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On a testé le club japonisant EKO : nos 5 raisons d’y aller

Mathieu Belay, Le mardi 17 février 2015
A l'intérieur d'EKO, le club électro japonisant de la capitale
Ambiance japonisante à l'intérieur d'EKO, le club électro qui cartonne depuis quelques mois.
Ouvert discrètement depuis l’automne, EKO est l’un des petits derniers de la bouillonnante scène clubbing électro parisienne. On a testé ce lieu hybride, mi-lounge, mi-club qui cartonne auprès d’un public branché et connaisseur.

C’est à l’équipe de Die Nacht et Blank que l’on doit ce nouveau club du Sentier installé à deux pas du Rex et du Social Club. Le collectif qui a œuvré avec beaucoup succès pour le développement de la scène techno dans la capitale ces dernières années prend un peu de recul par rapport à l’organisation de raves géantes au profit de ce club sédentaire, sophistiqué et définitivement plus adulte.

Après avoir passé une nuit là-bas, de l’ouverture à la fermeture (ou presque), on résume les 5 raisons d’aller faire la fête à EKO :

#1. On y fait la fête comme à Tokyo

L’inspiration japonaise du club aurait pu être un simple gimmick, illustré par ces écrans géants diffusant des images des enseignes lumineuses de Shibuya. C’est mal connaître Jérémie Feinblatt et ses acolytes qui ont décidé de pousser le concept jusqu’au bout en installant au sous-sol un karaoké, très populaire parmi les fêtards venus pousser la chansonnette au milieu de la nuit, et même une karaoké box privatisable, pour faire la fête en toute confidentialité avec ses amis, exactement comme au Japon.

D’ici à quelques semaines, on pourra même grignoter avant d’aller danser : un chariot ambulant proposant de la street/finger food japonaise imaginée par le très tendance restaurant Guilo Guilo circulera de 20h à minuit.

#2. On sirote sakés et cocktails, confortablement installés dans un canapé

Particularité du lieu, EKŌ dispose d’un vaste côté bar aux allures de lounge où l’on peut siroter sakés et cocktails (d’inspiration japonaise forcément comme ce très réussi Love Hotel : umeshu, champagne, gin, yuzu), installés dans de confortables canapés design sans avoir à réserver une table ou s’offrir une bouteille.

Idéal pour attaquer la soirée avec style.

#3. On est certains d’y écouter de la bonne musique

Pas de superstars de la house ou de la techno (le Zig Zag et le Showcase sont plus indiqués pour ça) mais la direction artistique d'EKŌ au goût très sur assure chaque semaine une programmation oscillant entre nu-disco, house et techno de grande qualité.

Le name dropping a été mis de côté permettant de se concentrer sur des DJs, probablement moins connus du grand public, mais souvent très talentueux. Un petit coup d’œil aux line-ups des semaines passées permet de confirmer nos dires : Joren, Ewan Pearson, Nick V, Na'Sayah, Satoshi Tomiie, Pete Herbert ou Nôze ont tous joué derrière les platines d'EKŌ ces dernières semaines. Tout comme Jef K, pionnier de la scène électro française (il officiait déjà à l’âge d’or de la french touch) qui a déroulé un impeccable set deep et tech house pendant notre passage.

#4. On peut danser sans être bousculé

A l’heure où tous les festivals techno parisiens sont systématiquement sold out, où les plus grands clubs de la capitale ont des taux de remplissage dépassant allègrement les 100%, où le public jeune, très (trop ?) enthousiaste n’est pas toujours respectueux de ses camarades de soirée, trouver un dancefloor où l’on puisse danser sans être bousculé relève de la gageure.

C’est le cas à EKO, où le public plus proche de la trentaine que de la vingtaine sait faire la fête avec dignité. Et pour ne rien gâcher, la concentration de (très) jolies filles surprend agréablement dans un univers encore majoritairement masculin.

#5. On entre gratuitement avant minuit

Fait notable : EKO est n’est pas un club cher : entrée gratuite avant minuit, 10€ après. A condition, dans les deux cas, de s’être inscrit préalablement sur le site du club.
Mais attention, l’inscription sur liste ne garantit pas l’entrée. Et EKO ne propose pas de préventes pour conserver la maîtrise de sa clientèle. Mieux vaut donc savoir pourquoi on est là, sous peine de se voir indiquer la direction de la sortie par des physios intraitables.

En conclusion

Bref, beaucoup de bonnes choses pour le club de la rue Saint-Fiacre qui bouscule les codes du clubbing traditionnel et réussit à proposer une alternative cool et stylée aux clubs bien installés du quartier. Il y a certes encore quelques petits réglages à effectuer. On aimerait par exemple que le son soit aussi puissant que dans les réputés clubs tokyoïtes. Que les cocktails soient un peu moins chers. Que l’espace bar soit encore mieux agencé (c'est en cours). Ou que le système de liste à l’entrée soit mieux rodé.

Mais n’oublions pas qu’avec à peine 4 mois d’existence, EKO a encore tout le temps de s’améliorer.
 

Pratique

EKO - Japanese Club, Sake Bar

14 rue Saint-Fiacre – Paris 2ème

Ouvert les vendredi et samedi de 22h à 6h
Privatisation possible en semaine

Site Webhttp://www.ekoclub.fr

Crédit image : EKO