Vincent Raymond, Le jeudi 27 août 2026
72 heures à...

Où manger à Genève ? Les tables et spécialités à découvrir

Genève ne se résume pas à son lac et à ses palaces. La ville est aussi une destination gastronomique à part entière, où tables de chefs, institutions gourmandes, chocolatiers et nouvelles adresses dessinent une scène particulièrement active. Que goûter et où manger à Genève ? Notre carnet d’adresses pour savourer la cité suisse pleinement.
  • Où manger à Genève ? La Micheline ©DR
    Où manger à Genève ? La Micheline ©DR

À lui seul, le chocolat pourrait justifier un week-end gourmand à Genève. Mais la ville de Rousseau a bien davantage à offrir : restaurants gastronomiques, tables bistronomiques, spécialités suisses, pâtisseries et chocolatiers composent une scène culinaire particulièrement vivante. Pendant trois jours, nous avons parcouru Genève à la recherche de ses meilleures adresses, entre institutions et nouveautés.  

Jour 1 : Premières découvertes gourmandes à Genève
 

Pour cette première journée, cap sur le centre-ville, entre hôtels de charme, tables bistronomique et spécialités genevoises.

8h - Départ de Paris Gare de Lyon pour Genève

Le TGV Lyria file et ne marque que de brèves escales si proches du but (Bourg-en-Bresse, Bellegarde). On s’abandonne volontiers à la contemplation du paysage : les reliefs jurassiens et alpins, le Rhône que l’on remonte… 3 petites heures suffisent pour arriver à la Gare de Genève Cornavin. Une fois les formalités de douane accomplies - ne pas oublier passeport ou carte d’identité : même si la Suisse fait partie de l’Espace Schengen, elle n’appartient pas à l’Union européenne, on se dirige vers notre hôtel, à moins de 10 minutes à pied.

11h30 - Check à l’hôtel Rotary Hotel Genève - MGallery

Idéalement situé en léger retrait du quai des Bergues, là où le Rhône renaît du Léman, cet hôtel boutique de Genève est l’incarnation d’un confort haut de gamme chaleureux et accueillant. D’emblée, on aime la chambre signature, enveloppante dans sa plaisante harmonie de bleus profonds, un camaïeu allant d’un cobalt velouté au bleu de Prusse, spacieuse avec ses 28 m2 bien agencés, rehaussés d’une décoration minimaliste et néanmoins élégante : le mobilier ancien est enrichi de pièces chinées un peu partout dans le monde.

Une personnalisation bienvenue, qui renforce le sentiment d’intimité créé par ce cadre luxueux, agrémenté de nombreux équipements, dont mini-bar avec boissons sans alcool gratuites et cafetière Nespresso, si l’on souhaite se désaltérer avant de s’abandonner aux délices mœlleuses du lit Queen size. N’oublions pas de mentionner la salle de fitness et le sauna en sous-sol pour évacuer les tensions et dissiper les calories surnuméraires lors d’une escapade gourmande.

  • La chambre signature de l’hôtel © Rotary Hotel Genève
    La chambre signature de l’hôtel © Rotary Hotel Genève
     

Une bonne journée débute certes par une bonne nuit, mais elle s’engage vraiment si le repas matinal est digne de ce nom. Le petit-déjeuner servi au Rotary ravira les estomacs les plus exigeants par l’éclectisme et la générosité de son buffet. Du sucré au salé, on y retrouve en effet les invariants du breakfast continental et les spécialités helvétiques (petits pains, fromages secs et frais, charcuteries, bircher muesli…) Roboratif et gourmand à la fois, il se prend dans la salle du restaurant L’Artisan, où l’on reviendra bientôt.

  • Le petit-déjeuner de l’hôtel © Rotary Hotel Genève
    Le petit-déjeuner de l’hôtel © Rotary Hotel Genève
     


Rotary Hotel Genève - MGallery
18-20 rue du Cendrier, Genève
95 chambres, prix à partir de 270 euros la nuit

Voir les prix sur booking.com

 

12h15 - Déjeuner à L’Artisan

Voici donc une adresse de proximité idéale : L’Artisan est en effet le restaurant de l’hôtel, cosy et élégant, où se retrouvent en semaine non seulement les hôtes du Rotary mais aussi une clientèle d’affaires appréciant ce cocon. Le restaurant avec terrasse (rafraîchie par une fontaine lorsque le mercure devient par trop insolent) propose une carte efficace conciliant les classiques attendus dans un tel établissement (salade César au poulet ou gambas sautées, filet de bœuf suisse maturé, pavé de saumon grillé…) mais surtout des propositions bistronomiques réjouissantes, c’est toujours dans les plats signatures que se révèlent la singularité et l’identité d’un lieu.

  • L’artisan © Vincent Raymond
    L’Artisan © Vincent Raymond
     

On a donc opté en entrée pour cette curiosité sur la carte : la crème brûlée salée signature, aux cèpes et parmesan, sauté de champignons sauvages en persillade. Certes, la mode est aux trompe-l’œil, mais ce plat peut se voir comme une variation de quiche réduite à une migraine agrémentée de champignons et surmontée d’une craquante croûte caramélisée.

Après cette plaisante expérience, place à l'aubergine laquée au miso et érable, chips de perles du Japon, taboulé de quinoa, une autre jolie suprise ! Non seulement l’aubergine confite fond délicieusement mais le taboulé nous réconcilie avec le quinoa, dont une décennie d’abus (et de mésusages) nous avait fait passer le goût. L’ananas rôti vient conclure en beauté la dégustation.

Au départ du Monument national sur les quais, nous remontons ainsi le temps et arpentons la Vieille-Ville

14h - À la découverte des vins et vignobles de Genève

Que sait-on des vins genevois ? Le complexe de supériorité français en matière viticole pousse à déconsidérer tout ce qui provient d’outre-Hexagone. Mais les terroirs sont si proches entre le Genevois et l’Ain ou la Haute-Savoie qu’il serait dommage de ne pas avoir de curiosité. D’autant qu’il fut un temps où le territoire genevois fut annexé par la France et d’autres périodes où la ville fut peuplée de Français qui développèrent l’art et la culture du vin.

Découvrir l’histoire de la cité (la Réforme…), ses grandes figures (Rousseau) par le prisme du vin est au programme de ce parcours mené par la pétillante Margit Schwiegelhofer. Au départ du Monument national sur les quais, nous remontons ainsi le temps et arpentons la Vieille-Ville.

  • Le monument national de Genève © Vincent Raymond
    Le monument national de Genève © Vincent Raymond
     

À l’occasion de quelques haltes, elle nous propose de découvrir quelques flacons représentatifs des 1400 hectares cultivés dans la région viticole du Genevois, la troisième de Suisse, où Gamay et Chasselas se taillent la part du lion. Parmi la sélection, les Hutins, 1er cru coteaux de Dardagny (AOC) de chez Bertholier ; Les Faunes, un Scheurebe blanc typique de Dardagny également produit par les Mistral ; ou encore le joli Gamay La Guérite ainsi que le Château du Crest.

À la découverte de cette diversité, une question s’impose : comment se fait-il que l’on trouve si peu de vins genevois en France ? La réponse est limpide : il est majoritairement consommé sur le territoire. Vous le constaterez  en retrouvant à la carte des restaurant ceux découverts lors de cette balade… ainsi que ceux du Domaine de la République et canton de Genève, qui produit ses propres vins. Notez qu’une tentative symbolique de plantation de vignes intra muros (comme à Paris ou à Lyon) a eu lieu sur le Bastion de Saint-Léger, là où jadis se tenait le premier jardin botanique privé de Genève. C’est d’ailleurs à côté de ces jeunes ceps, sous un magnolia, que se conclut cette plaisante visite guidée, où la modération est de mise.

  • © Wassimahmed
    © Wassimahmed


17h - Cathédrale Saint-Pierre de Genève : la plus belle vue sur la ville

Après l’avoir arpentée, que diriez-vous d’embrasser la ville d’un coup d’œil ? Pour cela, il suffit de gravir les quelque 157 marches de la tour Nord de la Cathédrale Saint-Pierre. L’effort est notable, mais le spectacle gratifiant puisque la plateforme ouvre sur un panorama à 360° sur Genève, le lac et jusqu’aux frontières du canton. Vous pourrez au passage saluer les vénérables cloches de la tour : la Clémence et la Bellerive. S’il vous reste un peu de temps, ne manquez pas la visite de la Chapelle des Macchabées, site archéologique sous la cathédrale, et surtout le musée international de la Réforme qui la jouxte, dont les riches collections sont complétées d’expositions temporaires de premier ordre.

  • Vue depuis la Cathédrale © Vincent Raymond
    Vue depuis la Cathédrale Saint-Pierre © Vincent Raymond
     

19h - Dîner au Café des Banques, une table incontournable de Genève

Il suffit de quelques pas pour retrouver une Genève déjà moins touristique et plus industrieuse. Mais dans la cité de Calvin, le sérieux des affaires peut s’accommoder du plaisir de la bonne chère : le Café des Banques (où officie le chef Yoann Caloué) compte parmi les établissements les plus renommés. S’y retrouve une clientèle d’habitués, de connaisseurs, qui devisent business et prochaines vacances en tête à tête dans la salle, ou bien autour de la table donnant sur la cuisine ouverte. L’ambiance est chic, le service millimétré et l’on a le choix entre des menus dégustation en 4 ou 6 services (120/150 CHF sans les boissons) et la carte.

  • © Café des banques
    © Café des Banques
     

Pour notre visite, après une mise en bouche autour du cerfeuil tubéreux (délicieusement crémeuse, douce et sucrée, et moins capiteuse que le panais), nous avons opté en entrée pour la raviole de plin aux cèpes, comté, vin jaune et cazette, jolie évocation automnale et habile promenade dans les textures, où le palais se trouve agréable réchauffé par l’émulsion de champignons poivrés. Vinrent pour suivre dans la même saisonnalité les gnocchi et truffe noire, potimarron, châtaigne, safran, aussi lumineux dans l’assiette que vivants en bouche. Pour faire honneur aux origines normandes du chef, on enchaîna avec un bar de ligne coquillages, puntarella, celtuce qui ne pouvait dissimuler ses origines marines avant de conclure sur le dessert poire, cassis et marron glacé, le sorbet cassis était à tomber. 6, rue de Hesse 6, Genève.
 

21h30 - Balade sur les quais de Genève au fil du Rhône

Quoi de plus agréable qu’une promenade digestive le long des quais à la vêprée ? On en profite pour traverser le Rhône en empruntant le pont piétonnier de la Machine (le plus ancien de Genève), en prenant le temps de marquer une pause à mi-chemin pour écouter les clapotis des eaux mêlées. Est-ce encore le Léman, est-ce déjà le fleuve qui renaît du lac ? Un kilomètre en aval, à la Jonction, ces flots cristallins seront troublés par la alluvions charriés par l’Arve tout droit descendue du Mont Blanc. Et le Rhône changera de visage avant de franchir la frontière franco-suisse…

Sous la conduite d’un spécialiste, vous fabriquez ainsi étape par étape votre couteau

Jour 2 : Genève entre gastronomie et savoir-faire suisses

 

10h - Victorinox Genève : fabriquer son propre couteau suisse

Connu sous sa livrée rouge frappée d’une croix argentée dans un écu, indispensable compagnons de poche aux innombrables outils et fonctions, pratique et ergonomique, le fameux “couteau de l’armée suisse“ est un emblème helvétique, une icône même ! S’il est toujours produit à Ibach dans le canton de Schwyz, vous pourrez assemblez vous-même votre propre exemplaire (un modèle Spartan avec 12 fonctions dont 2 lames) sur une authentique machine manuelle aux allures d’orgue à couteaux. Pour cela, rendez-vous dans la boutique Victorinox de Genève rue du Marché, après avoir réservé votre rendez-vous par mail ou téléphone.

  • Un couteau-suisse Victorinox © DR
    Un couteau-suisse Victorinox © DR
     

Sous la conduite d’un spécialiste, vous fabriquez ainsi étape par étape votre couteau en choisissant la couleur et la matière de la côte pour davantage de personnalisation (ABS/Cellidor, bois de noyer…) Trente minutes plus tard, votre Spartan est assemblé ! Avant de recevoir un certificat immortalisant votre œuvre, vous pouvez le faire graver à votre nom. Profitez-en pour admirer les vitrines muséales décorant les lieux… ainsi que les nouvelles collections arts de la table et cuisine au sous-sol.

Victorinox
Rue du Marché 2, Genève
Site officiel de l'établissement
 

12h - La Micheline à Genève : la table étoilée d’Andrés Arocena

Avouons-le sans ambages, il s’agit de notre coup de cœur ! Et ce sera le vôtre si vous embarquez pour le voyage proposé par le chef Andrés Arocena à bord de La Micheline, le restaurant gastronomique situé dans le quartier des Eaux-Vives, à proximité de la nouvelle gare. D’emblée, on apprécie la douceur feutrée de cet écrin d’une cinquantaine de couverts sur deux niveaux, aux tonalités chaleureuses et veloutées qui sait conjuguer le raffinement des grandes tables et la convivialité des meilleures adresses bistronomiques.

Parfait en tout point, le service n’est jamais guindé (quel plaisir !) et d’une disponibilité appréciable ; la générosité infuse dans l’atmosphère, faisant écho à l’inventivité malicieuse du maître des lieux. Basque de naissance, Andrés compose une cuisine où l’idée de fusion trouve tout son sens puisque des saveurs du sud-ouest, d’Espagne, voire du Japon, viennent se mêler à celle du Léman dans une éblouissante harmonie qu’il décline au fil de ses menus en 5, 6 ou 7 temps mais également à la carte, où nous avons pioché quelques incontournables lors de notre passage.

  • © La Micheline
    © La Micheline
     

Après une triple mise en bouche façon mignardises salées et jouant sur les textures (olive/bonite/gâteau basque en version salée, donc), nous avons opté pour une entrée aussi programmatique que prometteuse : la terrine de foie gras au piment d’Espelette et à la féra du Léman, chutney de pommes Boskoop au cidre d’Asturies. De prime abord, elle évoque une (belle) part de gâteau avec sa surface élégamment caramélisée et ses différentes couches.

Mais loin d’être une “simple” douceur sucrée, ce plat révèle son exquise ingéniosité puisqu’il parvient à synthétiser toutes les saveurs (pointe d’acidité, petit goût fumé du pain de campagne grillé, légère amertume, umami…), toutes les textures (craquant/croquant, onctuosité, mâche du poisson…), en unissant terre et lac, animal et végétal. Un équilibre parfait dans ces associations génialement choisies : ce n’est pas une entrée, c’est déjà une apothéose.

  • © La Micheline
    © La Micheline
     

Pour suivre, c’est un plat signature qui nous attend : le socarrat de pigeon, aïoli à la sauce hoisin, shimeji acidulés. Servi dans un large plat carré métallique à fond plat, cette préparation joue sur la fameuse réaction chimique de Maillard qui permet la caramélisation d’une fine couche de riz lors de la cuisson de la paella. La dégustation se fait donc en raclant la gamelle pour récupérer un maximum de riz et de sucs, plaisir hautement transgressif et régressif, le palais ravi par la tendreté du pigeon et le contrepoint des champignons façon pickles. Un dernier mot pour saluer l’ultime prouesse du dessert sobrement baptisé Le Cacaa : servi dans une cabosse en porcelaine, il explore toutes les facettes de la divine fève, du sorbet à la pulpe, dans un éventail de saveurs allant de la douceur réconfortante à des notes acidulées. Le restaurant 1 étoile Michelin est sur de bons rails pour en ajouter de nouvelles.

La Micheline
3, avenue de la Gare des Eaux-Vives, Genève
Site officiel de l'établissement
 

14h15 - Visiter le musée Patek Philippe, l’adresse incontournable des amateurs d’horlogerie

Les agapes achevées, faisons un pas de côté pour plonger dans l’excellence, horlogère, en partant à la découverte du musée Patek Philippe, l'un des plus beaux musées de Genève à visiter. Constitué à l’initiative de Philippe Stern, le président d’honneur de la manufacture, cet ensemble hors du commun réunit plus de 2500 pièces (montres, automates…) dont naturellement un très représentatif tour d’horizon des créations de la marque genevoise fondée en 1839. Les amateurs de mouvements à (grandes) complications et de raffinement seront fascinés par l’ingéniosité déployée siècle après siècle pour mesurer le temps tout en l’embellissant. Hommage aux chefs-d’œuvre de l’horlogerie, ce musée célèbre aussi l’art de ces magiciens qui les assemblent, composent, entretiennent et restaurent en présentant une remarquable collection d’outils anciens ainsi que d’établis. Prenez le temps de les admirer.

  • © Musée Patek Philippe
    © Musée Patek Philippe


Musée Patek Philippe
7, rue des Vieux-Grenadiers, Genève
Site officiel de l'établissement

Quinze minutes plus tard, on récupère son chef-d’œuvre que l’on peut emballer et orner d’un joli ruban

16h15 - Créer sa tablette de chocolat chez Favarger

Pour savourer au mieux toutes les notes aromatiques et les flaveurs du chocolat, il est recommandé d’être à jeun depuis au moins deux heures. À l’heure du goûter, vos papilles seront donc aptes à apprécier la quintessence du plus théobrominé des trésors gastronomiques. Un trésor dont la maison Favarger, qui célèbre en 2026 son bicentenaire, vous propose d’explorer la magie dans sa boutique à l’occasion d’une expérience ouverte aux petits et grands : confectionner sa tablette personnalisée (20 CHF). Guidé par un professionnel, on choisit son moule, classique, cœur, lapin… avant de le remplir à la fontaine de chocolat noir ou au lait, hypnotisé par le flux soyeux de ce précieux nectar.

  • © Favarger
    © Favarger
     

On ajoute si on le souhaite des ingrédients/topings selon ses goûts : de la fleur de sel à la pistache en passant par la canneberge, les écorces d’agrumes confites, le riz soufflé ou les micro-cubes de guimauve… Chacun y trouvera de quoi satisfaire son palais. La tablette part ensuite au refroidissement pendant que l’on sirote un délicieux chocolat chaud (inclus dans l’atelier). Quinze minutes plus tard, on récupère son chef-d’œuvre que l’on peut emballer et orner d’un joli ruban. Bonus : le moule étant réutilisable, vous pourrez donc tenter de reproduire vos exploits à la maison. Second bonus : l’accueil particulièrement chaleureux.

Favarger Marché
38, rue du Marché, Genève
Site officiel de l'établissement
 

19h - Dîner aux Armures, l’institution genevoise de la fondue

À ceux qui prétendraient qu’il s’agit d’un cliché, on objectera tradition et terroir gourmand ! La fondue est en effet un mets incontournable suisse, surtout si on la déguste dans sa recette locale : la “moitié-moitié“ qui se prépare, comme son nom l’indique, avec vacherin et gruyère à parts égales. Si vous la savourez dans un établissement patrimonial, le dîner se transforme à présent en célébration culturelle ; c’est le cas au restaurant Les Armures, le plus ancien café de Genève qui jouxte la Maison Tavel, édifice du XIIe siècle, plus ancienne habitation privée de Genève devenue musée d’art et d’histoire.

  • © Les Armures
    © Les Armures
     

Doté de trois salles chaleureuses à l’ambiance typiquement helvétique, le restaurant propose une gastronomie à l’avenant où l’on retrouve la fondue moitié-moitié avec une pointe de Bleuchâtel, la raclette ou la croûte au fromage... Côté vins, vous êtes à la bonne adresse pour savourer les crus genevois : en blanc, le chasselas de Dardagny "Les Hutins" ou le chasselas Vieilles Vignes Clémence "Cave de Genève". S vous préférez le rouge, la cave est également fort bien pourvue. Enfin, pour le dessert, on sacrifiera à la tradition avec la meringue, crème double de la Gruyère. On ne transige jamais avec la tradition.

Les Armures
Rue du Soleil Levant, Genève
Site officiel de l'établissement

 Jour 3 : CERN, lac Léman et incontournables de Genève 


Genève est aussi une ville internationale (elle abrite le siège d'organisations telles que le HCR, l’OIT, l’OMS, le CICR, ainsi que le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge). Elle est aussi une porte sur l’univers autant qu’un port.

8h30 - Visiter le CERN à Genève, aux frontières de l’Univers

Parmi les lieux autant magiques que symboliques méritant une visite, le Cern s’impose. Accessible directement par le tram 18 (terminus Meyrin), ce lieu de science et de recherche à cheval entre la France et la Suisse a été construit pour découvrir les mystères de l’univers en étudiant la physique des particules. Ses bâtiments ne représentent qu’une modeste fraction de ce gigantesque complexe abritant en sous-sol plusieurs accélérateurs/collisionneurs de particules.

  • Le CERN © Vincent Raymond
    Le CERN © Vincent Raymond
     

Lieu de médiation, il propose différentes expositions et surtout des visites guidées édifiantes d’1h30 environ permettant de découvrir l’histoire historico-scientifique du site (au moyen d’un vidéo-mapping très réussi). Elles intègrent un passage à proximité de la salle de commande du détecteur de particule ATLAS où l’on peut assister au travail des chercheurs en temps réel. Enfin, le Cern est aussi ce lieu historique où est né un outil dont nous nous servons chaque jour : le World Wild Web. Attention : compte tenu de la sensibilité du centre de recherche, il faut s’inscrire au préalable en ligne. 

Le CERN
Esplanade des Particules 1, 1217, Genève
Site officiel de l'établissement

13h - Bains des Pâquis : déjeuner au bord du lac Léman

Ce Léman, dont a si souvent longé les rives et contemplé la perspective, profitons-en davantage en allant déjeuner à La Buvette des Bains le long du Quai du Mont-Blanc. Sis face au Jet d’eau, les Bains des Pâquis sont l’un des des spots les plus réputés de Genève pour faire trempette aux beaux jours. D’ailleurs, si le temps s’y prête et si le cœur vous en dit, rien ne vous empêche d’y aller piquer une tête avant le déjeuner. Au menu des agapes méridiennes, les chefs de La Buvette du Bains concoctent un plat du jour amoureux des produits locaux et de saison, variant quotidiennement et existant toujours en version végétarienne : on ne peut que trouver son bonheur. Mais il est également possible de se régaler d’assiettes froides copieuses (salades, charcuteries de pays, fromages, salaisons, fruits de mer, fromages à picorer, soupe) ou d’un succulent dessert. Et si vraiment vous êtes en manque de fondue, La Buvette saura vous réconforter avec sa version au Crémant de Dardagny accompagnée d’une coupette de fruits frais. 

La Buvette des Bains
30, quai du Mont Blanc, Genève
Site officiel de l'établissement

15h50 - Croisière sur le lac Léman 

On ne saurait quitter la ville sans s’offrir un Geneva Tour. D’une durée d’une heure, cette croisière dans la rade de Genève s’effectue à bord du Lavaux ou du Morges, l’un des bateaux de la CGN, la compagnie assurant les traversées du lac. Au cours de votre circumnavigation, un audioguide vous décrira les merveilles à portée de regard : le Jet d’eau, le Jardin anglais, le Palais des Nations… ainsi que leur histoire et de nombreuses anecdotes. L’embarcadère se trouve sur la quai du Mont-Blanc. Crème solaire recommandée.

  • © Vincent Raymond
    © Vincent Raymond


18h29 - Départ de Genève Cornavin

Vous avez largement le temps de flâner un peu avant de récupérer vos bagages à l’hôtel et d’aller à la gare. À moins que l’envie de prolonger encore un peu le séjour dans un hôtel de charme au bord du lac vous titille ? Après tout, il reste encore encore un train pour Paris à 20h30. Et le voyage ne dure que 3 petites heures…

Y ALLER

Le séjour propose un week-end à Genève. Au départ de Paris, le train s’avère l’option la plus rapide pour s’y rendre et en repartir. Pour l’aller au départ de Paris Gare de Lyon vers Genève Cornavin (11 trains par jour dont 8 directs par TGV Lyria, comptez 3h10 environ) ; pour le retour au départ de Genève Cornavin vers Paris Gare de Lyon (12 trains par jour dont 8 directs par TGV Lyria, comptez 3h10 environ)

 

S’Y DÉPLACER

Si vous séjournez dans un hébergement à Genève, vous pouvez bénéficier de la Geneva Transport Card en version digitale permettant d’emprunter de manière gratuite et illimitée le réseau genevois des transports publics bus/tram (TPG), train (CFF) et bateau (Mouettes genevoises). Elle se reçoit par mail 24h avant l’arrivée pour être immédiatement utilisée.

Le Geneva City Pass (de 30 à 65CHF, valable 24, 48 ou 72h avec ou sans les transports inclus) est quant à lui un passeport touristique très avantageux offrant l’accès gratuit ou à prix réduit à 60 activités sélectionnées (musées,, croisières sur le lac, visites guidées, rafting…)

Indispensable pour tous les amateurs de chocolat désireux de tester les plus belles enseignes de Genève, le Choco Pass Geneva permet de bénéficier de dégustations (ballotin, boisson, bonbon etc.) auprès des chocolatiers partenaires ainsi que d’un bon de réduction. Il existe en deux versions : Discovery (valable 24h dès la première utilisation et auprès 5 chocolatiers, 40CHF dont un bon de 10CHF) ou Unlimited (valable 48h dès la première utilisation, 75CHF dont un bon de 20CHF). Au gré de nos balades, nous avons testé et validé : Guillaume Bichet, Favarger, La Bonbonnière, DuRhône et Sweetzerland.

Plus d’information sur le site de l'office du tourisme.

« L’abus d’alcool est dangereux. Pour votre santé, consommez avec modération. »

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