles Marchal s'impose. Fidèle à son approche sincère et sans artifice, le pâtissier lorrain installé au cœur de Montmartre signe une version tout en élégance, où chaque élément trouve naturellement sa place : génoise délicate, crème mousseline soyeuse subtilement parfumée au kirsch, fraises de saison et l’incontournable pâte d’amande.

  • Le fraisier classique de Gilles Marchal © Gilles Marchal

    Le fraisier classique de Gilles Marchal © Gilles Marchal

Là où certains choisissent de réinventer le classique, Gilles Marchal préfère rester au plus près de la recette originelle, dans une version quand même plus moderne, et avec une maîtrise et une justesse remarquables. Un fraisier qui incarne une vision intemporelle de la pâtisserie française.

Gilles Marchal
9, rue Ravignan, Paris 18e
Prix : 40 euros 4 personnes

 

8. Fraise et meringue chez Pierre Hermé

Les incontournables, Pierre Hermé connaît. Les intemporels et les grands classiques, aussi. Fidèle à ses habitudes, le pâtissier star a pensé une création à son image : ancrée dans la tradition et subtilement enrichie de touches plus audacieuses. Sa version repose sur une génoise aux amandes délicatement imbibée de kirsch, un clin d’œil à ses origines alsaciennes. La crème mousseline, incontournable du dessert, se pare ici de notes de pistaches qui viennent accompagner des fraises fraîches soigneusement sélectionnées.

  • L’incontournable de Pierre Hermé © Pierre Hermé

    L’incontournable de Pierre Hermé © Pierre Hermé

Mais la véritable singularité de cette création réside dans sa finition : une légère meringue italienne déposée sur la dernière couche de génoise, apportant relief et gourmandise à l’ensemble. Une interprétation raffinée et inventive, où l’audace s’exprime avec justesse.

Pierre Hermé
Prix : 10 euros individuel ; 45 euros pour 3/4 personnes

 

9. Le plus équilibré : Hugues Pouget

Un nouveau venu sur la scène parisienne ? Pas vraiment. D’ailleurs, à l’image de son flan ou de son Saint-Honoré, son fraisier est déjà bien connu des amateurs. En ouvrant une boutique à son nom, Hugues Pouget (anciennement Hugo & Victor) a ouvert un nouveau chapitre de sa carrière parisienne. Son fraisier, à la part ou en format à partager, séduit par son équilibre et sa précision : dacquoise sans farine à l’amande, crème légère à la vanille des Comores, confit de fraise et chantilly à la vanille. Une recette qui a fait ses preuves et dont le succès ne se dément pas.

  • Le fraisier tout en équilibre de Hugues Pouget © Hugues Pouget

    Le fraisier tout en équilibre de Hugues Pouget © Hugues Pouget

Hugues Pouget
50, rue du Cherche-Midi, Paris 6e
Prix : 8,50 euros individuel ; 35 euros pour 4 personnes

 

10. Le fraisier de palace du Bristol

Ce fraisier nous vient du Bristol Paris et son prix suffit à rappeler que nous sommes dans un palace. Un détail que les amateurs de haute pâtisserie oublieront sans doute dès la première bouchée. Aux côtés de ses équipes, le chef Maxence Barbot compose un fraisier aussi délicat que généreux, où le biscuit Joconde dialogue avec une chantilly vanillée aérienne et une marmelade de fraises parfumée. Sa singularité réside dans la présence de fraises des bois, délicatement nappées d’un sirop de sureau, qui viennent couronner l’ensemble avec éclat. A la manière d’une fleur en pleine éclosion, le fraisier du Bristol émerveille autant les papilles que l’imaginaire.

  • Le fraisier de palace du Bristol © DR

    Le fraisier de palace du Bristol © DR

Le Bristol Paris
112 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e
Prix : 17 euros

En région parisienne : La tradition by EF / A deux mains, Camille Nollier, Nina Métayer, Silax pâtisserie, Stéphane Glacier.

Nous recommandons aussi