La rédaction Yonder, Le mardi 31 décembre 2019
Restaurants

Paris : les 50 nouveaux restaurants qu'il ne fallait pas rater en 2019

Le dernier jour de 2019 marque aussi celui du bilan. On retrace l'année gastronomique parisienne à travers les ouvertures de restaurants les plus marquantes des douze derniers mois. Au menu, 15 tables coup de cœur et 35 adresses listées par arrondissement.
  • Marso & co – Tomy Gousset © Caspar Miskin
    Marso & co – Tomy Gousset © Caspar Miskin
  • Rooster par Frédéric Duca © Julie Limont
    Rooster par Frédéric Duca © Julie Limont
  • Pavyllon – Ÿannick Alléno © VERONESE
    Pavyllon – Ÿannick Alléno © VERONESE
  • Cheval d'Or – Taku Sekine © YONDER.fr
    Cheval d'Or – Taku Sekine © YONDER.fr
  • Origines – Julien Boscus © Pierre-Lucet Penato
    Origines – Julien Boscus © Pierre-Lucet Penato

Ce qu'il faut savoir avant de découvrir notre bilan annuel :

  • La sélection se compose en deux parties : 15 tables coups de cœur puis 35 adresses supplémentaires listées par arrondissement ; 
  • Toutes les tables recommandées ont été testées et approuvées par la rédaction, à l'exception de celles distinguées par la mention « Sélectionné par YONDER » ;
  • Nos critères de choix (identiques à ceux de l'édition 2018) : la qualité de la cuisine à proprement parler mais aussi l'expérience dans son ensemble (atmosphère, décor, service, carte des vins...), le rapport qualité-prix et enfin, l'originalité des concepts.

Note : les textes sont une compilation partielle de tous nos articles publiés en 2019. Les liens vers les articles originaux sont systématiquent indiqués.
 

Les 15 tables coup de cœur de 2019

1. Shabour (Paris 2e) : la sensation des créateurs de Balagan

Qui ? Le serial chef israélien Assaf Granit à qui l’on doit l’excellent Balagan à Paris et de multiples restaurants à Jérusalem et Londres. Il est entouré de ses complices habituels : Dan Yosha, Uri Navon et Tomer Lanzman.

Pourquoi on réserve ? Il s’agissait d’une des ouvertures les plus attendues de la rentrée, Shabour ayant réussi à entretenir le mystère jusqu’au dernier moment ! Lorsqu’on pénètre dans l’antre de pierres brutes, l’effet est saisissant : l’imposant comptoir de marbre, autour duquel prennent place une trentaine convives, enveloppe une cuisine centrale éclairée à la bougie, où officient à vue le chef et son équipe. Atmosphère électrique, bande-son éclectique aux sonorités classico-yiddish et des assiettes, aussi sophistiquées qu'inventives, servies directement par ceux qui les confectionnent. « J’ai toujours voulu ouvrir une table intimiste […] pour pouvoir être en mesure de contrôler l’expérience de chaque invité jusque dans ses moindres détails » confirme Assaf Granit. Un vrai succès, sur la forme comme sur le fond, pour cette adresse ambitionnant d'établir un « pont entre Jérusalem et Paris ».

  • Shabour Paris © DR
    Shabour © DR
 
Bon à savoir ? Buzz oblige, Shabour est encore l’une des tables les plus difficiles à booker du moment. Prenez votre mal en patience pour réserver (en ligne ou au téléphone, ouverture du calendrier six semaines à l’avance).
 
19 Rue Saint-Sauveur, Paris 2e // Informations et réservations sur le site Web de Shabour
 
Retrouvez ici notre article consacré à Shabour.

 

2. Pavyllon (Paris 8e) : le luxueux comptoir gastronomique de Yannick Alléno

Qui ? Yannick Alléno inaugure une troisième table au sein de son vaisseau amiral parisien, le Pavillon Ledoyen.

Pourquoi on réserve ? Avec Pavyllon, Alléno boucle la boucle en faisant la jonction entre son grand restaurant (Alléno Paris, 3* Michelin) et son comptoir à sushis (L'Abysse, 1*). Comptoir de 15 mètres de long sur 95 cm de large, vue imprenable sur la cuisine où s’affaire une brigade de douze cuisinier, tabourets ultra confortables et baies vitrées ouvertes sur les jardins des Champs-Élysées, le lieu s’impose d'emblée comme la Rolls des comptoirs gastronomiques.

Sur le fond, on retrouve la patte Alléno : une cuisine personnelle, audacieuse et profondément actuelle, ayant toujours un pied dans la tradition française. La palette technique du chef (extraction à froid, fermentation, maturation) est mise au service d’une myriade d’assiettes — une trentaine de propositions au total — au caractère bien trempé, toutes aussi alléchantes les unes que les autres. Cette créativité de haute volée devrait permettre à Pavyllon de boxer dans la catégorie des deux étoiles Michelin.

  • Pavyllon par Yannick Alléno - Pavillon Ledoyen © YONDER.fr
  • Pavyllon par Yannick Alléno - Pavillon Ledoyen © VERONESE

 

Bon à savoir ? Débarrassé du décorum du trois-étoiles, Pavyllon n’en reste pas moins un restaurant de luxe. Avec les prix qui vont de pair (difficile de s'en tirer à moins de 150€ par tête).

8 Avenue Dutuit Paris 8e // Informations et réservations sur le site Web du Pavillon Ledoyen

Retrouvez ici notre article consacré à Pavyllon.

 

3. Cheval d'Or (Paris 19e) : la cantine franco-asiatique de Taku Sekine

Qui ? Si Cheval d’Or a gardé le nom et la devanture, aussi typiques que kitsch du restaurant chinois l’ayant précédé, c’est bien Taku Sekine qui est aux commandes. Le chef de Dersou (meilleure table du Fooding 2016) remet le couvert dans le 19e. Il est associé au restaurateur Florent Ciccoli, (Jones, Les Pères Populaires, Café du Coin, Au Passage…).

Pourquoi on réserve ? Exit le menu carte blanche, l’audacieux pairing mets-cocktails et les additions salées de Dersou, place à une « cantine franco-asiatique » où l’on se délecte d’assiettes issues d’une carte réjouissante, classée par modes de cuisson multipliant les références et clins d’œil aux cuisines d’Asie. Principales sources d’inspiration ? La Chine et ses déclinaisons régionales (cantonaise, hongkongaise, etc.) mais aussi le Vietnam, le Japon ou la Corée dont certains plats emblématiques (ramen, lo mai gai, baos, etc.) sont réinterprétés avec tout le talent du chef. Les puristes crieront à la trahison, les autres se réjouiront.

  • Cheval d’Or – Taku Sekine © YONDER.fr
    Cheval d'Or © YONDER.fr

 

Bon à savoir ? Si Cheval d'Or est pris d’assaut, il est possible d’y dîner sur un coup de tête. De nombreuses places au comptoir sont disponibles sur la base du premier arrivé, premier servi. Pour être assis en salle, une réservation — très en avance — est impérative. 

21 Rue de la Villette, Paris 19e // Informations et réservations sur le site Web de Cheval d'Or

Retrouvez ici notre article consacré à Cheval d'Or.

 

4. Maison (Paris 11e) : le restaurant gastronomique repensé par Sota Atsumi

Qui ? Sota Atsumi, ex du Clown Bar où il s’est forgé la réputation d’être l’un des chefs les plus créatifs de sa génération. Il a notamment été adoublé par le New York Times qui lui a consacré plusieurs articles.

Pourquoi on réserve ? Pour l’originalité du projet : une « maison » sur deux niveaux spectaculairement transformée en refuge gastronomique des temps modernes avec sa cuisine ouverte, sa table d’hôtes surdimensionnée et son logo dessiné par David Lynch. Ici, en plein cœur du 11e arrondissement, Sota Atsumi ne cache pas sa volonté de s’éloigner de l’univers bistronomique qui l'a fait connaître pour mieux renouer avec ce qui fait l’essence d’un grand restaurant : atmosphère feutrée, service soigné, assiettes sophistiquées.

Si la cuisine — parfois trop alambiquée dans sa construction et un brin convenue dans les associations saveurs — n’a pas encore la spontanéité et l’explosivité que l’on prêtait à Sota Atsumi jusqu’à présent, le lieu, ambitieux par nature, a le potentiel pour s’affirmer comme l’une des tables qui va compter à Paris dans les prochaines années. Notre pronostic ? Une première étoile dans le guide Michelin 2020.

  • Maison par Sota Atsumi © DR
    Maison par Sota Atsumi © DR

 

Bon à savoir ? Les réservations — en ligne uniquement — ouvrent deux mois à l’avance. Si la période d’emballement médiatique post-ouverture est désormais derrière nous, il reste recommandé de réserver au moins trois semaines à l’avance pour le dîner, deux pour le déjeuner.

3 Rue Saint-Hubert, Paris 11e // Informations et réservations sur le site Web de Maison

Retrouvez ici notre article consacré à Maison de Sota Atsumi.

 

5. La Scène (Paris 8e) : acte II pour Stéphanie Le Quellec

Qui ? La cheffe doublement étoilée Stéphanie Le Quellec. L’ancienne du George V, vainqueure de la deuxième édition de Top Chef a décroché le second macaron tant attendu à La Scène au Prince de Galles, seulement quelques semaines avant qu’il ne ferme définitivement ses portes [en février 2019, NDLR].

Pourquoi on réserve ? Sept mois. C’est le temps qu’il aura fallu à Stéphanie Le Quellec pour faire son retour. Exit le cadre fastueux du Prince de Galles, place à une adresse flambant neuve ouvert dans une ancienne galerie de l’avenue Matignon. Certes, le restaurant gastronomique, désormais installé au niveau –1, a perdu en ampleur mais le décor signé du duo parisien Toro & Liautard a indéniablement de l’allure. D’autant qu’il a su en conserver l’une des pièces maîtresses : sa rutilante cuisine ouverte. Quant à l’assiette, elle est toujours aussi aboutie. Puisant son inspiration dans le « répertoire » classique, la cuisine de la cheffe est une interprétation brillante de ce qu’est aujourd’hui la grande cuisine française. Inutile de vous préciser que la table — qui devrait logiquement retrouver ses deux étoiles dès 2020 — fait déjà le plein, midi et soir.

  • La Scène – Stéphanie Le Quellec © Benoit Linero
    La Scène – Stéphanie Le Quellec © Benoit Linero

 

Bon à savoir ? On trouve à l’étage un coin brasserie, qui propose chaque jour un menu du jour à 29/39€. Le soir, le même espace fait office de bar à cocktails assorti d’une carte de finger food.

32 Avenue Matignon, Paris 8e // Informations et réservations sur le site Web de La Scène – Stéphanie Le Quellec

Retrouvez ici notre article consacré à La Scène de Stéphanie Le Quellec et le récit de l'ouverture du nouveau restaurant par la cheffe.

 

6. Le Maquis (Paris 18e) : la meilleure surprise de l'année

Qui ? Un trio de choc aux CV hautement bistronomes : Paul Boudier et Albert Touton — passés par les cuisines du Chateaubriand, du Verre Volé et des Deux Amis — sont associés à Salvatore Rotiroti de la pizzeria Il Brigante.

Pourquoi on réserve ? C'est LE bistrot qui a remporté tous les suffrages cette année. Fooding d’amour Guide 2020, « Best New Bistro » à Paris devant Cheval d'Or et Cuisine (toujours pour Le Fooding dans le cadre de sa nouvelle remise de prix internationaux), critiques élogieuses de la fine fleur des chroniqueurs gastronomiques parisiens (Emmanuel Rubin, François-Régis Gaudry...), mentions dithyrambiques dans les guides, impossible de passer à côté du Maquis. Un engouement auquel on s'associe volontiers tant le lieu enchante avec sa cuisine bistrotière percutante (truite façon gravlax à la roquette et œufs de saumon ; bonite grillée, chou rouge, lard colonata et sauce marchand de vin ; dorade entière aux cèpes, noix légèrement torréfiées et sauce yaourt… à l’huître), son service cajolant et la simplicité de son décor de troquet à l'ancienne (chaises Baumann, banquettes en cuir rouge, carrelage d’époque).

Bon à savoir ? Si la carte des vins à l’ardoise comporte déjà de belles références natures (avec des domaines aussi alléchants que Belluard en Savoie), ne pas hésiter à demander quels trésors se cachent à la cave. Cuvée Selves de Nicolas Carmarans, vino bianco de chez Dinavolo ou macération orange de chez Brandt parleront aux connaisseurs.

3 Rue Saint-Hubert, Paris 11e // Informations le site Web du Maquis

 

7. Marso & co (Paris 13e) : le bistrot méditerranéen de Tomy Gousset

Qui ? Tomy Gousset. Étoilé depuis début 2019, il déjà auteur de deux tables enthousiasmantes : son flagship Tomy&co dans le 7e et Hugo&co, son bistrot world food de la rue Monge.

Pourquoi on réserve ? Pour son troisième restaurant Rive Gauche, dans le très tranquille 13e arrondissement, Tomy Gousset s’attaque à un gros morceau, la, ou plutôt les cuisines méditerranéennes. Si l’idée n’est pas nouvelle (au Brach ou chez Malro), il est difficile de rivaliser avec le talent du chef formé auprès des plus grands (Alain Solivérès, Yannick Alléno, Daniel Boulud) pour twister avec une même aisance les spécialités levantines, les pasta comme en Italie, les classiques portugais et les plats marocains. Et comme toujours avec Tomy Gousset, la forme (le dressage) est aussi soignée que le fond (les saveurs). Imparable.

  • Marso & co © Caspar Miskin
  • Marso & co © YONDER.fr

 

Bon à savoir ? Comme chez Hugo&co, on retrouve un petit comptoir surplombant la cuisine ouverte. Idéal pour manger en solo comme en duo.

16 Rue Vulpian, Paris 13e // Informations le site Web de Marso & co

Retrouvez ici notre article consacré à Marso & co.

 

8. Rooster par Frédéric Duca (Paris 17e) : le repaire food des Batignolles

Qui ? Le chef marseillais Frédéric Duca, remarqué il y a quelques années pour son restaurant étoilé Instant d’Or. Il est de retour dans la capitale après s’être expatrié à New York.

Pourquoi on réserve ? Aux Batignolles, l’ancien élève de Gérald Passédat ou Hélène Darroze a dévoilé Rooster en tout début d'année. Pour le cuisinier qui aspire à mêler ses origines sudistes et ses expériences parisiano-new-yorkaises, le challenge est relevé. À l’élégant décor de bistrot contemporain — façade d’angle vitrée, grand comptoir au marbre, cuisine ouverte, éclairage léché et mobilier design — s’ajoutent des assiettes aux accents méditerranéens aussi harmonieuses qu'incisives : tartare de veau, bergamote/estragon, couteaux, ricotta fumée ou grande cocotte à partager à deux (agneau, artichauts, épeautre, condiment romarin/anchois/vinaigre). Un grand bistrot de chef.

  • Rooster par Frédéric Duca © YONDER.fr
     Rooster par Frédéric Duca © YONDER.fr

 

Bon à savoir ? La carte des cocktails est signée de l’incontournable spécialiste du genre Amaury Guyot (Sherry ButtDersou).

137 Rue Cardinet, Paris 17e // Informations le site Web de Rooster par Frédéric Duca

Retrouvez ici notre article consacré à Rooster par Frédéric Duca.

Réservez cet hôtel gratuitement et immédiatement en ligne !

 

9. Piero TT (Paris 7e) : la trattoria chic de Pierre Gagnaire

Qui ? Le chef multi-étoilé Pierre Gagnaire. Il a ouvert en lieu et place de Gaya Rive Gauche (parti rue de Saint-Simon) son troisième restaurant parisien, une trattoria chic où il est entouré d’une équipe 100% italienne, à la tête de laquelle on retrouve le jeune chef sicilien Ivan Ferrara (ex Enoteca Pinchiorri, 3* Michelin à Florence).

Pourquoi on réserve ? Quand le talent de grands chefs se met au service d’une cuisine d’évidence, le résultat ne peut qu’être qu'à la hauteur. Pierre Gagnaire, Ivan Ferrara et le reste de l’équipe italienne de Piero TT — concept déjà éprouvé au sein du palace alpin Les Airelles à Courchevel — relèvent avec brio le défi d’ouvrir une authentique trattoria au cœur de Paris. Entre grands classiques, réinterprétations subtiles et créations maison, le restaurant parvient à trouver l’équilibre parfait entre simplicité des recettes et exigence gastronomique (sourcing des produits, finesse de l'exécution, sens du détail).

  • Piero TT par Pierre Gagnaire (Paris) © YONDER.fr
    Piero TT © YONDER.fr

 

Bon à savoir ? Très belle carte de vins italiens, en particulier parmi les rouges. Les amateurs de grands vins piémontais pourront retrouver huit références de Barbaresco et Barolo.

44 Rue du Bac, Paris 7e // Informations et réservations sur le site Web de Piero TT

Retrouvez ici notre article consacré à Piero TT.

 

10. Fleur de Pavé (Paris 2e) : le retour gagnant de Sylvain Sendra

Qui ? En décembre 2017, Sylvain Sendra mettait fin à l’aventure étoilé d'Itinéraires, après près d'une décennie passée rue de Pontoise dans le 5(le lieu est désormais occupé par Baieta de Julia Sedefdjian). Dix-huit mois et quelques voyages (Pérou, Japon, Thaïlande, Liban) plus tard, revoici le chef en plein cœur de la capitale.

Pourquoi on réserve ? À deux pas de la Bourse et du Sentier, le nouveau restaurant de Sylvain Sendra affiche 45 couverts — atmosphère bistrot chic en bas avec cuisine ouverte et comptoir, plus formelle en haut — et propose une cuisine aboutie, délicate sans être chichiteuse, aux influences foisonnantes. Le chou-fleur se pare de vanille en guise d'amuse-bouche, la courge Kabocha du maraîcher japonais Asafumi Yamashita impose sa gourmandise pleine de réconfort alors que la généreuse lotte (servie rôtie et escortée d'oreilles de cochon, taboulé aux herbes, sauce au vin rouge) fait voyager entre la vallée du Rhône et le Liban.

  • Fleur de Pavé (Paris) © DR
    Fleur de Pavé © DR

 

Bon à savoir ? Menu déjeuner en quatre services à 45€, dominé par le végétal sans pour autant être végétarien (le plat est généralement construit autour d'une protéine animale).

5 Rue Paul Lelong, Paris 2e // Informations et réservations sur le site Web de Fleur de Pavé

 

11. Origines (Paris 8e) : l'élégante cuisine de Julien Boscus

Qui ? Originaire de l’Aveyron Julien Boscus, était jusqu'alors aux commandes du restaurant Les Climats (Paris 7eme, une étoile Michelin). Il a fait ses armes auprès des plus grands (Marc Meneau, Frédéric Anton, Yannick Alléno, Pierre Gagnaire...).

Pourquoi on réserve ? C’est le restaurant anti show off par excellence. À une époque où les restaurants rivalisent d’inventivité pour accoucher de nouveaux concepts, Julien Boscus mise sur la sobriété pour son premier restaurant ouvert à deux pas des Champs-Élysées. Au programme, une carte ultra courte (pas plus de trois choix pour les entrées, plats et desserts à la carte), des ingrédients sourcés avec soin, un décor épuré imaginé par Caroline Tissier (OKALa Maison d’à Côté,…) et, surtout des assiettes d’une justesse épatante. Les harmonies de saveurs sont subtiles. La technique, irréprochable, se fait discrète, sachant s’effacer derrière les beaux produits utilisés. Sans ostentation, mais avec une élégance certaine, Julien Boscus devrait rapidement décrocher une première étoile en son nom.

  • Origines – Julien Boscus © YONDER.fr
    Restaurant Origines © YONDER.fr

 

6 Rue de Ponthieu, Paris 8e // Informations et réservations sur le site Web du Restaurant Origines

Retrouvez ici notre article consacré à Origines.

 

12. COYA Paris (Paris 7e): le concept péruviano-branché débarque à Beaupassage

Qui ? L’enseigne festive de cuisine d’inspiration péruvienne COYA, déjà présente à Londres — c'est une institution à Mayfair —, Monte-Carlo, Dubai, Abu Dhabi et bientôt à Mykonos.

Pourquoi on réserve ? Après MANKO par Gastón Acurio, c’est au tour de COYA de poser ses valises dans la capitale. Depuis septembre, l'enseigne a investi une ancienne chapelle du 7e arrondissement (700 msur deux niveaux), ajoutant une touche d’exotisme et de bling au casting franco-français de Beaupassage (Alléno, Anne-Sophie Pic, Pierre Hermé, Thierry Marx…). Si l’on peut ne pas adhérer à la philosophie, que d’aucuns trouveront clinquant ou décalé avec l’esprit de la Rive Gauche —, impossible de ne pas reconnaître les qualités du lieu. Au menu ? Décor chiadé, théâtralisation du service (le guacamole est préparé et servi à table devant les convives) et cuisine ultra efficace, entre classiques du répertoire péruvien (ceviches, tiraditos), influences cosmopolites (panaméricaines, asiatiques) et touches fusion pour satisfaire les appétits d’une clientèle globalisée.

  • COYA Paris © David Griffen Photography
    COYA Paris © David Griffen Photography

 

Bon à savoir ? Le Pisco Bar & Lounge (cocktails à partir de pisco et mezcal, bande-son dans l’esprit du HEART Ibiza) est the place to be pour un verre avant ou après le dîner.

83-85 Rue du Bac, Paris 7e // Informations et réservations sur le site Web de COYA Paris

Retrouvez ici notre article consacré à COYA Paris.

 

13. Contraste (Paris 8e) : séduisant quatre mains, entre terre et mer

Qui ? Le restaurateur Stéphane Manigold à qui l’on devait déjà Substance (Paris 16e). Désormais bien implanté dans la capitale, il vient de racheter à Michel Rostang les parts de son restaurant doublement étoilé Maison Rostang.

Pourquoi on réserve ? En 2018, Stéphane Manigold signait avec Substance l’une des plus belles ouvertures de l’année, faisant souffler un vent de fraîcheur du côté du Triangle d’or. En 2019, on retrouve le restaurateur du côté de la Madeleine avec une seconde adresse et un concept novateur. En cuisine, ce n’est pas un chef mais deux jeunes talents, Kevin de Porre (ex Kei, Plaza Athénée, Shangri-La Paris) originaire des Pyrénées-Orientales et le Breton Erwan Ledru (ex, Le Meurice, Lasserre, Rech) qui mitonnent signent des assiettes aussi précises que gourmandes, jouant à fond la carte du « contraste » terre-mer. Plus décontracté qu’un gastro, plus élégant qu’un bistrot, Contraste contribue à redéfinir intelligemment la restauration parisienne d'aujourd'hui.

  • Restaurant Contraste, Paris © YONDER.fr
    Contraste © YONDER.fr

 

Bon à savoir ? La carte des vins a été élaborée en collaboration avec Anselme Selosse, des champagnes du même nom. Le domaine Jacques Selosse, fondé en 1949 par son père, est l’un des plus prestigieux du terroir champenois.

Retrouvez ici notre article consacré à Contraste.

18 Rue d'Anjou, Paris 8e // Informations et réservations le site Web de Contraste

 

14. Cuisine (Paris 9e): un bistrot sous influence asiatique

Qui ? Deux trentenaires au CV solide : Takao Inazawa (ex Verre Volé, Benkay) en cuisine, Benoît Simon (ex SeptimeChateaubriand) en salle.

Pourquoi on réserve ? C’est l’un des bistrots qui fait sensation depuis sa reprise l’été dernier par le duo sus-cité. Encensé par Le Fooding, remarqué par le Guide Lebey ou Vogue, l’ancien bar à tapas laisse place à un restaurant de poche au décor vintage léché — les amateurs des 60’s et 70’s apprécieront — où la cuisine bistrotière du chef mélange allègrement produits hexagonaux et influences japonaises.

Les cœurs de canard et œufs de caille sont panés au panko alors que le maquereau de Saint-Guénolé (Finistère), servi entier, est fumé et escorté de daikon, un radis blanc typique des cuisines orientales et d’une sauce ponzu apportant ce qu’il faut d’acidité. Quant au char-siu don, plat cantonais adopté par la cuisine japonaise (bol de riz surmonté de poitrine de porc grillée, œuf, pousses de soja et coriandre), c’est le plat de comfort food idéal pour échapper à la grisaille automnale.

  • Cuisine © Marielle Gaudry
    Cuisine © Marielle Gaudry

 

Bon à savoir ? Carte de vins exclusivement composée de références bio ou naturels.

50 Rue Condorcet, Paris 9e // Informations le site Web de Cuisine

Retrouvez Cuisine dans notre sélection des bonnes tables de l'Est parisien, automne 2019.

 

15. CoCo Paris (Paris 9e) : la table mode du Palais Garnier

Qui ? Le groupe spécialiste des lieux d’exception Paris Society (ex Noctis). Après avoir fait l’événement en 2018 avec les ouvertures de Girafe face à la Tour Eiffel et Perruche au sommet du Printemps Haussmann, le groupe de Laurent de Gourcuff a investi le Palais Garnier.

Pourquoi on réserve ? Nouvelle adresse quintessentiellement parisienne, CoCo est the place to be pour s'attabler à l'Opéra. La cuisine franco-cosmopolite du chef Julien Chicoisne (ex Drugstore d’Eric Frechon) est aussi éclectique que parfaitement maîtrisée dans son registre de brasserie chic : croque-monsieur truffé, tataki, tempuras, salades, langouste snackée, volaille fermière et purée, foie gras poêlé, côte de veau... Mais au-delà de l'assiette, c'est évidemment la situation du restaurant au cœur de l'Opéra Garnier qui en met plein la vue : terrasse parmi les plus belles de Paris et intérieurs opulents pensés pour recréer l’époque d’un Gatsby le Magnifique à la parisienne. 

  • CoCo Paris © Paris Society
    CoCo Paris © Paris Society

 

Bon à savoir ? Ouvert 7j/7, CoCo Paris est aussi ouvert à l’heure du petit-déjeuner (7h à 11h) et de l’afternoon tea (15h à 18h). Idéal pour découvrir la terrasse en évitant l’addition qui grimpe vite à l’heure des repas.

Palais Garnier, 1 Place Jacques Rouché, Paris 9e // Informations et réservations sur le site Web de CoCo Paris

Retrouvez ici notre article consacré à CoCo Paris.

 

Les 35 autres nouvelles tables à retenir

La sélection complète des autres restaurants recommanndés, listés par arrondissement puis par ordre alphabétique. Sauf mention contraire, toutes les adresses ont été testées et approuvées par la rédaction.

Paris 1er

  • On The Bab (18 Rue Thérèse) : arrivée réussie à Paris pour l'enseigne de street food coréenne On The Bab qui cartonne à Londres (4 restaurants) et fera son arrivée à Séoul en 2020 ! C'est nécessairement formaté (le décor, la carte...) mais les goûts sont au rendez-vous : les classiques (bibimbaps, hot pots, KFC pour Korean Fried Chicken, les variations autour du kimchi,) comme les très efficaces spécialités maison (On The Rice, On The Rolls, On The Buns...) qui jouent sur les saveurs jubilatoires du barbecue coréen.

 

Paris 2e

  • Adar (49 Passage des Panoramas) — Coup de cœur : dans ce repaire de foodies qu'est devenu le passage des Panoramas se cache l'une des plus jolies adresses parisiennes de cuisine israélo-levantine. Aux commandes de ce spot de poche multifacettes (resto, traiteur, épicierie), le chef israélien Tamir Nahmias (ex Maison Troisgros, Astrance, yam'Tcha, Frenchie) remarqué lors de sa résidence chez Fulgurances et à l'Hôtel Voltaire à Arles. Il y mitonne à l'heure du déjeuner (formule à 20€, l'un des meilleurs deals du quartier) une cuisine du marché, fraîche et colorée, goûtue et gourmande qui sonne comme une évidence et promet le meilleur pour la suite.

    Retrouvez Adar dans notre sélection des meilleurs restaurants de l'été 2019.

     
  • Marcore (1 Rue des Panoramas) — Sélectionné par YONDER : c'est peut-être l'une des ouvertures de 2019 les plus importantes que nous n'ayons pas – encore – chroniquée. Pensée par Marc Favier (ex Crillon, Pré Catelan, Thoumieux époque Piège) et sa compagne Aurélie Alary, cette ambitieuse « Maison de cuisine » au décor chaleureux abrite deux espaces distincts à deux pas de la place de la Bourse. Au rez-de-chaussée, le chef met son savoir-faire au service d'assiettes bistronomiques au « rapport qualité-prix imbattable » le midi selon Télérama Sortir alors que l'étage dissimule une discrète table gastronomique, également encensée par la presse et les palais les plus avertis. Il n'est pas du tout exclu que l'on en reparle début 2020.

     
  • Petit Bao (116 Rue Saint-Denis) Mention spéciale : « No Dogs, No Cats, No Rats. Just Shanghainese Cuisine ». Le slogan de ce nouveau spot street food est volontairement provocateur. L’idée ? Se jouer des clichés sur la cuisine chinoise. Avec sa grande cuisine ouverte et sa fresque courant des murs au plafond, le décor réinvente avec style le boui-boui tradi des rues de Shanghai. Car la vraie star ici, c’est bien le xiao long bao fait maison, spécialité emblématique de la mégapole chinoise. Cette raviole vapeur, volontiers considérée comme la « Rolls » des dim sum, se distingue par l’extrême finesse de sa pâte et sa farce au porc délicieusement juteuse, explosive en bouche. En maîtriser l’art de la confection relève de la gageure. Le défi est brillamment relevé par les équipes de Petit Bao.

     
  • Tigermilk (77 Rue d'Aboukir) — Mention spéciale : direction la rue d'Aboukir, en lisière du Sentier et de Montorgueil, pour découvrir Tigermilk, cantine nouvelle génération aux multiples recettes latino-américaines (ceviche, guacamole, tacos, tortillas, nachos, ribs, burger épicé...). La force du concept ? C'est aussi bon qu'abordable (entrées de 3 à 8€, plats de 9 à 12,50€), aussi convivial que confortable (grande bibliothèque et banquette Chesterfield sous la verrière, dans un décor signé Christie Ward (Soho House à New YorkThe Ned). Avec en prime, une sélection de vins à tarifs imbattables : bouteilles de 12 à 21€, champagne Delamotte à 40€ et crus prestigieux (Meursault, etc.) à prix caviste. 

    Bon à savoir ? Seulement six mois après sa première ouverture, Tigermilk s'est déjà dédoublé avec un second restaurant du côté du Canal Saint-Martin, au 37 Quai de Valmy, Paris 10e.
    Retrouvez Tigermilk dans notre sélection des meilleurs restaurants de l'été 2019.

 

Paris 3e

  • Malro (7 Rue Froissart) : nouvelle adresse dans le Haut-Marais pour Denny Imbroisi. L'ancien candidat de Top Chef, patron d’IDA et du chouette bistrot Epoca (Paris 7) y a inauguré en janvier une « néo-brasserie méditerranéenne » à la cuisine consensuelle (pizzas, pâtes, houmous, chakchouka, accras de morue, pièces de viande cuites au charbon de bois argentin...) et au décor léché (design contemporain, bar XXL, grands volumes, lumière naturelle abondante à l'heure du déjeuner). Assiettes bien exécutées et prix raisonnables pour le quartier sont autant d'atouts pour le lieu.

    Retrouvez ici notre article consacré à Malro.

     
  • Le Reflet (11 Rue de Braque) — Mention spéciale cuisine gourmande, sourcing auprès de petits producteurs)et rapport qualité-prix au top (formules à 16€ et 20€ le midi, 30€ le soir) pour cette adresse du Marais pas comme les autres. Après le succès originel du Reflet à Nantes, Flore Lelièvre déploie à Paris son concept de restaurant solidaire. Au Reflet, 75% de l’équipe — salle et cuisine — est en effet constituée de personnes « extraordinaires », atteintes de trisomie 21. La jeune entrepreneuse demontre que le handicap peut être conciliable avec l’entreprise et le rythme intensif de la restauration, à condition d'adopter une approche adaptée (cuissons longues pour éviter le stress du coup de feu, horaires aménagés). Une initiative que l'on ne peut que saluer.

    Retrouvez ici notre article consacré au Reflet Paris.

 

Paris 5e

  • Le Bel Ordinaire Rive Gauche (5 Rue de Bazeilles) — Coup de cœur : sans-faute pour la seconde adresse parisienne du Bel Ordinaire, épicerie responsable (plus de 150 références de produits artisanaux) et cave à manger exigeante. En cuisine, le jeune chef Clément de la Jonquière (ex Les Climats, Porte 12) et la cheffe pâtissière Jin Sun, une pointure (ex Pierre GagnaireLe Clarence) renouvellent quotidiennement ou presque, des assiettes d’une grande justesse, oscillant entre pure gourmandise (Gnocchis, jus de viande, oseille, pain de mie grillé, truffe d’été) et travail d’orfèvre sur le produit (la bonite de Saint-Jean-de-Luz, la canette au sang). Service éminemment sympathique et rapport qualité-prix au top. Que demander de plus ?

    Retrouvez ici notre article consacré au Bel Ordinaire Rive Gauche.

     
  • Chinaski (5 Rue de Bazeilles) — Mention spéciale : coffee-shop (café de barista, cookies, pain perdu, cakes) la journée, Chinaski — hommage à l’alter ego de romans autobiographiques de Charles Bukowski — se transforme en restaurant intimiste le soir venu. Le lieu, imaginé par Amaury Guyot (Sherry Butt, Dersou...) et sa bande, séduit autant par son décor « comme à la maison » que par ses assiettes bistronomiques bien ficelées, habilement mises au point par le jeune Jean-Adrien Buniazet. Son enthousiasme communicatif égaiera le dîner des convives installés à la table d'hôtes faisant face à la cuisine ouverte. Jolie sélection de vins naturels pour arroser le tout.

    Retrouvez ici notre article consacré à Chinaski.

     
  • Solstice (5 Rue de Bazeilles) — Sélectionné par YONDER : aux commandes de cette table gastronomique intimiste, le chef Eric Trochon. Qualifié de « cuisinier inspiré et technicien hors pair » par notre confrère François-Régis Gaudry, ce Meilleur ouvrier de France (MOF 2011) n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il était déjà cofondateur et chef associé de Semilla et Freddy's à Saint-Germain-des-Prés. Fidèle à sa réputation d’artisan dont le talent s’exerce dans l’ombre, c’est dans une relative discrétion qu’il a ouvert ce restaurant cossu (nappes blanches, argenterie, parquet en chêne) qui, selon les premiers retours de clients enthousiastes, a le potentiel pour décrocher une étoile. Un chef qui « mérite bien sa part de lumière » selon L’Express alors que Télérama Sortir évoque une « petite merveille de restaurant ».

 

Paris 6e

  • La Brasserie Lutetia (45 Boulevard Raspail) : quitte à ne pas plaire à tout le monde et à dérouter les anciens habités, le Lutetia a misé sur un concept fort, insufflant une identité tranchée à son vaisseau amiral du boulevard Raspail . La Brasserie Lutetia par réinventée chef triplement étoilé Gérald Passédat (Le Petit Nice à Marseille) se veut « résolument méditerranéenne » et plus particulièrement centrée sur la culture gastronomique phocéenne. Fritto misto (assortiment de poissons, fruits de mer et légumes frits), aïoli à partager, quenelles de crustacés, boulettes de poisson à la marseillaise ou « Bouille Abaisse des Auffes » sont à déguster dans un décor majestueux (180 couverts sur deux niveaux, Sea Bar ouvert sur la cuisine vitrée, patio, terrasse) signé Jean-Michel Wilmotte.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à la Brasserie Lutetia.

     
  • Lapérouse (51 Quai des Grands Augustins) — Sélectionné par YONDER : c’est une table légendaire de la Rive Gauche qui a rouvert ses portes en 2019 sous la houlette de Benjamin Patou, le patron du Moma Group (MANKOFroufrouCréaturesLa GareNOTO…), « tombé amoureux [du restaurant] dès l’instant où il a franchi sa porte pour la première fois » il y a vingt ans. Il « s’était alors juré de l’acquérir » raconte Paris-Match. Pour autant, pas question de tout révolutionner. Restauration à l’identique ou dans l’esprit de l’époque (les origines de Lapérouse remontent à 1766) alors que les clés des cuisines de l’ancien 3-étoiles Michelin (de 1933 à 1968) ont été confiées à Jean-Pierre Vigato, ex patron d’Apicius et fin connaisseur de la grande cuisine française. L’offre sucrée est signée d’autre grand nom en la personne de Christophe Michalak, l’une des stars de la pâtisserie hexagonale.

    Retrouvez Lapérouse dans notre sélection des meilleures tables de l'été 2019.

     
  • Marsan par Hélène Darroze (4 Rue d'Assas) — Sélectionné par YONDER : à peine un an après avoir dévoilé JòiaHélène Darroze donne à sa table gastronomique de la rue d’Assas un second souffle. Désormais baptisé Marsan, en hommage à sa ville natale, Mont-de-Marsan dans les Landes, le restaurant, plus lumineux, révèle d’élégants intérieurs plus en phase avec l’époque, des équipements rutilants et un nouveau concept, centré sur des menus uniques (75 ou 95€ le midi, 175 ou 225€ au dîner), bâtis autour de ses plats signatures et proposés à seulement trente convives. Pour Le Mondela cuisine de la jurée multi-étoilée de Top Chef est « frappante de justesse, généreuse mais pas copieuse, portée par des goûts aussi francs que charmants ».

    Retrouvez Marsan par Hélène Darroze dans notre sélection des meilleures tables de l'été 2019.

 

Paris 7e

  • Le Jules Verne (Tour Eiffel - Avenue Gustave Eiffel) — Sélectionné par YONDER : la mythique table du 2e étage de la Tour Eiffel tourne définitivement la page Ducasse et accueille désormais les équipes de Frédéric Anton. Selon le restaurant, le chef triplement étoilé au Pré Catelan imagine « une cuisine raffinée, au graphisme animé par le Paris du XXe siècle » où les produits nobles sont rois. Quant aux intérieurs aux allures d'écrin d’argent (2,500 feuilles d'or blanc apposées à la main sur les miroirs) ont été repensés par l’architecte libanaise Aline Asmar d’Amman.Si Madame Figaro s'enthousiasme au sujet d'une assiette « époustouflante de clarté et de perfection », la critique culinaire du Monde se montre plus nuancée, évoquant un « service parfait et un cadre enchanteur » mais une « cuisine inégale ».

    Retrouvez le Jules Verne dans notre sélection des meilleures tables de l'été 2019.

 

Paris 8e

  • RAN (8 Rue d'Anjou) : ouverture d’envergure du côté de la Madeleine signée Moma Group (La Gare, CréaturesFroufrouNOTO, Lapérouse, etc.) et Blackcode (Orient Extrême, Kinugawa, The Cod House). Dans un hôtel particulier abritant autrefois les appartements du marquis de La Fayette, RAN mélange cuisine japonaise contemporaine mâtinée d'influences fusion (sans être chez Nobu ou Zuma, on y mange bien), spectaculaire décor signé Tristan Auer (Le CrillonAstair, le Sinner…) et atmosphère festive, la scénographie des lieux ayant été confiée à la même équipe que celle derrière les shows de MANKO, le restaurant-cabaret parisien de Gastón Acurio.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à RAN.

 

Paris 9e

  • Le Coucou Café (14 Rue Bochart de Saron) — Sélectionné par YONDER : derrière ce format hybride (coffee shop à l'anglo-saxonne et restaurant à la française), on retrouve l'équipe de Pantruche, Caillebotte et Belle Maison — tous dans le 9e — accompagnée de la cheffe Pauline Labrousse. Au menu, ouverture 7j/7 (de 8h à 23h en semaine, de 10h à 17h le weekend), fonctionnement sans réservation, évolution de la carte au fil de la journée (petit-déjeuner, déjeuner, goûter et enfin apéro/dîner) avec en filigrane l'exigence culinaire d'un « vrai » restaurant. Télérama Sortir s'enthousiasme au sujet des « plats du jour malins et desserts divins [qui] distillent la bonne humeur » tout comme L'Obs qui fait l'éloge de ce singulier « café gastronomique » .

     
  • Magnà (48 Rue Notre-Dame-de-Lorette) Mention spéciale : carton plein pour les pizzas portafoglio (le terme, signifiant portefeuille en italien, désigne une pizza pliée en quatre et servie dans une feuille de papier alimentaire) et rotolò (roulée) de Magnà. Cet emblème de la street food napolitaine est ici merveilleusement exécuté par Julien Serri qui source les meilleurs produits de la Botte et décline des recettes imparables : la basique Marinara (tomate San Marzano DOP, ail, origan), la revisitée Pimp' my Margherita (tomate napolitaine bio, mozzarella fior di latte, chair à saucisse, parmesan, basilic) ou l'ultra gourmande T'ar'tufa (mozzarella fior di latte, crème tartufata, jambon et copeaux de truffe).

    Bon à savoir ? Magnà a dévoilé deux nouvelles adresses en fin d'année : au 85 Boulevard Richard-Lenoir dans le 11(25 places assises en salle ou au comptoir, terrasse) ainsi qu'à la Gare de Lyon au format kiosque (sous la verrière du Hall 2).

     
  • Pastore (26 Rue Bergère) Mention spéciale : dans cette nouvelle trattoria à la devanture jaune poussin, le chef sicilien Lorenzo Sciabica fait le pari de réconcilier les Parisiens avec une gastronomie transalpine trop souvent sacrifiée sur l’autel de la facilité. Car ici la simplicité n’est pas qu’une posture : murs nus, tables discrètes en marbre blanc, service enjoué nous épargnant la carte italophone… et un menu qui change chaque jour, avec des produits au sourcing irréprochable (notamment une huile d’olive et une ricotta fritte à tomber). Portions généreuses, accords savoureux et cave 200% italienne hissent Pastore au rang des meilleurs bistrots pour italophiles de Paris. Formule déjeuner à 21€ en semaine, assiettes entre 14 et 26€ le soir.

 

Paris 10e

  • L'Avant-Poste (7 Rue de la Fidélité) Mention spéciale : les Résistants (à deux pas de là, rue du Château-d’Eau) persistent et signent avec cette seconde adresse dédiée à leur vision de la cuisine : résolument engagée et écoresponsable. La carte, abordable et renouvelée en permanence, fait la part belle aux circuits courts et aux producteurs locaux, mentionnés explicitement sur le menu et visités préalablement par le trio aux commandes. Le résultat ? Une cuisine bistronomique de bon aloi, que l'on arrose de vins naturels et que l'on déguste dans une salle à manger lumineuse aux influences champêtre. Formule déjeuner du tonner le midi (à 14 et 18,50€) et assiettes — à partager ou non — le soir.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à l'Avant-Poste.

     
  • Brasserie Bellanger (140 Rue du Faubourg Poissonnière) : « faire revivre le secteur de la brasserie typique parisienne », c'est l'ambition de Victor Dubillot et Charly Perez, visiblement inspirés par le succès fulgurant de Big Mamma. Au-delà des recettes classiques réussies, le jeune duo mise sur des produits « bien sourcés », des prix calculés au plus juste (2€ les œufs mayo, 6€ les poireaux-vinaigrettes, 14€ le bourguignon), un décor soigné, un storytelling rôdé ou l'impossibilité de réserver, pour optimiser le remplissage du restaurant et jouer l'effet volume. Au-delà de l'emballage marketing, on reconnaît que l'on y mange beaucoup mieux que dans l’immense majorité des brasseries parisiennes. Et souvent pour la moitié du prix.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à la Brasserie Bellanger.

     
  • Candide (35 Rue de Sambre-et-Meuse) : rien d’ingénu dans cette nouvelle adresse ouverte par le chef britannico-italien Alessandro Candido et Camille Guillaud. L’ancien restaurant de couscous est désormais métamorphosé en bistrot néo-campagnard avec tables en bois massif, lampes chinées en salle et grande rôtissoire en cuisine. À la carte, la « cuisine du marché » mérite le coup de fourchette, avec une vraie habileté à manier la lèchefrite et de la belle cuisson. Dans les verres, si la sélection de vins naturels ennuiera peut-être les puristes, elle a le mérite de mettre tout le monde d’accord.

    Retrouvez Candide dans notre sélection des meilleurs restaurants de l'hiver 2019-2020.

     
  • Early June (19 Rue Jean Poulmarch) Mention spéciale : nul besoin d’attendre les premières chaleurs de juin pour se faufiler dans cette buvette du Canal Saint-Martin, nichée juste derrière l'institution bistrotière qu'est devenu le Verre Volé. Murs blancs délicatement griffés, tables en bois, fleurs discrètes, service aussi détendu qu’attentif et sélection de vins naturels aussi pertinente qu'équilibrée. Et si Early June est davantage un bar à vins qu'un restaurant, le lieu remplit son office de cave à manger sans démériter. À la carte, de petites assiettes désarmantes de simplicité, habile mélange de classique et d’impertinence.
     

  • Grand Café d’Athènes (74 Rue du Faubourg Saint-Denis) : le bistrot grec ouvert l’été dernier par les fondateurs de Filakia attire chaque jour la jeune clientèle branchée de la rue du Faubourg Saint-Denis (Chez Jeannette, Le Syndicat, Mauri7...) dans son écrin stylé signé Studioparisien. À la carte, sans grande surprise, des classiques de la gastronomie hellénique sous forme de mezzés, avec une délicieuse feta affinée recouverte de miel de thym et origan, d’excellents kolokithokeftedes — beignets de courgettes, feta, herbes fraîches — et en plus consistant, des côtelettes d’agneau grillées, couscous choux rouge, carotte, feta, yaourt-sumac, raisin sec gorgé au petimezi. Dans les verres, bonnes références de vins naturels issus des meilleurs terroirs grecs.

    Retrouvez le Grand Café d'Athènes dans notre sélection des meilleurs restaurants de l'hiver 2019-2020.
     

  • Libertino (44 Rue de Paradis) : grand retour dans la capitale pour la team Big Mamma après ses ouvertures nordiste (Lille) et britannique (Londres par deux fois). Format cantine (200 couverts), carte italienne au tropisme romain (en témoignent les réjouissants taglioni cacio e pepe servis directement dans une meule de pecorino romano ou les pizzas à la pâte aussi fine que craquante), plats XXL à commander à l'avance (la burrata d'un kilo !) et décor inspiré par les seventies (on pense à Boogie Nights en découvrant le bar rotatif au –1) sont au programme. Sans oublier LA nouveauté : il est possible de réserver, au déjeuner comme au dîner. À condition de s'armer de patience.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à Libertino.

  • NENI Paris (12 Boulevard de Denain) : en ouvrant face à la Gare du Nord, l'enseigne 25hours en a profité pour importer son concept de restauration NENI imaginé par Haya Molcho et ses fils (Nuriel, Elior, Nadiv et Ilan) à Vienne. Si le restaurant installé au 1er étage du 25hours Terminus Nord ne s'est pas imposé comme LA table israélienne de Paris (avec Balagan, ShabourShouk, Mulko, Tavline, Salatim, Miznon, la concurrence est rude), l'adresse n'en reste pas moins pas recommandable. Le décor chaleureux mélange les influences et les ambiances (coin lounge, grand comptoir en marbre…) alors que la carte, sans révolutionner le genre, se révèle réussie, mélangeant classiques et créations fusion bien senties.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à NENI Paris.
     

  • Pouliche (11 Rue d'Eghien) : Amandine Chaignot, cheffe au parcours exemplaire (Frechon, Piège, Alléno), ex jurée de MasterChef et ancienne patronne des cuisines du presitigieux Rosewood London a donc ouvert cet automne son premier restaurant. Son credo ? Ouvrir une adresse qui lui ressemble, où l’on sert « une cuisine simple, conviviale, et surtout abordable ». Le résultat ? Un lieu charmant (murs écorchés, vieux parquet et briques apparentes, larges fenêtres s’ouvrant sur une jolie cour intérieure végétalisée) doublé d’un bar à cocktails côté rue. Mais côté cuisine, les bonnes intentions peinent, pour le moment, à convaincre. Connaissant le talent de la principale intéressée, on laissera le bénéfice du rodage à Pouliche.

    Retrouvez Pouliche dans notre sélection des meilleurs restaurants de l'hiver 2019-2020 ainsi que notre article sur l'ouverture de Pouliche racontée par Amandine Chaignot.

 

Paris 11e

  • La Casbah (20 Rue de la Forge Royale) — Sélectionné par YONDER : après s'être longuement faite attendre, ce « bistrotsouk joyeux et festif » comme le décrivent ses créateurs (Abdel Alaoui, Mr Ron et Tarek Nini), a fini par ouvrir ses portes en fin d'année dans une ambiance de « maison chic du bled marocain ». Cuisine traditionnelle du Maghreb pimpée, cocktails aux saveurs orientales et fête jusque tard dans la nuit au sous-sol, le pitch est vendeur !

 

Paris 15e

  • Polichinelle (51/53 Quai de Grenelle) — Sélectionné par YONDER : au sein de l’hôtel Yooma Urban Lodge, le duo Christophe Michalak (pâtissier star / Champion du monde 2005 de la discipline) / Steve Burggraf (fondateur de Big Fernand) a inauguré en septembre un nouveau concept dans l’air du temps. Dans la lignée de B.O.U.L.O.M de Julien Duboué, il redonne au buffet ses lettres de noblesse autour d’une cuisine de saison essentiellement végétale, locale et « ultra gourmande » selon les intéressés. Carte de cocktails par une spécialiste du genre (Jennifer Le Néchet, Championne du monde de cocktails 2016), décor contemporain et terrasse avec vue sur la Tour Eiffel complètent le tableau.

 

Paris 16e

  • Daroco 16 (3 Place Clément Ader) : à peine plus d’un an après avoir dévoilé le nouveau Zebra, le duo Giesbert/Ross a revue sa copie. Le concept de brasserie contemporaine — qui n’a jamais su trouver sa clientèle comme l'expliquait un rare article du Monde consacré à l'échec d'un restaurant — laisse place à un second opus de Daroco. Leur trattoria branchée de la rue Vivienne se dédouble donc face à la Maison de la Radio. La chroniqueuse gastronomique Marine Aline (Le Monde toujours) avait étrillé Zebra lors de son ouverture. Elle salue aujourd'hui « la capacité de remise en question de l’équipe [qui] lui a permis de trouver la formule magique »

     
  • La Gare (19 Chaussée de la Muette) : seconde collaboration parisienne entre le chef péruvien superstar Gastón Acurio (50 restaurants dans 12 pays et des millions de followers) et le Moma Group de Benjamin Patou. Fort du succès de MANKO avenue Montaigne, les associés doublent la mise avec une immense brasserie world food au décor hautement instagrammable dans l'ancienne Gare de la Muette. La carte pléthorique ratisse large, des ceviches aux dim sum, de la burrata aux burgers, mais prouve son efficacité grâce à une exécution toujours maîtrisée. En prime ? Une belle terrasse ombragée donnant sur le jardin du Ranelagh.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à La Gare – Les Voyages de Gastón Acurio.

     
  • Mamie par Jean Imbert (35bis Rue Jean de la Fontaine) : coqueluche des médias et des réseaux sociaux, l'ex Top Chef, serait, selon ses détracteurs, plus à l'aise devant l'objectif que derrière les fourneaux. En transformant son restaurant historique du 16e, L’Acajou, en bistrot hommage à sa grand-mère Nicole, 92 ans, il met de côté sa cuisine pour réinterpréter celle d'antan (blanquette de veau, poulet rôti, endive au jambon, filet de bœuf et gratin dauphinois…) et se permet quelques fantaisies côté sucré avec son pote Cédric Grolet. Trop marketé et trop cher ? Certainement un peu des deux mais force est de reconnaître que la promesse initiale est tenue. Et la clientèle transgénérationnelle du quartier en a déjà fait son QG.

    Retrouvez Mamie par Jean Imbert dans notre sélection des meilleurs restaurants de l'été 2019.

 

Paris 17e

  • ANONA (80 Boulevard des Batignolles) : dans un restaurant d’angle lumineux et élégant (marbre, chêne massif, cuivre), Thibaut Spiwack, (ex George V, Alain Senderens, Hôtel Particulier Montmartre) propose une cuisine « responsable et durable », qui se traduit autant dans le choix des produits (circuits courts, produits de saison, locavorisme) que dans la gestion des lieux (réduction au maximum des déchets, électricité verte, absence de plastique, etc.). Dans l’assiette, la créativité du chef fait souvent mouche. S’il y a des points d’amélioration (la cohérence des portions, le service un peu raide, le discours rigide sur les vins naturels), la maîtrise des goûts et l'audace sont indéniables. Une adresse qui ne pourra que se bonifier avec le temps.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à ANONA.

     
  • Petit Gris (67 Rue Rennequin) — Sélectionné par YONDER : à deux pas de la porte de Champerret et de Pereire, Jean-Baptiste Ascione, ex candidat de Top Chef en 2015 et lauréat de la dotation Gault&Millau, a inauguré en septembre ce bistrot dans l'air du temps (tables en bois brut, format tapas et assiettes à partager, vins naturels...). Discret dans la presse, le lieu a pourtant été repéré par les principaux guides gastronomiques (Le Fooding, Gault&Millau, Lebey) qui, malgré des lignes éditoriales distinctes, se montrent tous enthousiastes au sujet de Petit Gris.

 

Paris 19e

  • Yaya Secrétan (33 Avenue Secrétan) Mention spéciale : aux commandes, Juan Arbelaez, l’ex Top Chef que l’on n’arrête plus — 31 ans, et déjà six restos en Île-de-France à l’instar de Vida (Paris 10) ou Froufrou dont il signe la carte — et son acolyte grec Yannis Exarchakisy. Après avoir cartonné du côté de Saint-Ouen, le duo remet le couvert au sein de la Halle Secrétan dans le 19e. Ensemble ils s’approprient et cuisinent « les plats de partage de Néochori-Itomi » : pikilia traditionnel et jolie sélection de mézés pour commencer, plats mijotés ou cuits au feu de bois pour continuer. Le village d'origine du Péloponnèse des frères Chantzios, spécialistes de l’huile d’olive et associés dans l’affaire, a en effet servi d’inspiration à cette cantine aussi décontractée qu'ensoleillée.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à Yaya Secrétan.

 

Paris 20e

  • Petit Navire (85 Rue Julien Lacroix) Coup de cœur : là-haut, sur les hauteurs de Belleville et de son parc, l'ouverture de ce Petit Navire voguant sur des influences bistro-méditerranéennes ne peut que réjouir. Dans un décor aux accents marins — banquettes de bois clair, parquet sombre, couleurs de pavillon maritime — le duo Matthieu Lévy / Lily Hu propose à l’heure du déjeuner un menu minimaliste et lumineux exécuté avec beaucoup de finesse. Le tout est accompagné d’une sélection de vins naturels d’excellente facture.

    Retrouvez ici notre article complet consacré à Petit Navire.
     

Auteurs : Mathieu Belay, Alicia Dorey, Emmanuel Laveran

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